..:://Chapitre 5\\::..
«Où suis-je ? Il fait tout noir, je n’arrive pas à voir quoi que ce soit… » Et en effet, je ne voyais rien. J’étais seul, perdu dans un lieu inconnu, sombre et froid. J’essayais tant bien que mal d’avancer, pour désespérément espérer trouver un peu de lumière. Quelques minutes (et quelques dizaines de mètres) plus tard, je ressentis un coup au niveau de mes jambes. A tâtons, je tentais de chercher ce qui avait provoqué cette douleur. Mes mains tombèrent alors sur ce qui semblait être une boîte métallique. J’ai sentis ce qui semblait être l’ouverture. J’ai donc décidé d’ouvrir la boîte. Après quelques essais, j’y suis parvenu. C’est alors qu’une aveuglante lumière blanche en sortie, ce qui me rendit momentanément aveugle. Quand je pu rouvrir les yeux, la lumière blanche était devenu plus rougeoyante, et la température avait augmentée, un peu comme si j’avais libéré le soleil. Soleil qui semblait décidé à partir rejoindre Morphée. Je pus aussi apercevoir le lieu dans lequel je me trouvait, qui ressemblait à une immense plaine, si l’on exceptait qu’a quelques mètres devant moi se trouvait la bout d’une falaise, plongeant sur ce qui semblait être un océan. Une immense étendue d’eau bleue, buvant un soleil orangé, un décor parfait.
Au bout de quelques minutes d’observations silencieuses, j’ai entendu un bruit derrière moi. Je n’ai pas eu le temps de faire un mouvement que je sentis un poids sur mon visage, et je me suis retrouvé dans le noir.
« _ Qui c’est ? Me demanda une voix féminine.
_ J’allais poser la même question !
_ Aller, essaie de deviner !
_ Mais je sais pas !
_ Alala, ces garçons alors ! »
Et tout en disant ces mots, la mystérieuse inconnue retira ses mains de mon visage. Je me suis naturellement retourné qu’an j’aperçu nulle autre que… Christina !
«_ Alors surpris ? Me demanda-t-elle
_ Ben euh ouais, plutôt pas mal !
_ Si on s’asseyait pour parler ? On serait plus à l’aise, non ?
_ Oui, c’est vrai, bonne idée !
_ Joli paysage non ? On ne voit pas souvent de coucher de soleil comme ça.
_ Oui, faut profiter de celui là alors ! »
Notre conversation était très ouverte, je n’avais jamais autant parlé comme ce la à une fille auparavant. Tout y passait : nos divers hobbys, notre vie, tout ! C’est comme ça que j’appris qu’elle était une grande fan de musique (« principalement de rock » me précisa-t-elle), qu’elle était l’objet des fantasmes de beaucoup de garçons de son collège, que beaucoup de filles la détestait, car elles étaient jalouses d’elle ; et j’appris aussi qu’elle était en ce moment même amoureuse. Ce qu’elle m’annonça bizarrement d’ailleurs, l’air presque gênée. Peut être que c’était de moi dont elle était amoureuse ? « Non » Me dis-je, ça ne peut pas être de moi. Mais de mon côté j’étais sous son charme, et là, nous n’étions que tout les deux, seuls, avec face a nous un couché de soleil des plus romantiques possibles. Je ne pouvais pas laisser passer une occasion comme celle là. J’ai donc pris mon courage à deux mains, et je suis me suis lancé.
« _Au fait, Christina, je voulais te dire un truc, que j’ai jamais dit à une fille…
_ C´est à dire ?
_ Et ben… C’est pas simple à dire du tout, je sais pas trop comment m’y prendre… Hésitais-je, écoutes, je… je t’aimes. »
Cette déclaration me mis mal à l’aise, j’avais très chaud, mais ce devait être normal. Je n’attendais qu’une chose, la réponse de Christina. Mais sa réponse sembla mettre des heures à venir. Et durant tout ce temps, je me sentais tut petit, impuissant. C’est alors que ses lèvres se décolèrent…
« _ Ah bon… Ben merci, mais… bafouilla-t-elle, Je te l’ai dit tout à l’heure, je suis amoureuse en ce moment, et ces sentiments, je… Je ne les ressens pas pour toi… Je suis désolé. »
L’effet de sa réponse eut l’impact d’une bombe. Comme si une bombe explosait dans mon cœur. Je sentis le sol se dérober, et tomber, avec moi. La chute allait être brutale. Me voilà maintenant plongé dans les froids et noires profondeurs de l’océan. Me revoilà au point de départ, ou presque, dans un monde sombre et froid. Sauf que je pouvais voir une chose. Une personne même. Christina, sa silhouette, me regardant. Je lui tendais mes mains, comme pour me raccrocher à la vie, à quelque chose pouvant me sauver de ces ténèbres, de ce cauchemar que je vivais. Comme je l’avais pressentis, la chute fut brutale. J’avais l’impression de m’être fracassé tous les os de mon corps. Je souffrais. Mais je n’avais aucune blessure physique. Juste une plaie béante au cœur, une hémorragie qui n’est pas prête de s’arrêter. C’est alors que j’aperçu à nouveau Christina, penchée au dessus de mon visage, et m’appelant. « David ? David ? ». Et sans savoir pourquoi, ma seule réponse fut un hurlement indescriptible, comme un cri d’outre tombe. Je voyais Christina se pencher au dessus de moi encore une fois, et c’est alors que…
« _ David, est-ce que ça va ? Me demanda une infirmière.
_ Hein, quoi, qu’est ce qui s’est passé ? »
Je n’étais plus dans l’océan, mais dans ma chambre d’hôpital, couché sur el dos à même le sol, une infirmière face à moi.
« _ Tu vas bien ? Quand je suis venue, alertée par le bruit de ta chute. Il faut le faire quand même pour tomber d’un lit comme ceux là… Tu a du faire un cauchemar, aller, recouches toi, il est tard. »
Un cauchemar… Mais bien sur, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ! J’ai du m’asseoir sur le rebord du lit, que j’ai pris pour le rebord de la falaise, et tomber, comme dans mon cauchemar. Ce qui voulait aussi dire que tout ce dont j’ais rêvé n’est pas vrai…
A suivre...