Je vais vous montrer une petite fic sur moi elle ne dure que 1 chapitre mais je trouve qu´elle est quand meme assez bien :
« L’histoire d’un pacte »
Salut ! Je m’appelle Matthieu, Matt pour les intimes, j’ai 17 ans et suis plutôt beau gosse. J’ai la tête ovale et les cheveux noirs, la peau matte, un nez assez banal et les yeux ronds et verts. Les filles disent que j’ai une bouche très sensuelle.
Je suis plutôt décontracté, mais mes parents disent que je suis surtout arrogant. Ma mère me demande de me redresser très fréquemment car je suis toujours courbé, et je suis tout sauf timide.
Je vais vous raconter une histoire des plus dingues, ou du moins, ce dont je me souviens.
C’était il y a environ deux ans. A cette époque, j’abordais les filles au lycée pour essayer, je dis bien essayer, d’avoir un rendez-vous, mais sans succès.
J’ai à peu près tout essayé : les petits mots en classe qui, soit étaient interceptés par le professeur et lus devant toute la classe (la honte suprême!), soit n’arrivaient pas à destination mais dans les mains d’un garçon qui, par malchance, était très réceptif à cette déclaration…. Ça c’était le pire !
J’ai connu les pires humiliations qui existent dans ma courte vie en matière de drague, croyez moi, j’en connais un rayon ! Jusqu’au jour où Elle me remarqua enfin ! On s’était donné rendez-vous à la fin des cours dans le square en face du lycée. C’était le lieu idéal : un petit parc dont les différents chemins mènent à une petite mare bordée d’arbres et de bancs. On ne pouvait faire plus romantique pour un premier rendez-vous. Elle m’attendait devant la mare, observant les cygnes qui s’y baignaient. J’avançais vers elle ayant l’allure d’un champion qui vient chercher son trophée. Mon cœur battait la chamade. Je me suis approché d’elle en fixant son visage pour me donner du courage mais au moment où j’allais la prendre dans mes bras, je me suis senti glisser et là, tout alla très vite ! En une fraction de seconde, je me suis retrouvé sur le ventre, mes mains agrippées à sa jupe qui gisait sur le sol, et la regardant tomber dans la mare, en petite culotte, sans pouvoir faire quoi que ce soit ! Le désastre ! Ma vie amoureuse était désormais complètement foutue !
Les jours qui suivirent furent horribles. Toutes les filles du lycée me regardaient en rigolant, c’était insupportable. C’est à ce moment-là qu’un ami m’a parlé de « Pactiser avec le Diable ». Après tout, je n’avais plus rien à perdre, j’étais prêt à tout.
Le soir même, je l’ai appelé, et il est venu me rejoindre très vite. On s’est installés autour de la table de la cuisine et il m’a dit que pour que ça marche il fallait que je pense très fort à ce que je voulais. Je fermai les yeux pour me concentrer et attendis quelques instants. Je n’ai rien ressenti, rien ne semblait avoir changé, j’ai pensé que ça n’avait pas marché.
Durant mon sommeil, j’entendis une voix qui me disait : « Bien, tu as eu ce que tu voulais, maintenant c’est mon tour, je veux que tu ramènes à la boucherie abandonnée « Le Winston » ton petit frère Kenji, sinon tu perdras ton « pouvoir de séduction » et j’enverrai personnellement quelqu’un chercher Kenji pour l’emmener à la boucherie. »
Ah oui ! J’oubliais de vous dire que j’ai un petit frère, Kenji, qui a treize ans.
Je me suis réveillé en sursaut. Je ne savais pas si c’était un rêve ou la réalité, je suis donc allé voir des filles et figurez vous… j’ai eu un rencard !
J’avais rendez-vous à seize heures au bar en terrasse. Elle est arrivée, on a parlé, très longtemps, je dirais une ou deux heures, et là ! Qu’est-ce que je vois ? Oh mon Dieu ! Un homme, enfin, on aurait dit un homme, emportait Kenji ! Alors, je me suis levé et j’ai couru derrière lui mais il courrait beaucoup plus vite que moi et je n’arrivais pas à le rattraper. Je les ai vus disparaître dans la boucherie « Le Winston ». Sans réfléchir, je suis entré à mon tour. Beurk ! C’était sale, il y avait du sang séché partout ; dans la vitrine, en examinant de plus près la viande, on apercevait de la moisissure ; des cafards grouillaient sur le sol ; on sentait comme un relent dans la pièce. Je ne voyais personne, la boucherie semblait vide, sans vie, lorsque soudain, je l’ai entendu. Un cri, un cri effroyable, un cri perçant à vous glacer le sang. Je me souviendrai toujours de ce cri.
Je courais dans tous les sens pour trouver d’où venait le cri, mais je n’ai pas eu le temps d’aller loin, l’homme après lequel je courais m’est tombé dessus. Maintenant, je pouvais très bien le distinguer : son crâne était chauve, sous un capuchon noir, ses lèvres étaient grisâtres, son teint très livide, son visage me donna des frissons. Puis il sortit un couteau ensanglanté et je pus voir ses mains, avec des rides et dont on voyait ressortir les veines, avant qu’il ne me le plante dans le bras.
Je senti la douleur s’emparer de mon corps, un frisson me parcourra, puis je me suis évanoui.
A mon réveil, j’étais dans mon lit, dans ma chambre, comme si tout ça n’avait été qu’un affreux et horrible cauchemar.
Je suis allé me laver, et dans la douche je la vis, la cicatrice sur mon bras. En la voyant, je ressenti la même douleur. Je sortis en vitesse de la salle de bain et descendis les escaliers quatre à quatre, puis en voyant ma mère je lui demandais « Où est Kenji ? » et elle me répondit :
« Qui est Kenji ? »