En philo : une chance sur deux
Aujourd’hui, en philo, il est impossible que les sujets portent sur des questions trop éloignées du cours. Finies les élucubrations ! Le candidat doit savoir, en lisant les énoncés, à quelles notions du programme ceux-ci se rattachent. Résultat : en connaissant bien votre cours, vous ne devriez pas tomber sur de gros os.
Deux pôles = plus de la moitié des sujets
"Il existe deux pôles en philosophie pour toutes les séries de terminale : un pôle connaissance, théorie, pensée qui comprend toutes les notions qui tournent autour de la vérité et du langage et un pôle pratique où l’on retrouve des sujets liés à la justice, à la liberté, etc. Ces deux pôles représentent plus de la moitié des sujets au bac", déclare Christian Godin, auteur de La Philosophie pour les nuls et Le Bac Philosophie pour les nuls (First Editions).
Au sein de ces pôles, les possibilités sont multiples (surtout en L, où l’on compte une vingtaine de chapitres)… Néanmoins, "un sujet tombé entre un et trois ans auparavant a peu de chances d’être de nouveau choisi", affirme Christian Godin. Un conseil : procurez-vous les annales qui datent un peu, y compris celles des autres séries. Pour exemple, "Le langage ne sert-il qu’à communiquer ?", tombé en 2005 en L, était également sorti tel quel en 1996 en S.
Comment sont élaborés les sujets ?
"Une vingtaine de commissions composées de 10-12 membres et organisées par les inspecteurs d’académies se réunissent sur l’ensemble du territoire français pour faire des propositions. Le ministère de l’Éducation nationale tranche ensuite. Les professeurs ne savent pas si leurs sujets ont été choisis ou non. Les fuites sont donc difficiles… ", explique Christian Godin.
La philo à Pondichéry
Les élèves du lycée français de Pondichéry, en Inde, passent le bac en avril, bien avant les Français. De quoi se rendre compte des tendances de l’année et s’entraîner. En 2008, les candidats en ES ont ainsi planché sur "Toutes les inégalités sont-elles des injustices ?" ou "La culture permet-elle d'échapper à la barbarie ?". Leurs camarades en STG sont tombés sur "Peut-on ne croire en rien ?" et "La culture est-elle une seconde nature ?".