Tome 6 : La couverture française en meilleure qualité
Nos confrères de PWO ont publié un scan de la couverture française de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé en plus grande taille et meilleure qualité. Notez que Gallimard n’a pas encore diffusé cette couverture officiellement, mais le dessinateur J.C. Götting a confirmé qu’il s’agissait bien de celle du tome 6.
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http://www.potterworldonline.com/uploads/hp6frenchcover.jpg
Tom Felton plus qu’heureux de jouer dans Harry Potter
Tom Felton qui incarne Drago Malefoy a participé à un concours de pêche aux Etats-Unis. Là-bas il a posé avec des concurrents (Galerie de photos), signé des exemplaires de Harry Potter and the Half-Blood Prince. Lors d’un entretient (2 vidéos disponibles sur cette page) il a déclaré :
“Je continuerai de jouer tant qu’ils me le demandent. Je ne suis pas embêté, c’est juste que ce n’est pas exactement ce à quoi j’aspire. Si ils décident de changer les acteurs, c’est pas grave, si ils veulent faire des choses plus grande et meilleures. Mais tant qu’ils me veulent je suis plus qu’heureux de jouer.”
Interview de John Kenny, ex-éditeur
The International Herald Tribune a interviewé l’un des quatre éditeurs qui ont refusé le premier manuscrit de J.K.R, Harry Potter à l’école des Sorciers . John Kenney, qui n’est désormais plus éditeur, explique pourquoi il a fait ce choix. Difficile de savoir véritablement dans quel état d’esprit se trouve Kenney, qui parle de ce passé d’une manière très détachée et pince-sans-rire...
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“Est-ce que j’ai eu l’occasion d’acheter le script du premier Harry Potter ? Oui. Est-ce que je le regrette ? Pas le moins du monde.
Je me souviens du jour où je l’ai lu. Noël approchait et je venais de terminer un long repas au restaurant. J’étais à la fête car j’avais été nommé « Editeur de l’anné »e par la boîte, et j’étais un peu pompette... [...]
Quand je suis enfin arrivé au bureau, il n’y avait personne [il y avait une fête d’entreprise pour les fêtes de fin d’année]. Sur mon bureau j’ai trouvé une enveloppe jaune. La lettre qui l’accompagnait venait d’un agent dont je n’avais jamais entendu parler, un Britannique. Il disait que le manuscrit était « le prochain grand livre pour enfants », une sorte de « Goodnight Moon » pour préados (ndt : en quelque sorte un conte du soir très célèbre). Ca m’a fait rire. Mon père, ancien éditeur littéraire [...] était passé à côté de Goodnight moon, et nous plaisantions souvent à ce sujet.
Ai-je mentionné que, à la demande expresse du président et du département des ressources humaines, je suis parti en congé, décrété comme hautement nécessaire, et que je travaille désormais dans le Maine dans une poissonerie ? C’est drôle de faire un retour en arrière sur cette période. Et, je dois le préciser, sans le moindre regret. Je me suis toujours considéré comme un dénicheur du « prochain grand succès littéraire » plutôt doué. J’étais réputé pour cela. [...]
En ce moment, ma collègue Rose est assise près de moi. Elle travaille dans la section voisine, chargée de couper les têtes de poisson et d’enlever leurs intestins. Souvent c’est la seule odeur qui m’entourne pendant plusieurs jours.
Mais retournons à nos moutons. J’ai lu les premiers chapitres de ce soi-disant manuscrit et, sincèrement, j’ai trouvé que c’était beaucoup de bavardage.
En février, peut-être mars, de l’année suivante, j’ai reçu un appel de J.K.Rowling elle-même. Elle m’a demandé si j’avais pu lire son manuscrit. Je suis toujours mal à l’aise quand un écrivain débutant m’appelle. Ce sont souvent des gens tristes, seuls, qui ne cherchent pas du tout le profit.
J’ai dit que j’avais beaucoup apprécié son travail, mais qu’il ne correspondait pas à nos attentes pour le moment -aux demandes standard de l’industrie. Il y a eu un silence, et j’ai pensé que ça avait coupé, quand j’ai entendu un rire. « M. Wortham, m’a-t-elle dit avec un léger accent britannique, je vous appellais par simple formalité, afin de vous annoncer que j’ai vendu le livre, à Scholastic, pour.... » Puis ça a coupé. Ou peut-être que c’est moi qui ai raccroché. J’ai oublié.
Ma femme m’a quitté, je vous l’ai dit ?
A table, quelque temps plus tard, j’ai entendu notre chef de département parler du succès du bouquin de Rowling. Alors j’ai dit, avec un frisson, que nous avions eu l’opportunité d’avoir le manuscrit. Il y a eu un long silence. « Patron ? », ai-je lancé, sans savoir pourquoi je l’appelais comme ça alors que personne ne le faisait. « Qu’est-ce que tu as fait ? » a-t-il demandé, la voix légèrement tremblante. « Je peux te parler en privé dans mon bureau ? ».
Evidemment j’étais flatté. Mais mon souvenir de cet entretien est flou.
[...] Maintenant, je suis avec deux ouvriers, Ron et Donald, qui font le même travail que moi, et qui viennent de sortir d’une prison pour jeunes délinquants. Ils se moquent de moi, des fois. Ils me donnent un coup sur la tête, ça fait mal. Ils m’appellent « Book Boy ». Je m’en moque. Vraiment. Je suis là où je le souhaite.
La pause est finie. Il est temps de retourner aux poissons.
( John Kenney vient de terminer son premier roman)