HOP!
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\\ Chapitre 5 //
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Math semblait lui aussi horrifié. Dire que le matin même avait débuté mon premier jour de vacances… Je me disais de plus en plus que ça serait aussi mon dernier !
Qui pouvait bien avoir fait ça ? Un simple humain ou bien la… La bête, qui semblait jouer avec nos nerfs depuis le début… ? J’avais vraiment cru qu’avec l’apparition du chalet, tous nos problèmes allaient être réglés… Maintenant, je commençais à me demander si j’avais pas des hallucination. Mais Math aussi l’avait vu, alors…
-On doit continuer, dit-il alors d’une voix étrange.
-Que… Quoi ?
Il m’avait tiré de mes pensées. Moi, je commençais à croire que tout était perdu, et lui, il abandonnait pas.
-Bah, c’est vrai… continua-t-il. Si on reste ici, on va crever tôt ou tard. On a aussi de grandes chances de mourir en avançant, mais on aura au moins essayé…
Je trouvais rien à redire à son argument… C’est vrai que vu comme ça, valait mieux continuer…
-Ok !
Ca devait faire une heure qu’on était à la recherche de ce foutu chalet. Il avait pas pu disparaître comme ça, bordel ! Enfin, finalement, peut-être que si…
Il faisait de plus en plus froid. Au train où allaient les choses, on finirait congelés, c’était sûr. Après, dans la nuit, la Bête viendrait dévorer nos corps glacés…
Je commençais sérieusement à croire que cette piste ne se terminerait jamais, qu’elle allait nous tuer. J’avais aussi la nette impression qu’on serait pas les premiers à s’être fait avoir…
Math continuait à garder espoir, mais je voyais qu’il y croyait presque plus lui aussi.
Il y a deux mois, à Noël, j’avais rêvé d’un truc bizarre. Des monstres, des gens qui disparaissaient, du feu… Mais, je m’en souvenais tellement bien… Je me demandais si jamais j’avais vraiment rêvé…
C’est alors que je l’entendis. Un terrible grondement. Quand je dis terrible, c’est pas des paroles en l’air. Mais il ne provenait pas de la Bête, il provenait du haut de la montagne. Quelque chose se préparait, et je savais quoi. Mais je ne voulais pas me l’avouer. Non, c’était impossible ! Une avalanche se préparait, au-dessus de nous, sur cette piste fantôme…
J’ai même pas pris le temps de réfléchir. Sans accordé un regard à Math, j’ai couru, couru comme jamais. Vers où, dans quelle direction ? Aucune idée, je voulais juste fuir cette neige qui menaçait de m’engloutir.
Elle avait déjà entamé sa lente et monstrueuse descente, à présent. Moi, je courais toujours, sans m’essouffler. C’est ça quand on a la trouille, j’en sais quelque chose !
L’avalanche devait être à quelques centaines de mètres au-dessus de moi. Ca paraissait grand comme ça, mais en réalité, il devait me rester 10 secondes à vivre, tout au plus…
Enfin, je la sentis qui arrivait, je me jetai alors dans la neige, avec un ultime espoir…
L’avalanche me passa alors dessus, comme un rouleau compresseur. J’étais étouffé, aplati, mais je n’avais plus qu’une idée en tête : survivre.