je sais qu´il ya déjà trop de fic. Je te poste un extrait, tu juges
?H arry Potter et l’ultime combat
Chapitre 1 : L’anniversaire
Sur la lune couraient de sombres nuages ; aussi sombres que l’humeur du jeune homme qui les contemplait depuis la fenêtre ouverte de sa chambre.
Un profond désespoir l’habitait, Harry Potter se sentait le plus isolé qu’il fût possible de l’être devant l’imminence de son 17ème anniversaire.
« Je vais être majeur, et tout le monde s’en moque ! », murmura-t-il, en déglutissant péniblement.
Cet instant qui, pour le commun des Moldus, aurait pu sembler excitant, refroidissait considérablement l’esprit de ce garçon aux cheveux en bataille. Ce soir, il quitterait la seule famille qui l’ait- si mal – accueillie. Pour une fois, sa valise était soigneusement bouclée. Plus aucun grimoire ou parchemin ne traînait sur le sol ; sa chouette – la magnifique Hedwige, blanche comme neige -, dormait sagement dans sa cage.
« J’avais espéré au moins un signe… Quelque chose qui… me parle de vous… cher Dumbledore ! »
Harry essuya une larme furtive d’un revers de doigt sous ses lunettes et se détourna de la fenêtre pour s’asseoir sur ce lit où il ne dormirait plus jamais.
Au loin, un carillon égrena les douze coups de minuit. Lentement, le jeune homme se redressa, saisit sa valise d’une main, de l’autre la cage de l’oiseau qui hulula faiblement sous la secousse. Se dirigeant vers la porte, il posa la cage pour saisir la poignée et s’étonna en voyant celle-ci s’incliner. Sa tante Pétunia, jetant un regard effrayé derrière elle, s’engouffra dans la pièce.
« Harry ! Tu m’en veux, n’est-ce pas ? J’aurais dû, depuis longtemps, te dire… Te témoigner plus… d’affection. Tu as les yeux de Lily, tu le sais sûrement. Je ne l’aimais pas, c’est vrai, parce que… j’étais jalouse ! Elle savait faire tant de chose, et moi pas. Ton oncle a exigé que tout ce qui avait trait à des pouvoirs devait être banni de cette maison. J’ai respecté sa volonté, et je m’en excuse. Il ne faut pas qu’il sache, tiens ! »
Elle fourra un paquet grossièrement emballé dans la main du jeune homme ahuri.
« Ouvre-le quand tu seras à l’abri. Je suppose que tu sais où aller, et… »
Venant d’en bas, une voix tonna :
« Pétunia ! Que fabriques-tu là-haut ? Descends, ton émission favorite va commencer. »
La tante, sursautant en ouvrant des yeux paniqués, étreignit brièvement Harry.
« Prends soin de toi. Si tu as des ennuis, reviens, je m’arrangerai. »
Elle disparut aussi vite qu’elle était venue, laissant Harry complètement déboussolé.
Un instant plus tard, Harry se tenait dans l’entrée du salon où ses parents d’accueil regardaient la télévision en compagnie de l’énorme cousin Dudley avachi sur le divan.
L’entendant arriver, sa tante Pétunia se dressa d’un bond.
« Tu pars… Vraiment ? »
Harry, une boule étrangement dérangeante dans la gorge, se contenta d’opiner.
« Qu’est-ce que tu racontes, Pétunia ? Laisse cette vermine, et rassieds-toi ! »
Levant des yeux embués sur son neveu, Pétunia baissa la tête et retomba sur le divan.
« Bon débarras ! », rit Dudley en se bourrant de chips tout en échangeant un regard de connivence avec son père qui le lui rendit avec un grand sourire.
Harry, haussant brièvement les épaules, se tourna vers la sortie.
Seul, sur le trottoir, Harry s’assit en posant ses bagages à côté de lui. Il sourit tristement à sa chouette qui oscillait un peu sur son perchoir :
« Tu crois que le magicobus arrivera bientôt ? »
Un doux hululement lui répondit sans qu’Hedwige n’ouvrit les yeux. Harry soupira, prêt à prendre son mal en patience. Deux minutes plus tard, le bus à double impériale se matérialisant devant lui, le jeune homme rassembla son paquetage pour se présenter à la porte.
« Harry Potter ! s’exclama le jeune contrôleur boutonneux. Quelle veine ! Vous souvenez-vous de moi ? »
Harry ne pouvait pas ignorer ce garçon qui, par l’inefficacité du ministère, s’était retrouvé à la prison d’Azkaban. Heureusement, ce mauvais moment ne semblait pas avoir affecté sa naturelle bonne humeur.
« Salut, Stan ! Square Grimmaurd, s’il vous plaît. » dit Harry en grimpant.
Il posa sa valise pour chercher la monnaie de sa course qu’il régla avant de se charger et de se diriger vers une banquette acceptable où il se posa. Deux seules personnes employaient la ligne, cette nuit : c’était parfait. Leur jetant un œil vague, Harry tressaillit en avisant une petite boulotte qui somnolait le nez sur son opulente poitrine ; il aurait juré que la fourrure qui lui ornait le sommet du crâne l’avait dévisagé un bref instant. Etait-ce un animal… vivant ? L’homme, par contre, n’éveilla pas sa naturelle curiosité. Nul ne lui prêtant attention, Harry s’installa, et regarda défiler le paysage avec, au cœur, un douloureux pincement. Ernie Danlmur, le chauffeur, n’avait rien perdu de sa spectaculaire façon de conduire. Harry faillit regretter ce moyen de locomotion tant les changements de directions brutaux malmenaient ses entrailles. Après plusieurs « Bang ! » de déplacements vertigineux, il en vint à remercier son oncle de l’avoir, une fois de plus, privé de dîner ce soir-là, et c’est avec soulagement qu’il entendit Stan crier :
« Harry Potter, votre arrêt ! »