our de France: Lance Armstrong sonne la charge
COURCHEVEL, Savoie - Lance Armstrong a mis à profit le premier rendez-vous en haute montagne mardi pour écoeurer ses adversaires tandis que l´un des prétendants à sa succession, l´Espagnol Alejandro Valverde, remportait l´étape à Courchevel.
Suivant une stratégie qu´il a appliquée sans jamais faillir depuis 1999, le Texan a éliminé un à un tous ceux qui pouvaient entraver sa quête d´une septième victoire dans le Tour.
Chevaleresque et impressionnant jusqu´au bout, l´Américain offrait même la victoire d´étape au jeune Valverde, présenté comme un futur vainqueur possible de la Grande Boucle.
Au sommet de l´ascension, le Danois Michael Rasmussen prenait la troisième place, après s´être contenté de suivre pour consolider son maillot à pois.
Le coureur de la Rabobank effectue un bond spectaculaire au classement général puisqu´il est désormais deuxième à 38 secondes.
" On savait que la première étape de montagne était très importante. Cela s´est joué à la fin avec Valverde", a commenté Johan Bruyneel, le manager de la Discovery Channel.
" C´était difficile de gagner l´étape mais je pense que la première étape de montagne est souvent une indication de ce qu´il va se passer ensuite. C´était vraiment une très bonne journée".
Le Boss, inquiété dans les Vosges quand il avait été abandonné par tous ses équipiers dans le col de la Schlucht, retrouvait le sourire au moment des bises sur le podium.
L´AVENIR DU CYCLISME
" C´est le premier grand jour de l´équipe Discovery," a précisé le champion US. " L´équipe a été formidable aujoud´hui. Ils ont superbement travaillé au pied du col.
" J´avais de bonnes jambes, mais l´étape revient à Valverde. Tout le monde a vu aujourd´hui que c´était quelqu´un de fort, de rapide et d´intelligent.
" Tout le monde a vu qu´il était l´avenir du cyclisme."
Le compliment, pour justifié qu´il est, sonne comme un camouflet pour tous les autres adversaires du sextuple champion en titre.
Dans la déroute totale que provoquait l´accélération des " DC Boys" au pied de la montée vers Courchevel, seul Ivan Basso limitait les dégâts.
L´Italien de la CSC, décramponné avant l´entrée de la station, terminait cinquième avec un déficit de 1´02" pour pointer désormais en troisième position au général ( 2´40").
En revanche, pour tous les autres, cette étape a pris les allures d´une hécatombe.
L´accélération des Discovery provoquait une terrible sélection par l´arrière puisque Joseba Beloki, Roberto Heras, Iban Mayo et Santiago Botero, attendus dans la montagne, étaient engloutis l´un après l´autre.
Le maillot jaune Jens Voigt était l´un des premiers à lâcher prise, comme prévu, n´étant pas un spécialiste des explications au sommet.
Le Français Christophe Moreau, deuxième au classement général depuis l´étape de Mulhouse, résistait un peu plus avant de céder à son tour.
Mais la grande surprise venait de la terrible défaillance d´Alexandre Vinokourov, présenté comme le principal rival de l´Américain, qui baissait pavillon à un peu plus de 10 kilomètres de l´arrivée.
Le Kazakh franchissait la ligne à plus de cinq minutes.
Son leader Jan Ullrich suivait le même exemple quelques hectomètres plus loin sur une ultime accélération de Yaroslav Popovych.
L´Allemand terminait avec un déficit de 2´14" et reculait à la huitième place au classe à plus de quatre minutes.
Mercredi, la 11e étape conduit le peloton sur le toit du Tour avec le franchissement du col du Galibier à 2.645 mètres après les ascensions de la Madeleine et du Télégraphe.