:: Le LOSC, direction les seizièmes ! - 07/01/06
Par un scénario invraisemblable, alors que le match semblait se terminer au bout des prolongations, Moussilou délivre les siens (0-1) et offre au LOSC sa qualification pour le tour suivant. Réduits à dix, les Lillois à force de courage et de détermination prouvent une nouvelle fois leur valeur…
Cette saison, le LOSC s’est donné comme objectif d’accrocher une coupe nationale. La coupe de la Ligue s’étant envolée au détriment de Monaco fin décembre, il ne reste plus que la coupe de France à conquérir. Les Dogues ont toutefois hérité d’un tirage difficile avec un déplacement chez les Verts de St Etienne. Un adversaire déjà habitué à recevoir les Lillois puisque les hommes de Claude Puel les ont sorti de la coupe de la Ligue au premier tour, en s’imposant à Geffroy Guichard (0-2). Dante et Franquart figuraient même sur la liste des buteurs du soir. Les deux protagonistes sont une nouvelle fois aligné dans une formation nordiste plutôt remodelée pour l’occasion.
Gygax démarre fort
Pour ce 1/32e de finale, le Chaudron n’affiche pas le plein. Il règne un froid digne des plus fraîches soirées hivernales et la pelouse en pâtit. Heureusement, les Dogues ont décidé de vite se réchauffer par l’intermédiaire de Gygax, omniprésent en début de partie. Le Suisse, buteur samedi dernier, décide de poser le ballon dans la lucarne de Janot des vingt mètres. Le portier s’envole et empêche l’ouverture du score (3’). Le milieu de terrain helvète ne veut pas en rester là. Il envoie Moussilou en orbite d’un superbe extérieur droit. L’attaquant nordiste se débarrasse de son défenseur mais bute sur Janot (5’). Il faut alors un gros quart d’heure pour voir les Verts sortir et sentir plus de fébrilité technique sur un terrain qui se complique au fil du temps. Postiga, la nouvelle recrue stéphanoise, s’affiche alors par sa première tentative, largement au-dessus des cages de Malicki (25’). Puis les Stéphanois obtiennent un coup franc intéressant à l’extrême limite de la surface. Après trois renvois successifs de la défense, Hellebuyck conclut cette bataille par une frappe dévissée (30’). La demi-heure de jeu passée, le rythme s’affaiblit. Hormis les deux avertissements distribués en trois minutes pour Cabaye et Chalmé, aucune opportunité ne se crée. Et à la pause, personne ne peut dire qui des deux équipes prendra le dessus.
Cabaye en moins, les Dogues à dix en prolongations
Au souvenir de l’année passée, le LOSC se fait dangereux sur corner dès le retour des vestiaires. Dante au deuxième poteau est tout près d’allonger suffisamment sa jambe (51’). Chalmé trouve ensuite Franquart dans l’axe sur une transversale précise. Le jeune Espoir français met son pied gauche en action, loin du cadre (55’). L’action suivante montre que l’équilibre s’établit. Feindouno à dix-huit mètres tire instantanément et rate le coche (60’). Postiga lui, bute sur Malicki après quelques dribbles chaloupés et une frappe enchaînée (65’). Ça chauffe dans le Chaudron, mais les Dogues se battent. Sur l’aile droite, Lichtsteiner déboule et d’un coup de tête rageur sert Moussilou, Hognon détourne de justesse (70’). Derrière, le contre est terrible. Feindouno seul devant Malicki choisit le défi au corps à corps et s’effondre. M. Kalt ne bronche pas (71’). On assiste à un véritable match de coupe. Les occasions fleurissent en deuxième période. On ne compte plus les essayeurs : Lichtsteiner (72’), Debuchy (75’), Postiga (78’). Tous butent inlassablement sur les gardiens. Alors, pour envenimer la situation déjà serrée, M. Kalt décide d’exclure Yohan Cabaye très sévèrement pour un deuxième avertissement. Cet homme en noir qui possède les clés du jeu ne fait décidément pas de cadeau au LOSC, le contraire fut-il très surprenant. Qu’importe, les Dogues ne perdent pas courage. L’échange Moussilou-Fauvergue dans la surface inquiète même le portier adverse qui se détend pour capter la balle (90’). Sans concrétiser en coupe, on s’achemine inévitablement en prolongations.
La délivrance Moussilou !
On repart donc pour deux fois quinze minutes supplémentaires. Un ennui quand on connaît le calendrier déjà très chargé du mois de janvier. Les Lillois gardent cependant de la lucidité. Debuchy offre à Fauvergue une superbe opportunité. La tête croisée de l’attaquant Espoirs français frise le montant droit de Janot (101’). En deuxième période de la prolongation, Fauvergue effectue un très bon travail et trouve Lichsteiner excentré sur le flanc droit. Le Suisse s’avance à toute allure et frappe dans le petit filet (110’). Les dernières minutes sont pénibles pour les organismes, surtout pour la formation réduite à dix. Pourtant, l’incroyable se produit ! Alors qu’on arrivait doucement vers les tirs au but, Fauvergue jaillit au devant du dernier défenseur, bute d’abord sur Janot, continue son effort sur l’aile gauche et offre à Moussilou une offrande que l’attaquant nordiste converti de la tête. Quel scénario ! Le LOSC se qualifie ainsi pour les seizièmes de finale de la coupe de France.
Prochaine étape, Troyes-LOSC mercredi soir en championnat.