Oral hier apès midi.
Je tombe sur Le Menteur de Corneille, pièce de 1644 écrite en prose, l´horreur à l´état pur, dièreses à tout va...
Scène 1, acte I. "Montrer que cette scène représente bien l´écriture théâtrale"
Donc je pars avec un plan basique où je trouve 3 raisons de respect de l´écriture théâtrale :
-Scène d´exposition (présente dans toute pièce de théâtre)
-Comédie dans les règles de l´art (éxagération, rapport habituel maître/valet, etc)
-Respect de la règle de l´unité en rigueur à l´époque (24h, une seule intrigue, un même endroit) + écriture en prose
Au bout de 25 min de préparation, j´avais l´intro (vie de Corneille, contexte historique, annonce du plan) et le plan juste écrit... Je rajoute vite fait des ptits éléments dans mon plan, et en 3ème partie j´écris simplement le coup de la règle de l´unité...
Conclusion précipitée, et ça y´est, ´cest l´heure de passer.
J´arrive, je m´installe, je commence à parler de Corneille, la prof fait une tête de 10 mètres, elle a l´air de se faire chier... ça me déstabilise à mort ! Je finis mon intro, je lis en oubliant une diérèse, en faisant une liaison en "s" sur un "point en moi"... Je me rattrape, elle le note la salope...
Ensuite, je commecne mon développement, elle m´arrête et me dit "attention au temps !" mais hey ho, qu´est ce qu´elle en sait du temps que je vais mettre.
Là, grosse boulette ! Dans mon brouillon j´ai écrit partout Candide au lieu de Dorante ! Et je commence à le dire devant elle, je me rattrape mais ça me déstabilise encore + puisque je ne peux plus compter vraiment sur mes notes à partir de ce moment. Avec son historie de temps, elle me stresse, je développe très mal : je conclus en parlant d´Hernani, elle rigole même si je précise que ça a eu lieu 2 siècles + tard et c´est pour cela que Corneille respecte encore la règle d´unité... Conclu bidon avec un "et c´est pour cela que cette scène s´inscrit dans la tradition de l´écriture théâtrale". Elle me regarde, limite si elle se met pas à bailler, et là elle me sort "ha oui, comment cette scène en particulier montre la règle de l´unité ?" omme uen conne, je sèche. Je bafouille, je dis "c´est en lisant l´intégralité de la pièce qu´on s´en rend compte" elle réplique "oui mais moi je te demande pour cette scène, je ne sais pas, il y a des indices ?" je m´excuse et lui dit que je n´en ai pas trouvé. Et là, phrase qui tue "Non mais c´est pas une question comme ça, c´est important, tu dois y répondre." là je bloque, je cherche vite fait dans le livre. Je la vois avec s atête de conne, prète à triompher. Elle sort son stylo, elle va écrire que je ne peux pas répondre à sa question, et là j´ai l´illumination ! "Cliton à le rôle du serviteur, il va donc pouvoir amener à Dorante tout ce dont il a besoin sans qu´il est à bouger : on peut docn avoir un mêm elieu. Pours les 24H, cette scène montre l´impatience de Dorante, on peut supposer qu´il va vouloir aller vite pour toute ce qui permettra d´avoir une action en 24h." Elle acquiesse, ouf, j´ai réussi ! Ensuite, question sur ce qu´on a fait dans l´année. Elle s´attend à ce que je me plante, je parle du Cid, d´Antigone, des diérèses dans Le Menteur, du fait que Corneille se moque de lui même.
En bref, un exposé baclé et superficiel, un entretien très mal commencé mais bien fini.
Peut être la moyenne, mais pas sûr !
On saura ça lundi.