Coupable clémence pour Fabien Barthez", titre Le Figaro, " Tir dévié pour Barthez", ironise Libération, " Impuni!", s´indigne France Soir: la presse fustige à la une samedi la clémence de la commission de discipline qui a infligé trois mois de suspension ferme au gardien de l´OM pour avoir craché sur un arbitre.
Pour L´Equipe, il ne s´agit ni plus ni moins que d´une " affaire d´Etat" puisque " jean-François Lamour, ministre des Sports, s´en est ému, incitant le conseil fédéral à faire appel de son propre jugement!". Ce faisant, analyse l´éditorial, le ministre " a sans doute évité que ce 22 avril 2005 ne soit un +vendredi noir+ pour notre football".
Le quotidien sportif estime en revanche que la commission de discipline de la Fédération française de football s´est " discréditée" et dresse un " constat d´indignité".
" Lamentable, grotesque, scandaleux, risible même si l´affaire n´était pas des plus sérieuses", s´indigne Le Figaro qui note que le gardien des Bleus ne sera privé que de cinq rencontres.
" De ce royaume des hypocrites où un crachat au corps serait moins grave qu´un crachat au visage, où une sanction +aménagée+ ménagerait aussi l´équipe de France, il n´y a plus grand chose à attendre. Sinon une révolution", poursuit le quotidien.
Pour Libération, " ce n´est pas l´arbitrage qui est malade, c´est le foot". Ce crachat " fait déborder la coupe, écrit le quotidien, " et encore plus la mansuétude de la sanction prise contre l´idole".
Le journal énumère " des stars payées comme des nababs" et " autour d´elles, un petit monde de profiteurs et d´aigrefins, voire d´escrocs patentés". Il enchaîne en dénonçant ces " voyous qui braillent des injures racistes et lancent leurs canettes au front des joueurs" et ces " dirigeants qui ferment les yeux et encouragent la désobéissance sportive".
" On a craché sur la justice", lance France Soir qui déplore la tiédeur de la décision: " Tiède comme une justice à deux vitesses. Tiède encore comme l´honneur d´un arbitre bafoué. Tiède enfin comme cette valse d´hypocrisie autour des intérêts des uns et des autres qui, cette fois-là, se sont retrouvés".
Le Parisien/Aujourd´hui en France voit dans la décision de la Commission de discipline " une bourde mémorable qui restera dans les annales du football français". Selon lui, " c´est très clair : s´il y a crachat, et il y a eu crachat ( le joueur le reconnaît lui-même), Barthez ne peut pas écoper de moins de six mois".
" La commission s´est donc trompée, prenant des largesses avec les textes en vigueur", dénonce-t-il.
