
Bon, je sais bien que la plupart d´entre vous n´a dans la tête qu´une chose obsédante qui commence par b et qui finit par c, mais pour ceux qui s´intéresseraient à ce qui se passe en ce moment au fin fond de la Californie, sachez qu´il y a dans le Joy-Pad de ce mois-ci (la couverture toute orange avec les fameuses lettres GT et une photo de Kazunori Yamauchi, vous ne pouvez pas le rater) une interview très intéressante de (devinez qui) Jason Rubin, en pleine forme.
Comme je suis un mec sympa (et modeste) je me suis permis de recopier ici l´interview (mais pas tout, faut pas déconner non plus, et puis juridiquement je sais pas si c´est défendable). Voici donc les moments les plus importants pour vous, je pense, de l´interview (très très intéressante) que vous pouvez lire en entier si vous dénichez le magazine.
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- Qu´en est-il d´Andy Gavin ? Travaillez-vous toujours avec lui ?
Andy est assis là, à quelques mètres de moi, travaillant sur notre dernier projet www.flektor.com, un outil de création de média en ligne et gratuit. Je me suis bien éclaté à la création de Flektor. C´est une expérience très différente de celle des jeux vidéos. Allez vérifier !
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- Juste avant de quitter Naughty Dog, vous avez eu ces mots contre l´industrie du jeu vidéo...
Malheureusement, je ne pense pas que l´industrie ait beaucoup changé depuis que je me suis plaint de l´anonymat des développeurs de jeux. Je ne vois toujours pas leur nom sur les packagings, ni celui des musiciens, réalisateurs ou autres artistes. Certains éditeurs ne donnent même plus de nom à leurs studios de développement, et ça devient "[Nom de la compagnie] East", "[Nom de la compagnie] Paris"... Ca craint. Tout média qui n´honore pas ses artistes peut difficilement prétendre au rang d´art.
- Comment avez-vous occupé les mois qui ont suivi votre départ de Naughty Dog ?
J´ai essayé de prendre des vacances, mais j´avais trop d´idées en tête. L´une d´elles se déroulait dans un monde que j´avais appelé Iron and the Maiden. J´aimais le nom, un jeu de mots sur un engin de torture médiéval (NDLR : Iron Maiden, soit vierge de fer), et j´avais déjà des idées sur les personnages et l´univers, mais pas encore de scénario. J´ai alors rencontré pas mal de gens à Hollywood, et j´ai appris beaucoup de choses sur l´industrie du comic book. Cette rencontre m´a inspiré, et j´ai transformé Iron and the Maiden en comics.
- Iron and the Maiden est un nouveau projet multimédia ?
Oui, je veux essayer quelque chose de nouveau. D´abord I&TM sortira en comics, puis il devrait être adapté en film et/ou en jeu vidéo. Après avoir travaillé avec les gens les plus talentueux dans le business, difficile de repartir de rien et de rassembler une équipe aussi motivée. Actuellement, j´ai une petite équipe qui travaille sur des modélisations 3D, histoire de voir si I&TM passe bien sur écran. J´ignore comment les choses vont progresser...
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- Et vous avez aussi ce projet, Flektor ?
Oui, c´est un outil de création présentations online pour MySpace, eBay, un mélange de Photobuckt, Imovie, Slide, Quizilla... et c´est gratuit. Le meilleur moyen pour l´expliquer aux gens, c´est d´aller sur www.flektor.com. Dites-leur que vous venez de la part de Jason.
- Pouvons-nous espérer un véritable retour sur le devnat de la scène vidéoludique ?
Seul le temps le dira. Honnêtement, je n´en sais rien. Il y a tellement d´opportunités dans ce monde. Et je suis déjà bien occupé...
[Fin de l´interview]
Voilà, vous n´avez plus qu´à appeler les avocats de Joy-Pad pour me poursuivre avec un bazooka.