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Liste des sujets

Fic : The Cooper's Storie

JennissyCooper
JennissyCooper
Niveau 10
07 décembre 2009 à 18:01:16

Moi je suis d'accord pour tout, mais euh...:

"En fait maintenant je suis sur deux dessins à la fois et je bloque sur celui avec Darss, je sais pas avec quels vêtements le dessinner."
Et vive le copier/coller... :peur:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2009 à 19:38:19

gag :d) Bon ben alors pour moi c'est ok

Jennissy :d) T'as qu'a le dessinner sans vêtement :gni:
([Mode Denisot on/_ Désolé _Mode Denisot off])

megasly
megasly
Niveau 3
07 décembre 2009 à 20:54:20

bientot finie
ptete les fic a jenissy et zeldor dmin :content:
deja lu toute les parodies mais je sais pas par coi commencer zel ou jeje

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 21:11:18

Jenissy :mac: Baaaaaaaaaaaaaaaaaaah... Honnêtement j'visualise pas trop les vêtements en fait :( fais comme tu le sens ^^

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 21:53:05

Bon, ça ça date de Mai 2008, je crois :(

Psycho Logique

La sonnerie retentit dans tout le bâtiment, telle une douce libération qui me sauve de l’enfer que je vis. Mais les paumes de mon professeur de français n’en restent pas moins appuyées contre ma table, tandis qu’il me fixe de ses yeux noirs, de la même façon qu’un loup enragé… Son visage, toujours aussi livide qu’à l’habituel, est tellement près du mien que son haleine de Ricard m’envahit les naseaux. Ses longs cheveux noirs encadrant son visage lui donnent un air encore plus menaçant.
« Vous pouvez vous estimer heureux que la sonnerie coupe notre petite conversation – me crache-t-il d’un ton froid et sec – Toutefois, nous la reprendrons un autre jour. Je le sais, car vous recommencerez… comme d’habitude. Tout comme votre nom, vous êtes navrant. » Haha… Ça l’amuse peut être ? Mon nom de famille étant Avren, il ne peut s’empêcher de s’en servir pour ses railleries… Il est pathétique. Mes yeux doivent probablement trahir mes pensées, mais il passe outre et recule sans pour autant me lâcher du regard. « Vous pouvez sortir – dit-il à l’attention de toute la classe » Celle-ci entière se lève immédiatement dans un tumulte de raclement de tables et de chaises. A cet instant, je me lève également, mais le professeur m’interpelle « Et vous Avren, la prochaine fois c’est deux heures de colle, je suis bien clair ?
- Très clair, monsieur » Mon ton s’efforce d’être celui de quelqu’un de dominé.

Bien que le prof ait donné l’autorisation de sortir il y a à peine une trentaine de secondes, tous les élèves sont déjà à l’extérieur… Je sens son regard de tueur se poser sur moi lorsque je franchis le seuil… Je suis enfin libéré de son emprise, relâché tel un oiseau qui aurait été en cage pendant des années. J’arrive dans le couloir ; mes cinq meilleurs amis m’y attendent en riant aux éclats.
« Dans une autre vie, ce type était un dangereux psychopathe – leur lancé-je.
- Pourquoi forcément dans une autre vie ? – ironise l’un d’eux – Je paris qu’il a déjà des meurtres à son actif !
- Laisse tomber, Steph – fais-je – Ce type ne peut pas me blairer, et ça commence doucement à me saouler…
- En même temps, Dante, c’est la trentième fois que tu dors dans ses cours ! Et pourtant tu sais que ses zygomatiques sont morts depuis 1973 et qu’il est aussi sympathique qu’une plaque d’égout ! D’ailleurs, j’sais pas comment tu fais pour t’endormir… Moi, il me fait froid dans le dos…
- Ouais bah, pour moi, c’est rien d’autre qu’un somnifère ambulant, ce prof… Il a beau être antipathique et quelque peu effrayant, ce n’est pas ça qui va m’empêcher de me reposer… Ses cours sont infernaux !
- C’est pas pour rien que son nom, c’est Hel – lance Raoul dans un rire.
- T’as pas tort. Bon… il faut qu’on aille au prochain cours… on a quoi ?
- Anglais, au deuxième étage.
- Et bien allons-y… »

Sans rien ajouter de plus, nous soupirons et nous nous mettons en marche d’un seul mouvement. Notre lycée est un privé, et le bâtiment est celui d’un vieux manoir de nombreuses fois restauré. Au bout d’un moment, on arrive à la hauteur d’un groupe de secondes… tout ce qu’il y a de plus anodin, en somme. Mais juste derrière eux se trouve un homme d’une quarantaine d’années, qui doit être un professeur. C’est étrange, c’est la première fois que je le vois… Il est grand, mais pas plus large que la moyenne ; ses cheveux blond éclatant lui arrivent au milieu du dos, ce qui contraste avec son smoking noir de jais. De plus, il n’a pas l’air d’être des plus joviaux. Je peux voir, bien qu’il soit éloigné, que ses yeux sont d’un vert émeraude.

Soudain, sans que je puisse l’expliquer, une douleur atroce me traverse le crâne. Si atroce que je pousse un cri de souffrance qui résonne dans tout le couloir, si atroce que mes deux mains se portent à ma tête quasiment instantanément, si atroce que mes genoux touchent terre et que mon corps tout entier s’affale sur le carrelage.
Je ne comprends pas ce qui se passe, c’est épouvantable. C’est comme si on écrase mon cerveau à l’intérieur de mon crâne. C’est une véritable névralgie. Je ne me rends même plus compte que j’hurle à l’agonie, que je gesticule dans tous les sens, et qu’une vingtaine de personnes se trouve autour de moi. Je n’entends plus aucun bruit, je ne sens plus la moindre odeur… Il n’y a qu’une seule chose que je peux ressentir à cet instant : la douleur. Et je veux qu’elle s’arrête, bordel ! Il le faut. J’arrache presque mes cheveux mi-longs dans l’espoir que ça la calme. Mais non, rien n’y fait. J’ai les yeux fermés sous l’effet du supplice ; mais néanmoins je vois des choses… des choses dans ma tête. Ces images sont floues, indistinctes… elles sont noyées dans un fond blanc qui les accompagne. Je n’arrive pas à les identifier : elles sont rapides, trop rapides… Et puis soudain, c’est finit. Les images disparaissent et je ne vois plus rien. La douleur disparait aussi vite qu’elle est apparue, me procurant un soulagement incroyable. Ressentir les choses normalement me parait tout d’un coup incroyablement jouissif. Cependant, même si je me sens bien mieux, je n’en profite pas... Je ne peux me lever, mes jambes restent de marbre, ma respiration diminue de plus en plus, tous mes membres sont en catatonie… et c’est là que vient le noir.
~~~
Bon… je suis dans ma chambre. Ou en tout cas, ça y ressemble fortement. Mes grands parents et mon oncle s’y trouvent. Ils voient que je suis réveillé, et s’exclament d’un coup :
« Dante !! Est-ce que ça va ?!
- Super… – marmonné-je – Comme quand on a enterré mes parents… pourquoi ?
- Ne plaisante pas là-dessus ! – s’énerve ma grand-mère.
- Oui… pardon. Qu’est-ce que…. Enfin… Je dors depuis…. ?
- Presque vingt-quatre heures – répond mon oncle – Tu t’es évanoui hier à onze heures, et là il est dix heures.
- Ah… Et… que m’est-il arrivé, au juste… ?
- Tu as eu une sorte de crise.
- Merci – grogné-je – mais ça je m’en souviens….
- Le médecin du lycée n’a pas compris – reprend-il – ça ne ressemble pas à grand-chose de connu… Et selon lui, tu n’étais pas en danger, juste inconscient, ça ne valait pas le coup de t’envoyer à l’hôpital. Alors il t’a fait ramener à la maison en ambulance et on nous a dit que tu allais te réveiller sous peu.
- Bon ! – coupe ma grand-mère – Maintenant que tu es réveillé, on va te laisser te reposer. » Sur ces mots, elle se lève et sort de la pièce, très vite suivie par les deux autres. Juste avant de franchir le seuil, mon oncle se retourne subitement
« Ah, et juste une chose.
- Oui ? » Il s’avance un peu vers moi et amorce un sourire narquois.
« Demain tu retournes en cours…
- Oh putain, non !
- Et si… »
Il s’éclipse rapidement. Et merde. Je ne peux même pas profiter du fait que j’ai souffert le martyre… Pire encore : j’ai cours avec Hel demain…. Nouvelle séance de torture… Non mais vous parlez d’une vie, j’aurais mieux fait de succomber à ma crise…
La journée passe lentement, très lentement. Je suis obligé de rester dans mon lit, sous prétexte que j’ai besoin de repos. Alors que je me sens en pleine forme, soit dit en passant…
Le soir arrive… enfin ! J’en ai marre de rester là, je n’ai même plus de crédit pour passer le temps ! Aucune télé à regarder, je ne peux rien faire… à part compter les secondes. Jouissif, hein ? La fatigue semble enfin prendre emprise sur moi… J’en profite pour sortir le plus vite possible de cet impitoyable ennui… et m’endormir.
~~~
Je marche. Ah ok, et je suis où ? Je vais où ? Déjà que je marche sans m’arrêter, j’aimerais connaître certains paramètres… Je regarde autour de moi et je vois… rien. Tout est trop trouble et indistinct. Mais je marche quand même. J’ordonne à mes jambes de s’arrêter, mais elles n’en font rien… Elles avancent, et j’avance avec elles. Logique, hein ?
J’ai soudain mal au crâne. Je passe ma main dessus et… Du sang ?! Je saigne ! Bordel, pourquoi je saigne, moi ? Que se passe-t-il ici ?
Je tombe à plat ventre… Pourquoi ? J’en sais rien. Tout reste flou, j’ai mal à la tête… très mal. Le sang arbore à présent le contour de mon visage…

Enfin, pour l’heure, c’est d’énormes gouttes de sueurs qui coulent sur mon visage, maintenant que je suis réveillé. Ce qui ne change pas cependant, c’est que j’ai toujours cet atroce mal de crâne. Mais bon sang, quel cauchemar… Je me masse les tempes et constate avec soulagement que je ne saigne pas. Ce qui gâche mon plaisir d’être à nouveau dans la réalité, c’est qu’il faut que je m’apprête à aller en cours… Sinon je vais être en retard. En moins de quinze minutes, je suis prêt… pas besoin de petit déjeuner : je n’ai pas faim. Je sors de chez moi et vais à mon arrêt de bus. Ce dernier ne tarde pas à arriver et je monte dedans. Il se met en route, lentement… ce qui me laisse le temps d’être pensif. Tout ce qui m’arrive est pour le moins étrange, il faut l’avouer. J’aimerai bien avoir quelques explications… mais je ne vois pas comment je pourrai les obtenir. Et cela me pose problème…

Je finis par arriver et je descends du bus. Ô joie, il pleut à torrent à l’extérieur ! Je m’empresse de franchir le portail du lycée pour être plus rapidement à l’abri. Une fois dans le hall d’entrée soutenu par des piliers en marbre, je constate que Fred s’y trouve déjà. En me voyant, il se dirige vers moi, l’air radieux.
« Hey ! – me lance-t-il – T’es venu ! Ça me fait plaisir que tu ailles mieux !
- Mieux ??! – m’exclamé-je en lui serrant la main – Tu parles… j’ai la tête qui va exploser…
- Arf… dur.
- Ouais comme tu dis… Bon, quoi de neuf à part ça ?
- Bah moi rien… mais par contre suis-moi, regarde ! » Il se dirige vers le mur d’annonce du lycée, blindé d’affiches et autres feuilles. Là il m’en désigne une en rigolant. « Voilà, lis-ça ! L’administration a embauché un psychologue pour le lycée… Le Dr. Rillek.
- Un psy ?! – m’interloqué-je.
- Ouais… à croire qu’on est tous fêlés... Je suis prêt à lancer la pétition pour que Hel aille le voir ! – raille-t-il.
- Attends, mais il n’y a jamais eu de psy ici, pourquoi il en faudrait un subitement ?
- Lis l’affiche ! Il y a marqué qu’il est là pour aider les élèves ayant des problèmes familiaux ou autres…
- Un genre d’assistant social, en gros…
- Ouais, mais qui a fait plus d’études et qui coûte plus cher. Le lycée espère que ces élèves-là, après consultation, remonteront leur niveau. »

Je ne dis rien. Je réfléchis… Ce psychologue tombe miraculeusement : lui pourra sûrement me donner des réponses. Sa présence est une belle coïncidence… et je compte bien l’utiliser.

« J’vais aller le consulter – fais-je.
- Quoi ?! Mais pourquoi ?
- Au sujet de ce qu’il m’est arrivé l’autre jour… Il est au lycée à partir de quelle heure ?
- Tout le temps, de huit heures à dix-huit heures.
- Et ben voilà ! Là tout de suite on a cours avec Hel, c’est l’occasion de sécher !
- Mais, il faut prendre rendez-vous…
- Je m’en passerai. »
Après lui avoir adressé un signe de la main et avoir noté dans ma tête le numéro de la salle du psy, je m’éclipse.
Je fonce dans les escaliers et les monte quatre à quatre. Je me dirige vers la salle, la 213.
Il est huit heures moins cinq, il y a donc des chances pour qu’il soit à l’intérieur. Je toque et une voix rauque me demande d’entrer. J’ouvre doucement la porte et découvre une pièce spacieuse. Un parquet brillant recouvre le sol, éclairé par les rayons du soleil qui passent à travers une grande fenêtre pourtant munie de rideaux en soie. Juste devant celle-ci se trouve un bureau en bois noir qui a été verni il y a peu. Derrière lui, assis sur un fauteuil en cuir, se tient le mystérieux blond que j’ai croisé l’autre jour. En le voyant, je déglutis : je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui. Mais au moins, ça explique pourquoi je ne l’avais jamais vu : il est nouveau dans l’établissement. Néanmoins, je me sens mal à l’aise. Une fois entièrement à l’intérieur, je ferme la porte. Il me toise quelques secondes, puis, dans un souffle, prononce :

« Oh… c’est vous » Ses mains se posent sur la table et ses doigts se croisent tandis qu’il fait tourner ses pouces. « Vous avez de la chance – dit-il – la jeune fille qui avait pris rendez-vous à cette heure-ci vient d’annuler, donc je suis libre… Asseyez vous je vous en prie » Il désigne une chaise dans un coin que je place devant le bureau avant de m’y installer. « Alors – reprend-t-il – qu’est-ce qui vous amène ? » Son regard vert émeraude bloque mon esprit un court instant, mais je finis par répondre.
« C’est au sujet…
- De votre évanouissement l’autre jour ?
- Oui… heu… c’est cela oui. » La façon dont il m’a coupé la parole me déstabilise, mais je reprends « Depuis que ça m’est arrivé, je me sens bizarre… Durant ma crise, des images ont défilées dans ma tête sans que je puisse les distinguer… Et cette nuit, j’ai fait un cauchemar étrange ». Le docteur me fait signe d’attendre ; il sort de la paperasse et la pose sur le bureau. Il enfourne un stylo dans sa main gauche et se prépare à écrire.
« Pour commencer – dit-il – quel est votre nom ?

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 21:53:52

- Je m’appelle Dante Avren » A son tour d’être surpris. Il ne dit rien et ne bouge même pas. Il regarde sa feuille mais son poignet n’esquisse pas le moindre geste pour écrire mon nom. C’est comme si de l’avoir apprit l’avait profondément choqué, au point de lui faire perdre toutes ses facultés… ou en tout cas il en donne l’impression.
« Quelque chose ne va pas ? – demandé-je.
- Non, tout va pour le mieux rassurez-vous » Il griffonne rapidement mon patronyme sur sa feuille et tire un trait juste en dessous « J’ai simplement été surpris par votre prénom : Dante. Ce n’est pas très courant. Ça fait référence à un auteur italien du même nom, connu pour son œuvre racontant la descente aux enfers et la montée au paradis… Vous savez pourquoi vos parents vous ont appelé ainsi ? » Il pose sur moi un regard interrogatif.
« Non, je n’en sais rien… Mes parents sont morts dans un accident de voiture quand j’avais cinq ans…
- Oh » Il prend note « J’en suis désolé pour vous… Parlez-moi de votre rêve.
- Et bien, je ne saurais pas le décrire parfaitement…. Je marchais et je n’arrivais pas à voir ce qui m’entourait » Pendant que je m’exprime, il écrit quelque chose d’illisible. Je marque une pause, cherchant mes mots.
« Continuez – me somme-t-il – y avait-il d’autres choses dans ce rêve ?
- Oui, je saignais de la tête et j’en souffrais » Il s’arrête d’écrire et réfléchit ; il me regarde rapidement, me jauge puis tire un nouveau trait en dessous de ce qu’il a déjà écrit.
« A part ce rêve – questionne-t-il – y a-t-il autre chose d’anormal ?
- Oui je vous l’ai dit. Durant ma crise, il y a eu des sortes de flashs dans ma tête…
- Mais vous n’avez pas pu les visualiser, c’est bien cela ?
- Exact… Vous pensez pouvoir me dire ce qui m’arrive ?
- Oui, aisément » Il pose son stylo qui roule alors sur le bureau, puis s’appuie sur le dossier de son fauteuil en croisant ses mains « Tout ce que je peux conclure de ce que vous avez pu me dire, c’est que votre rêve est un simple cauchemar causé par une déficience physique et des troubles neurologiques. Votre inconscient a été bouleversé par votre crise de l’autre jour, il est donc perturbé et vous fait rêver de choses horribles. Quant à vos flashs indistincts, ça arrive souvent lors d’évanouissements : certains souvenirs affluent.
- Ah… D’accord… Merci de vos réponses. Et pour ma crise, vous avez une explication ?
- Désolé… sur ce point là, je ne vous suis d’aucun secours, vous vous adressez au mauvais médecin. » Il rassemble ses papiers et les remet dans le tiroir d’où il les avait sortis. Il attrape ensuite un autre papier, de plus petit format et écrit rapidement dessus. Dès qu’il a finit, il rebouche son stylo, le pose et me donne la feuille. « Voilà, avec ce mot, vous pouvez retourner en cours immédiatement » Il se lève, lisse ses cheveux blonds en arrière et me tend la main. Je me lève à mon tour et la lui serre. « La séance est terminée… Si vous avez de nouveau besoin de moi, n’hésitez pas à revenir. Mais la prochaine fois, prenez rendez-vous.
- Oui, promis Docteur, au revoir. »

Sur ces mots, je sors de la pièce et je soupire. Les réponses du Dr. Rillek sont plus simples que je ne l’aurais cru. Mais au moins, c’est parfaitement plausible, contrairement à tout ce que je m’imaginais. En plus, ça me rassure. Je n’ai aucun souci à me faire, tout est normal… A part peut être ma crise, mais ça je comprends qu’un psychologue ne puisse l’expliquer. J’espère qu’en tout cas ça ne se reproduira plus…
Mais bon, je n’ai pas le temps d’y songer : je dois retourner en cours. Je n’ai perdu que dix minutes sur l’heure… Je n’échapperai donc pas à Hel, dommage… Le pire, c’est que mon cauchemar m’a empêché de bien dormir et que je suis donc aussi fatigué que si je n’avais pas dormi de la nuit. C’est bien ma veine.

La salle se trouve au même étage, je m’y rends avec autant d’enthousiasme qu’un condamné à mort en route vers le gibet. Je toque par trois fois.
« Entrez – fait la voix du professeur » Ça commence bien : il m’ennuie déjà. J’ouvre la porte. « Avren… c’est vous – dit-il avec un grand sourire sarcastique et le ton qui s’y accommode – Je me disais bien qu’il manquait un bruit de fond… c’était celui de votre ronflement » Sans rien dire je lui donne le papier et me dirige vers ma place. « Visite chez le psychologue – lit-il – Et bien, vous avez enfin compris que vous aviez un problème mental ? Ça me ravit, il était temps… »
Je m’assoie au dernier rang, en ne prêtant aucune attention à ce qu’il peut débiter et je lis ce qu’il y a marqué au tableau : « Le Kaléidoscope du monologue intérieur », voilà qui a l’air passionnant. Comment ce prof veut-il que l’on s’intéresse à ses cours avec de tels sujets, franchement ?
« Soyez attentif, Avren… Vous vous souvenez ? La prochaine fois que vous vous endormirez, ce sera deux heures de colle. Bien, poursuivons… »
Rien que le fait d’être dans cette salle me donne envie de dormir… Mes yeux se ferment d’eux-mêmes. Tant pis pour les heures de colle, je ne suis plus à ça près. Il faut que je rattrape ma nuit… En moins de cinq minutes, la voix berçante du professeur agit : je tombe de fatigue et m’allonge sur ma table ; quelques secondes plus tard, je m’endors…
~~~
Je marche… non, je titube. Mes mains sont plaquées sur ma tête, sur ma blessure ouverte qui saigne. Ce sang coule sur mon visage, le long de mes joues, contre mes paupières. Affalé par terre, je scrute autour de moi. Il fait nuit et j’entrevois des arbres. Je suis à côté d’une forêt. Enfin, sur le bord d’une petite route la traversant, à moitié dans l’herbe et à moitié sur le macadam. Au milieu de la chaussée, l’éclairant de la vive lumière de ses phares, se trouve une voiture accidentée retournée sur le toit. Une petite minute… cette voiture me dit quelque chose, mais je ne sais plus exactement quoi…
« Dante !! Cache-toi !! »
Cette voix… je l’ai déjà entendue… Pourquoi veut-on que je me cache ? Que se passe-t-il ? Et qu’est-ce que je fous ici, d’ailleurs ? Je veux hurler demander des réponses mais je n’y parviens pas, chaque son reste coincé dans ma gorge. Sur ma droite, je peux apercevoir une personne allongée sur le dos à moins d’un mètre de la voiture ; une autre est accroupie juste devant, comme pour lui porter secours. Je les vois comme des silhouettes et ne peux donc pas les identifier. Mais en tout cas, celle qui m’a parlé me connaît.
« Dante ! Va dans les buissons ! »
La voix est masculine. Je pense qu’elle provient de la silhouette à genoux, mais je ne pourrai pas en jurer. Je lui obéis, car je n’ai pas vraiment d’autres choix en réalité. J’aperçois des buissons à moins de cinquante centimètres de moi et m’y engouffre. Je ne sais pas pourquoi on m’a demandé de m’y mettre, mais tant pis… J’essaierai de le comprendre plus tard. Ma blessure me fait de plus en plus souffrir, je ne la supporte plus. Je vois une ombre sur la route, à ma gauche, elle marche lentement en direction des deux autres personnes. L’une d’elle hurle d’un ton suppliant tandis que l’ombre tend le bras dans leur direction.
Deux détonations assourdissantes retentissent. Quelques oiseaux nocturnes s’envolent, effrayés.

« AVREN !!! »
La voix du professeur Hel me sort immédiatement de la stupeur de mon cauchemar. Je comprends à peine ce qui se passe autour de moi. Je le vois marcher d’un pas ferme dans ma direction, l’air plus énervé que jamais. Il abat ses deux poings sur la surface de ma table.
« Vous le faites exprès ?! Vous voulez quoi, que je vous fasse renvoyer de ce prestigieux lycée ?! Donnez-moi votre carnet de liaison immédiatement !! »
Il a beau s’écrier, s’énerver, s’époumoner et vociférer autant qu’il le peut, je ne l’écoute plus. En réalité, je ne peux plus. Ma tête me fait d’un coup incroyablement souffrir, je perds conscience du monde qui m’entoure. J’hurle à l’agonie en serrant entre mes paumes mon crâne qui semble exploser. Je tombe à la renverse ; j’imagine que le bruit de la chaise s’abattant contre le sol associé à mon cri de souffrance produit un son épouvantable, mais je l’entends à peine. Mon esprit n’est plus focalisé que sur le supplice que je vis. Je me roule sur le plancher. J’ai atrocement mal. C’est la même crise que la dernière fois… en pire. Chacun de mes membres souffre le martyre… C’est comme si mon cerveau envoie des décharges électriques dans tout mon corps en plus de s’autodétruire. Mes ongles lacèrent mon front.
Des images se mettent tout à coup à passer dans mon esprit. Mais cette fois-ci, je les visualise mieux. Un homme marche sur une route, une cigarette en bouche et une arme à la main. Il s’arrête d’un coup, ricane et inspire une bouffée de fumée. Il attrape ensuite sa clope et la lance sur la chaussée. Il lève le bras tenant le revolver et appuie par deux fois sur la gâchette. Un cri de douleur lui indique que son méfait s’est convenablement accompli. Il en rit de plus belle.

La douleur s’estompe enfin. Je souffle de soulagement en profitant de chaque moment de silence et de sérénité. J’en ai marre de ce qui m’arrive, de ces rêves et de ces crises… Je veux que ça s’arrête. Pourquoi ça m’arrive à moi ? J’ai fait quoi pour mériter ça ? J’ouvre les yeux et remarque la trentaine d’élèves de ma classe autour de moi, tous autant effarés les uns que les autres. Même Hel semble inquiet. Je remarque que le proviseur se trouve à mes côtés également.
« Que lui est-il arrivé ? – s’empresse-t-il de demander au professeur.
- Je n’en sais rien… Je lui remontais les bretelles et, d’un coup, il s’est mis à hurler.
- Vous ne lui avez pas tapé dessus tout de même ?!
- Non ! Bien sûr que non !
- Avren, vous vous sentez mieux ? » Je suis étonné que le proviseur connaisse mon prénom. Quelqu’un a dû le lui donner car je ne lui ai jamais adressé la parole.
« Pas vraiment – fais-je – j’ai une de ces migraines…
- Qu’est-ce qui vous est arrivé ?
- J’en sais rien… j’ai eu comme des visions. » L’expression qu’il affiche montre qu’il ne s’attendait à rien de tel. Il fait signe à tout le monde à mes côtés de s’écarter pour me laisser de l’air. Il va échanger quelques propos avec mon professeur, puis, au bout de cinq minutes, retourne me voir « Vous sentez vous capable de marcher ?
- Oui… enfin je crois. Pourquoi ? » Il ne me répond pas, mais en revanche m’aide à me relever. Il vérifie que je ne risque pas de m’évanouir, après quoi il me fait signe de le suivre. Je l’accompagne tant bien que mal, une main toujours plaquée sur mon front pour calmer une douleur semi-présente. Nous sortons de la salle.
« Vous m’emmenez à l’infirmerie ? – demandé-je.
- Pas exactement. » Il s’arrête devant la porte de la salle du psychologue et frappe. Après une réponse, le proviseur ouvre la porte. « Bonjour René – dit-il – j’ai avec moi un jeune homme qui a un certain problème…
- Oui, il me semblait bien l’avoir entendu… Mais ce garçon est venu me voir il n’y a même pas vingt minutes, et rien ne me paraissait anormal dans son état psychologique. Seules ses crises sont problématiques… et je ne peux rien y faire… Je suis vraiment désolé.
- Oh… et bien heu… Si vous ne pouvez rien faire pour lui, je ne vais pas vous déranger…
- Docteur Rillek ! – je m’exclame – Il y a quelque chose d’anormal je pense ! J’ai des visions lors de mes crises, ce ne sont pas de simples souvenirs ! S’il vous plait, je suis sûr que vous pouvez m’aider ! » Il soupire.
« Bon, d’accord… je vais voir ce que je peux faire.
- Merci, René – dit simplement le proviseur avant de s’en aller et de fermer la porte derrière lui.
- Asseyez-vous… » Il s’installe lui-même dans son fauteuil, attrape un verre et y verse de l’eau. « Tenez, buvez un peu, vous en avez sûrement besoin » J’attrape le verre et le bois d’un trait. En effet, j’avais horriblement soif. « Bien… qu’est-ce que vous avez vu durant cette crise ?
- Il n’y a pas eu qu’une simple crise. Je me suis d’abord endormi en cours, et là j’ai fait un rêve.
- Un du même style que celui que vous m’avez déjà conté ?
- Oui… le même en plus précis. J’ai pu y voir… » Je déglutis « … un meurtre.
- Un meurtre, dites-vous ?! Voilà qui n’est pas anodin… A quoi avez-vous vu cela ?
- J’ai vu de loin le meurtrier et ses deux victimes… Il les a abattus d’une balle chacun.
- Mmh… » Il réfléchis un court instant « En effet, c’est plutôt étrange. Et qu’avez-vous vu durant votre crise ?
- Le meurtrier de plus près. Cependant, son visage était trop sombre pour que je puisse le voir.
- Intéressant tout cela, intéressant… Vous avez raison, ça n’est pas normal. Surtout si vous voyez ça par rêve ainsi que par flashs quand vous êtes réveillé… » Il sort une feuille et prend des notes.
« Que voulez-vous dire ?
- Je veux dire que votre rêve n’est peut être pas une invention de votre subconscient. Car sinon, il y a peu de chance pour que vous la voyez étant éveillé, ou même que vous fassiez deux fois de suite exactement le même… Vous comprenez ?
- Heu… plus ou moins…
- Je maintiens que vos flashs sont sûrement des souvenirs… Mais cependant, l’hypothèse du cauchemar me parait moins évidente à présent… » Il semble agité, comme s’il éprouvait de grandes difficultés à tirer quelque chose de logique de mon problème.
« Je ne crois pas que ce soit des souvenirs – fais-je – Je n’ai jamais assisté à un meurtre. Je pensais plutôt que mes visions soient des aperçus de l’avenir, des images d’un meurtre qui va se commettre bientôt.
- Allons bon… – soupire le docteur » Il me fixe d’un air exaspéré. « Les visions prémonitoires sont extrêmement rares… Non, je pense plutôt qu’il s’agit d’un souvenir que votre mémoire a dû effacer et qui refait surface… C’est difficile à croire, mais pourtant… »

Dans ma tête, les engrenages s’activent. Je réfléchis à toute allure. Selon lui, j’aurais assisté à un meurtre ? C’est impossible… Quoique, à bien y réfléchir, l’hypothèse n’est pas si mauvaise que ça… Mais bien sûr ! Je crois halluciner… Mes raisonnements me mènent sur un chemin que jamais je n’aurai cru concevable… Sur une idée folle qu’aurait pu avoir un gosse plein d’imagination… Mais tout se tient. La voiture, la route en forêt, les deux silhouettes sur la chaussée… tout se tient. Tout concorde avec ce que j’ai déjà vécu un jour. Tout, absolument tout. La réalité avait été faussée… je ne vois pas d’autres explications.

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 21:55:18

« Vous semblez en proie à une intense réflexion – me fait remarquer le psy – Vous songez à quelque chose ?
- Oui… » J’inspire profondément. « Je pense que ce sont mes parents qui se font assassiner »
Au moment où je prononce ces quelques mots, une douleur foudroyante me traverse le crâne, tel un éclair s’abattant sur un pauvre type qui n’avait rien demandé. Une nouvelle crise. Yeah ! Comme si j’en avais besoin…. Comme d’habitude, mes mains se collent contre mon front, de manière à essayer d’arrêter la névralgie… Mais ça ne sert à rien. Elle continue, comme toujours… néanmoins elle est moins forte que les deux dernières fois. Malheureusement, elle n’en reste pas moins insupportable. Les flashs défilent dans ma tête mais je ne les vois quasiment pas.
« Ecoutez ma voix, Dante ! » C’est le psychologue qui me parle, et non une éventuelle personne qui s’exprimerait dans les visions. Bien sûr, je ne le vois pas remuer les lèvres, puisque mes yeux sont fermés. « Arrivez-vous à comprendre ce que je vous dis ? Répondez si vous m’entendez ! » Il en a de bonnes, lui. J’ai déjà un mal fou à rester assis, alors si en plus je dois faire l’effort de lui parler… je suis foutu. J’arrive quand même à hurler dans un cri de douleur un « Oui » mal articulé.
« Bien… – prononce le médecin – Je sais que c’est difficile pour vous mais vous allez devoir faire un effort. Tout cela est très précipité, mais nous devons profiter de votre crise. Car bien qu’elle vous fasse souffrir, elle nous est aussi très utile… Nous devons en avoir le cœur net… Nous devons réussir à savoir quelles sont les visions qui vous tourmentent, et s’il s’agit bel et bien de vos parents qui sont victimes de cet assassinat. Vous comprenez ? » Ce coup-ci, en guise de réponse, je me contente d’hocher la tête. « Bon… Voyez-vous vos flashs habituels ? » Je n’ai pas la force de lui répondre… A force de gesticuler, ma chaise finit par perdre sa stabilité et je tombe avec elle sur le sol. Je me fais mal au dos en heurtant le parquet, tandis qu’un nouvel éclair de souffrance me traverse la boite crânienne. Je ne peux que pousser un cri.

Je sens des mains qui me redressent en position assise, le Dr. Rillek est à mes côtés. Il fait en sorte que je m’adosse contre le mur. La position est meilleure, mais je ne vais pas mieux pour autant.
« Calmez-vous – répète-t-il sans arrêt – Calmez-vous… J’imagine parfaitement que ça vous parait impossible mais vous devez essayer. Cessez de songer à la douleur, concentrez-vous sur les flashs. Il faut vous focaliser dessus ! » J’ai envie de l’étriper… J’agonise tellement que je suis tout contorsionné contre le mur et que mes sens sont quasi-nuls… Et lui, ce qu’il pense que je peux faire, c’est oublier que j’ai mal ? Ce psy est complètement taré ! Il a trouvé son diplôme dans une pochette-surprise, il n’y a pas d’autres solution ! Mais j’essaie tout de même… Il faut que je fasse un effort, c’est pour mon bien après tout. Je ne vois les flashs que très peu, mais j’ai l’impression qu’ils sont plus visibles qu’au début de cette nouvelle crise. Cependant, la névralgie continue de me tirailler. « Y arrivez-vous, Dante ? – reprend le docteur – Arrivez-vous à les voir ?
- Oui… » Je fais de mon mieux pour articuler chacun des mots que je prononce, ce qui n’est pas chose facile quand on sait que je me retiens de pousser des cris à tout bout de champ. J’ai la mâchoire complètement fermée et je ne parviens pas à desserrer les dents quand je dois parler. Il n’est pas évident pour moi de me faire comprendre. « Mais je… je n’arrive pas à les discerner !
- Faites encore l’essai, Dante. Restez concentré et essayez de les voir… il le faut ! »

Je m’applique du mieux que je peux. J’essaie de visualiser ces visions, mais la tâche est ardue : la douleur me déconcentre. Enfin, elle se fait moins forte, donc moins dérangeante. Ça y est ! Je commence à les distinguer ! Elles défilent moins rapidement, me laissant visionner l’effroyable scène qu’elles représentent. Je vois un homme de biais, comme si j’étais à sa droite, il marche sur une route en rigolant. Je le vois mieux que la dernière fois. Je peux constater qu’il revêt un smoking d’apparence noire ; la veste de ce dernier n’est pas fermée, elle ballote au gré du vent. Sa main droite tient entre deux doigts une cigarette allumée, elle se porte jusqu’à ses lèvres et l’homme inspire une grosse bouffée de fumée avant d’expirer le tout sans s’arrêter de rire. Dans sa main gauche, il tient un pistolet. Je le remarque seulement quand il lève cette même main pour se gratter la tête en ébouriffant ses cheveux plutôt courts qui semblent être bruns.
« Voyez-vous quelque chose à présent, Dante ? Répondez, c’est important ! » La voix du psychologue semble émaner de nulle part, puisqu’elle est externe à la vision.
« Oui… » Je remarque en disant cela que la douleur a baissé de trois quarts, je n’y pense presque plus, je suis complètement absorbé par le flash-back.
« Que voyez-vous ? Dites le moi !
- Pour l’instant, il n’y a que le meurtrier qui marche, mais je n’arrive pas à voir son visage. » Le médecin n’insiste pas, il doit comprendre que pour le moment il n’y a rien d’autre à ajouter. Dans la vision, l’homme s’arrête soudain de marcher. Son regard fixe quelque chose devant lui. Il inspire une nouvelle dose de fumée avant de jeter la tige de tabac sur le macadam. Il soupire bruyamment et, peu après, se remet à ricaner. Il lève sa main gauche et charge le pistolet avec la main droite. Un cri suppliant surgit des profondeurs de la nuit. J’aperçois soudain deux personnes devant l’homme, l’une est allongée sur le sol, l’autre est accroupie à son chevet. Toutes deux se trouvent devant une voiture retournée. Celle à genoux lève les bras pour montrer qu’elle ne cherche pas la violence.
« Ça ne sert à rien, Avren. Tu l’as cherché, tu l’as voulu, et je t’avais prévenu. Maintenant, tu l’as eu. » J’avoue avoir mis une petite seconde avant de déterminer si la voix provenait de la vision ou de la réalité. Mais c’est celle du meurtrier, qui à présent tend le bras vers ses futures victimes. Je suis estomaqué par ce qu’il vient de dire… Il a appelé l’homme à terre « Avren ». Ce sont donc bel et bien mes parents qui sont là. Cela fait tellement de temps que je ne les aie plus vus ailleurs qu’en photo, l’image que je me fais d’eux n’était que trop floue. Mais là, à ce moment précis, le visage de mon paternel est éclairé par les phares et je le distingue parfaitement. Je me délecte de chaque seconde où je peux l’admirer… Je suis tellement heureux de le voir en vie que j’en oublie presque que ce n’est qu’un souvenir… Un souvenir qui relate sa mort. Il ouvre la bouche pour prononcer quelques phrases. Les dernières.
« On peut trouver un arrangement, Jack. Ne conclues pas cette histoire dans le sang ! Ça ne sert à rien ! Réfléchis aux conséquences ! Pourras-tu endosser ça éternellement ? » Des gouttes de sueur perlent son visage.
« Oui… je le crains pour toi. C’est bien dommage pour ta femme, elle ne m’avait porté aucun préjudice… Mais c’est bien que tu ne sois pas venu avec ton fils, il ne mérite pas la mort…. Par contre, toi… » Il articule ce dernier mot avec un mépris prononcé. Sans plus attendre, il abaisse le bras dans la direction de mon père et, en même temps que ce dernier hurle un ultime « Non !! », appuie sur la gâchette par deux fois. La première balle atteint mon paternel en plein cœur, la seconde est pour ma mère qu’il achève sans même hésiter.

« NON!! »
Ça, c’est moi qui hurle dans la réalité. J’ai envie de pleurer, j’aurai voulu ne jamais voir ça… J’ai pu apercevoir la lueur de vie de mon paternel s’éteindre au moment où la balle a transpercé son corps. J’ai vu le flot de sang qui s’est écoulé lorsque le second projectile a atteint ma mère… J’ai vu quelque chose d’atroce.
« Qu’y a-t-il ?! – s’exclame le docteur – Que s’est-il passé ? Racontez-moi !
- C’était bien mes parents – réponds-je, la respiration saccadée, des sanglots dans la voix – Ils étaient là, à terre, à la merci d’une espèce d’ordure. Et ce salaud les a abattus, comme ça !
- Allez… Calmez-vous… Êtes-vous sûr qu’il s’agissait de vos parents ? » Même si je lui parle, la vision ne s’arrête pas, elle continue. Mais la suite n’a plus d’importance à mes yeux, je suis trop dégouté.
« Sur et certain…
- Et le meurtrier ? – s’empresse-t-il de me demander – Avez-vous pu voir son visage ?
- Pas précisément…
- Alors concentrez-vous à nouveau sur la vision ! Il faut que vous le voyiez !
- Pourquoi ?! » Je suis épuisé par ce qu’il me demande. « Je n’ai pas envie de revoir cette scène…
- Et pourtant vous devez le faire ! Si vous êtes capable de dresser un portrait robot, peut être que les autorités arriveront à localiser le salopard qui a assassiné vos parents… C’est une bonne idée, n’est-ce pas ? » J’avoue qu’il marque un énorme point. Ce n’est pas idiot… Après ce que je viens de voir, la seule pensée qui me vient à l’esprit est de voir le responsable derrière les barreaux… ou dans une tombe. Ma crise semble s’être arrêtée. Je me focalise à nouveau sur le flash.
Le meurtrier est debout et fixe les cadavres, l’air de rien. Le vent fait balloter sa veste. Je me concentre sur sa tête. J’observe les détails, tout ce qui peut m’aider à le décrire parfaitement. Il a un double menton, un nez plutôt court, et des oreilles assez longues. Mais ce qui m’interpelle, ce sont ses yeux, car ils me semblent verts. Incroyablement verts. Un vert que, d’ailleurs, j’ai vu il n’y a pas si longtemps que ça…

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 21:55:53

Un frisson me traverse l’échine. J’ai peur de comprendre, peur de mal comprendre. Cette peur est tellement vive que j’ouvre les yeux, me déconnectant totalement de mon flash-back. J’halète, l’esprit encore bouleversé. Non, ça ne peut pas être possible… Et pourtant, il n’y a pas d’autres explications. Je cherche le psychologue des yeux, mais il n’est plus à mes côtés. A présent, il est assis sur son fauteuil en cuir et me regarde sans broncher.
« As-tu vu le visage du meurtrier ? – me demande-t-il simplement. » Je ne lui réponds pas, ça ne sert à rien. Ses yeux vert émeraude me transpercent littéralement. Plus aucun doute : il sait. Il ouvre un tiroir lentement, et d’un geste tout aussi rapide, en sort un objet qu’il pose sur la table. Cet objet noir est capable de mille cruautés. Je le reconnais : le pistolet qui a tué mes parents.
« Vous… – dis-je dans un souffle
- Moi.
- Mais c’est impossible ! Je…
- Et pourquoi ? – me coupe-t-il d’un ton mauvais – Parce que je t’ai aidé ? Parce que je t’ai incité à découvrir la vérité ? Mais réfléchis un peu ! » Il me pointe avec son arme « Tôt ou tard, tu aurais eu une vision nette de mon visage, et tu m’aurais reconnu comme à l’instant ! Et là, qu’aurais-tu fait ? Tu aurais appelé la police ! Que tu le saches maintenant ou plus tard ne change rien. La seule différence est que tu ne sortiras jamais de cette pièce. » Mes yeux sont exorbités, je n’en reviens pas. Je suis complètement dépassé par ce qui se passe… Je ne peux même pas espérer m’enfuir, il m’exécuterait. Je suis perdu. « Puisque tu sembles complètement ahuri – reprend-t-il – je vais éclaircir les choses… Ton père et moi travaillions dans le même hôpital. Je travaillais dans le service de psychologie et lui dans un des blocs opératoires. Bien que je fusse au début de ma carrière, j’avais reçu les éloges de nombreux psychologues renommés… et je m’apprêtais à mener un parcours exceptionnel ! Mais ton père allait tout gâcher… Il allait me dénoncer de m’être rendu au travail en ayant bu… ce qui est formellement interdit. S’il le faisait, je perdais mon emploi… Je pouvais dire adieu à mon glorieux avenir. Je ne pouvais pas le laisser faire ! … Alors je l’ai tué. » Il prononce ces mots sur un ton simple, comme s’il n’y avait rien de plus normal. Il ajoute un silencieux à son arme. « Je me suis renseigné et j’ai su qu’il devait se rendre chez ses parents ce soir là… J’ai eu vent de l’itinéraire qu’il employait pour s’y rendre et je me suis positionné sur une route isolée. Une fois sa voiture à porté de vue, j’ai tiré dans les pneus. Elle a zigzagué un moment avant de faire des tonneaux et de s’arrêter. La suite… tu connais. J’ai récupéré les balles dans leurs corps, ainsi que les douilles ; puis j’ai mis les cadavres dans la voiture, juste avant d’y mettre le feu pour que l’on croie à un accident. Mon plan était parfait, n’est-ce pas ? » Il m’adresse un sourire radieux et se lève. « Malheureusement, il y a eu un imprévu… Le fils Avren se trouvait sur place, mais il était bien caché et je ne l’avais pas vu. Tu as eu de la chance, avouons-le. Dans les journaux, le lendemain, on racontait que, bien que blessé à la tête, tu avais survécu à un terrible accident de voiture. Mais il était aussi dit que tu n’avais aucun souvenir de ce qui s’était passé… J’étais rassuré. J’ai tout de même teint mes cheveux en blonds et ai changé de nom. »

J’ai envie de parler, de m’exprimer, mais je ne sais que dire. Tant, tant, et tant de questions se bousculent dans mon cerveau, je ne sais pas par laquelle commencer. Rillek s’approche de moi, je me glisse en arrière pour m’adosser contre le mur le plus lointain de lui. Comme je suis assis sur le sol et lui débout, il me parait d’autant plus grand, et d’autant plus menaçant. Je finis par demander :
« Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi mes souvenirs affluent-ils seulement maintenant ?
- T’es complètement attardé ou tu le fais exprès ? Sers-toi de ta tête au moins une fois dans ta vie ! Souviens-toi de ta première crise… Tu te rappelles de quand c’était ?
- Quand je vous ai croisé dans le couloir – je balbutie.
- Exactement ! Et devine quoi ? Si toi tu ne t’es pas souvenu de moi, ton esprit, lui, s’en est rappelé ! Il n’a fallut que ça pour que tes souvenirs se manifestent pour revenir parmi les autres…» Il s’avance de plus en plus, il est maintenant à un mètre de moi. Je ne sais pas quoi lui répondre. J’ai peur, atrocement peur… Mes genoux tremblent, mes dents claquent, l’adrénaline s’empare de mon corps… mais je ne peux m’en servir à des fins utiles. Je suis coincé dans un coin, perdu, à la merci d’un type qui tue de sang froid, pour qui un meurtre ne représente qu’une broutille… A la merci d’un parfait psychopathe. Je suis à ses pieds désormais. Le canon de son pistolet-silencieux est pointé sur mon visage. Je suis faible… Faible et impuissant.

Je respire bruyamment, je me sais foutu. Mais je ne veux pas mourir ! Je ne veux pas m’y résoudre ! Des larmes montent jusqu’à mes yeux, un sanglot me traverse la gorge… Je sais qu’au moindre moment, il peut appuyer sur la gâchette et en finir avec ma vie. Chaque seconde peut être la dernière… Cette tension est insoutenable.
« Tu diras bonjour à tes parents de ma part ? » Je le regarde dans les yeux… dans ses yeux si cruels. Il arrive à voir mes larmes et sourit alors. « Oh… alors comme ça tu as peur ? Ça te terrifie de mourir ? Pauvre petit…
- Vous n’êtes pas obligé de me tuer ! – je m’exclame enfin, les larmes coulant à torrent sur mes joues – Vous pouvez me laisser partir ! Je ne dirai rien à personne, promis !
- Ouais…. Et dans deux heures j’suis en taule, c’est ça ? Ne me prends pas pour un imbécile…. Adieu ! – dit-il d’un ton sec. »

Pour la première fois, alors que la situation est plus critique que jamais, je fais quelque chose qui ait un semblant d’intelligence. Je décide de me servir de toute l’adrénaline qui circule dans mes veines. De toute façon, si je dois mourir, autant que ce soit en ayant essayé de survivre, pas vrai ? Je lui envoie un coup de pied dans le tibia droit. La force de l’impact lui fait perdre l’équilibre et il met un genou à terre. J’en profite pour me relever en quatrième vitesse en le poussant pour qu’il tombe à la reverse. Mais j’ai à peine le temps d’ouvrir la porte et de sortir de la pièce que déjà il tire. La balle vient se ficher dans mon épaule droite et me laisse échapper un cri. Je m’affale sur le carrelage, immobilisé par la douleur et la peur omniprésente. Belle performance : je n’ai même pas réussit à faire deux mètres. Je sens un bras musclé m’empoigner et me relever.

« Espèce de petit fils de chien – crache-t-il – C’était bien tenté… mais inutile. » Il me plaque dos au mur, m’empêchant de faire tout mouvement. Je vois brûler dans ses yeux une rage que même Hel n’égalera jamais. « Tant pis si c’est voyant dans un couloir, tant pis si l’on sait que c’est moi le coupable de ton assassinat… Peu importe. Je serai loin quand on découvrira ton corps. » Le canon de son revolver est contre ma tempe droite, le contact brûlant avec l’arme me glace d’effroi. Cette fois, c’est finit. Je me serais battu jusqu’à mon dernier souffle, au moins. Ses yeux sont plus fous que jamais, on croirait qu’il est dans un moment de pure extase… Je n’ai plus rien à faire, à part attendre que tout se termine. Je ferme les yeux.

Un bruit sourd, un cri de douleur, un corps s’affalant sur le sol. Voilà quels sont les bruits que l’on peut entendre à l’intérieur du couloir. Je me crois mort… mais je respire. Je vis ? J’ouvre les yeux pour en être sûr. Et oui, je suis bel et bien vivant. Je constate avec étonnement que le docteur Rillek est affalé sur le ventre… et que le professeur Hel se trouve derrière lui. Ce dernier a du entendre le remue-ménage et s’est empressé de venir assommer le fou furieux qui sert de psychologue à ce lycée. Quelques élèves de la classe se trouvent avec lui. Je suis d’un coup emplie d’une joie immense. Hel est venu me sauver ? C’est à peine croyable ! Le soulagement me met les larmes aux yeux.

« Merci – fais-je – Merci vraiment…
- Mais c’est tout à fait normal, Avren, je n’allais pas le laisser vous… » Il ne finit pas sa phrase, comme il ne finit pas son battement de cil, ni la pensée qui lui passe par la tête… Ses pulsations cardiaques, elles, finissent. J’avais raison, jamais Hel ne pourra égaler le niveau de rage du médecin... puisque sa vie s’arrête ici. Je sens mon cœur se broyer à l’intérieur de moi. Mais merde, non…. Non !! C’est injuste !
Le docteur pointe à présent son arme dans ma direction… mais mes camarades de classe ne le laissent pas faire. Telle une vague d’un raz de marée, ils s’abattent tous dessus et le rouent de coup. Cette preuve de solidarité est incroyable… ils me sauvent la vie. Même ceux qui ne me tiennent pas en estime… Comme Hel, par exemple. Mais lui l’a payé de sa vie… Quelle injustice... Moins de cinq minutes plus tard, le proviseur et son adjoint arrivent à l’étage pour découvrir l’ampleur du désastre. Je leur explique du mieux que je peux ce qui se passe, mais ils ont du mal à y croire… bien que l’arme dans la main du psy assommé prouve ma version des faits.
Ils sont particulièrement horrifiés de découvrir, baignant dans son propre sang, le corps inanimé de l’un de leur professeur. Et moi aussi, je le suis.

Désormais, trois semaines ont passés. Le Dr. Rillek est en prison… mais je ne parviens pas à m’en réjouir. Il a tué mes parents, c’est une chose, et c’est bien qu’il paie pour ses crimes… Sur ce point, je suis content d’avoir eu mes visions. Mais d’un autre côté, si je n’avais rien eu… rien n’aurait changé dans le monde dans lequel je vis. Peut être que Rillek n’aurait plus jamais tué de sa vie… Peut être. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à cause de moi, il a tué une nouvelle personne. Une personne innocente, et même si je ne l’aimais pas vraiment, je dois avouer que c’était une personne honnête. Et ça fait une immense différence. Si le prix à payer pour que la vérité sur mes parents éclate au grand jour soit la mort d’un type bien, j’aurai préféré ne jamais le savoir. Ça me serait parfaitement convenu.
Tout le monde me répète que je culpabilise pour rien, que ce n’est pas ma faute… Mais c’est plus fort que moi. Toutes les semaines, je me rends sur la tombe fraichement creusée du professeur Hel, comme pour le remercier et m’excuser. Et ça me fait incroyablement souffrir. A chaque fois que je lis son nom, « Robert Hel » sur la croix, j’ai l’impression de vivre la descente aux enfers de Dante… mais la montée au paradis, elle, ne vient jamais.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2009 à 22:35:53

OUAH ! :ouch ! Je ne sais pas comment décrire ce chef-d'oeuvre, a part peut-être magnifique et........franchement glauque :fou:

Plus sérieusement, c'est vraiment une excellente nouvelle, très bien écrite, racontant des faits qui paraissent parfois banals lors de la lecture d'un livre (j'ai vu sur je-ne-sais-plus-quel-site qu'il y avait en moyenne 6 morts par bouquins )mais qui sont vraiment bien racontés sur le plan des émotions du personnage : c'est-à-dire, si j'ai bien compris l'histoire, la descente aux enfers (un mec normal qui voit sa vie basculer etc etc...).
Seul point négatif : le méchant à le charisme d'une huitre pas fraiche (pour changer :fou: )et surtout il est un peu mal construit : je veux dire par là que le coup du meurtre à cause du mec qui allait "détruire" sa vie, c'est pas terrible si tu vois ce que je veux dire...

Bref, gag, tu as la capacité d'être un auteur (donc payé pour écrire j'entends bien)et je ne dis pas ça pour te faire plaisir.

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
07 décembre 2009 à 22:45:26

Oui, honnêtement son plan est à chier, je l'avoue... :hap: Mais bon, j'avais besoin d'un motif, il était pas spécialement important. C'est cliché mais bon.
Le défaut de cette histoire c'est qu'elle est trop prévisible, je trouve.
La descente aux enfers c'est en parralèle avec l'oeuvre de Dante (comme le nom du perso), La Divine Comedie (d'ailleurs adaptée en jeu vidéo sous le nom de Dante's Inferno ! :fou: ), qui parle d'une descente aux enfers et d'une remontée au paradis, il me semble (pas sûr. J'ai jamais eu la chance de lire la Divine Comédie, mais je voudrais trop...).

En tout cas, merci Zeldor :coeur: Ca me fait très plaisir, surtout la dernière phrase. J'ai fait mieux depuis, mais la plupart des trucs sous inachevés, donc bon...
La seule nouvelle que j'ai pour vous date de décembre 2007, et c'est franchement pas terrible. Sinon c'est des projets en cours, que je peux pas poster parce que je désire que ça reste top secret pour le moment :hap:
Mais par contre, j'peux vous mettre le lien de Le Prédateur, plus connu sous le nom de "Raven". Même si je la poste sur un site de Ratchet, ça na pas de rapport concret avec Ratchet, donc tout le monde peut le lire.

JennissyCooper
JennissyCooper
Niveau 10
08 décembre 2009 à 21:10:09

J'ai aussi trouvé que c'était trop prévisible, à part le moment où Hel se fait tuer. :peur:

Sans mentir, si ton écriture se rapporte à ma lecture,
tu est le phénix des auteurs de ce forum. :ange: :o))

Maintenant t'as plus qu'a poster le dernier chap de la fic. :diable: :lol:

-AtantoinE-
-AtantoinE-
Niveau 10
09 décembre 2009 à 12:49:50

Encore vivante, cette fic? :( Et tu comptes la finir un jour.... Vortex? :noel:

SquallCloud
SquallCloud
Niveau 10
09 décembre 2009 à 12:53:22

Vortex? C'est qui? :question:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 09 décembre 2009 à 14:27:20

Argh, tu ne connais pas Vortex ?! Inculte ! :fou:

gag :d) Le lien de Raven ? Oh oui STp ! J'ai commencé à lire cette fic il y a quelques années mais je ne l'ai pas fini (manque de temps :-( ). Ceux qui ne connaissent pas Raven sont prés de faire une rechercher sur le champ ! C'est la plus grande oeuvre de gag :noel: (et si vous avez trouvé la nouvelle trop glauque pour vous, passez votre chemin :mort: )

JennissyCooper
JennissyCooper
Niveau 10
09 décembre 2009 à 15:30:55

Moi non plus je connais pas Vortex... :snif:

Moi le prénom de Dante m'a fait penser à un film catastrophe: Le Pic de Dante.

http://img.ozap.com/00794242-photo-affiche-le-pic-de-dante.jpg

(vous ne rêvez pas, sur l'affiche c'est bien James Bond et Sarah Connor :fou: )
Mais ça a aucun rapport... :lol:

SquallCloud
SquallCloud
Niveau 10
09 décembre 2009 à 20:27:23

Nan moi Dante ça m'as juste fait penser a Dante de DMC :lol:

gag_jak
gag_jak
Niveau 10
09 décembre 2009 à 22:03:34

Vortex c'le modérateur du forum Ratchet & Clank : A crck in time
D'ailleurs, j'ai eu une altercation avec lui, et du coup par principe je ne mets plus les pieds sur ce forum.
Salut Atantoine... Moi c'est gag, pas vovo :oui: Et oui, elle vit... Enfin, à moitié :dehors:

Bon bah j'vais mettre le lien. J'l'ai supprimée des forums de jivé, donc elle est juste sur un site que vous ne connaissez pas.
Et Raven c'juste le nom du premier tome. La saga c'est "Le Prédateur".
Sur le site, vous ne trouverez que l'ancienne version.
Càd que je suis en train de la réécrire, pour la refaire en largement mieux, et pour me libérer totalement de l'univers de Ratchet. D'ailleurs, dans l'ancienne version, ratchet est mentionné... Dans la nouvelle il s'appelle Neels.

http://www.ratchet-galaxy.com/top-fanfictions.php

Ya juste à cliquer sur Raven.

Merci pour vos commentaires sur Psycho logique ^^

-AtantoinE-
-AtantoinE-
Niveau 10
10 décembre 2009 à 10:32:50

Ouais, t'es gag n'est pas Vortex, non, bien spur que non.... :hap:

Sinon, j'ai l'impression que tu as trouvé un petit public, sur ce forum complétement déserté ! :o))

SquallCloud
SquallCloud
Niveau 10
10 décembre 2009 à 12:19:26

Atantoine :d) Bah il est pas completement déserté puisqu'on est la :o))
Gag :d) Ok merci , a part au debut de ta fic , j'avais jamais vus de poste de Vortex...

JennissyCooper
JennissyCooper
Niveau 10
10 décembre 2009 à 15:32:00

A mais vous parlez de VortexLeBelge? :question:

  • ah ben le temps de réaction que j'ai des fois* :honte:
La vidéo du moment