Je suis à nouveau scandalisé par une action du gouvernement dans le milieu hospitalier. Petit rappel des faits :
1) le monde médical est en crise, avec de plus en plus de médecins partant à la retraite, un numerus clausus en 1ère année de Médecine qui stagne (or c'est lui qui régule le nombre de médecins a posteriori) et une pénurie à venir d'ici 10 ans. Qui se fera avant tout sentir dans le secteur rural, déjà durement touchées par le manque de médecins et d'hôpitaux.
2) Les professionnels de santé travaillant à l'hôpital, qu'il s'agisse des médecins, des infirmiers ou des aides-soignants sont, dans la plupart des établissements, soumis à une charge de travail énorme. Dans plus en plus de services ou constate des sous-effectifs effarants, et cette tendance va aller naturellement en s'accroissant, à cause du vieillissement de la population.
Face à ces problèmes de premier ordre, je dis bien de premier ordre (pourtant on en entend peu parler), voilà ce que le gouvernement (et Sarkozy, soyons francs) fait :
- coupes budgétaires drastiques
- réduction des effectifs (les deux sont liés me direz-vous)
- fermeture de services de chirurgie dans les hôpitaux de campagne
Capitalisation à outrance, ultra-libéralisme en figure de proue, Sarkozy continue de faire des siennes en effritant petit à petit le système social français qui en fait le pays à peu près égalitaire dont on peut s'estimer fiers. Car l'argent des malades ne transitera alors plus par la Caisse d'Assurance Maladie, mais bien par les cliniques privées. Alors que Barack Obama est en train de convertir le système de santé américain en un modèle presque européen, la France de Sarkozy prend le chemin inverse. Il me fait peur, il a encore 2 ans pour faire passer toute la merde qu'il a encore dans la tête. 