OASIS DIG OUT YOUR SOUL
Incroyable.
Ma première pensée va à ceux qui trouvent qu'Oasis ne se renouvèle jamais. BAM !
Ma seconde pensée est que cet album va diviser les fans, c'est catégorique! Les puristes rock n'roll ou les hooligans anglais seront partagés!
Mais putain, un album d'Oasis dans l'air du temps, un putain de voyage psychédélique, qu'est-ce que j'ai pu en rêver ! Oasis vient tout simplement de sortir l'opposé de "Don't Believe The Truth", sorti 3 ans plus tôt.
Les mecs, vous allez planer. C'est un voyage, un concept. A part The Shock Of The Lightning, vous n'avez pas le droit d'écouter une chanson à part de l'album, j'interdis ! 
Allez c'est parti, attention au décollage.
Bag It Up: On commence direct. Pas de fioritures, pas d'intro longuette à la Turn Up The Sun, on débute les hostilités rapidement. "Gold and silver and sunshine" Voix surprenante du Kid mais tellement bonne. Ca fait oldies et en même temps tout neuf. Arrivée du refrain, claque dans la tronche. Les dotues sur la production trop américaine s'envolent rapidement,c 'ets du putain de son anglais. Les descentes sur le "Hiiiigh" ou même sur les couplets sont bandantes. Référence aux Stones « Monkey Man », « Shine a light », on sait d’où on vient. Outro dantesque à la « Lord Don’t Slow Me Down » qui déroule directement sur…
The Turning : Intro plus posée, un piano qui s’éclate sur les variations du “Ré”. Ca crée une ambiance nocturne très agréable. « Eyes over the city » Début des métaphores religieuses. La chanson en est remplie. Le couplet laisse place à un refrain dévastateur qui détruit tout sur son passage, aidé par une chorale derrière : « So cooome ooooon, shake your rag doll baby ! » Ca envoie sévère, n’oubliez pas de recoller vos dents. Solo de guitare « oasisien » mais ce qui frappe vraiment est ce refrain où l’on a l’impression d’être le maître du monde juste en l’écoutant. L’outro est vraiment réussie, on a l’impression que le son est de plus en plus bas avant de revenir à la charge avec du piano. On termine finalement sur des arpèges qui rappellent fortement « Dear Prudence » des Beatles.
Waiting For The Rapture : Après un début à couper le souffle, cette piste là va être très controversée. Le morceau se base sur une ligne de basse et un son de guitare bien cradingue. La voix de Noel est cependant parfaite et le refrain où il monte dans les aigus réussi. Le début ets malgré tout un peu vide L’arrivée de la batterie après le premier refrain ainsi qu’un riff de guitare persistant donnent de la force au morceau. Finalement, c’est un morceau qui ne fait que monter en puissance jusqu’à la fin, mais il y a un petit arrière gout d’inachevé quand même.
The Shock Of The Lightning : Bon, celle-là tout le monde la connaît. On savait que c’était la seule qui ressemblait à du Oasis, mais elle s’insère finalement très bien dans l’album. C’est toujours la même claque. Vraiment un putain de single. Ca va à 100 à l’heure. Quand on pense qu’on a eu des « Hindu Times » ou des « Lyla » avant ça…
I’m Outta Time : Les extraits nous laissaient penser que ça allait être une pure ballade lennonienne, on a pas été déçus. La voix de Liam n’avait pas été si belle depuis « She’s Electric ». C’est juste beau, clair, posé, le refrain est envoutant. On va finir par la croire, cette histoire de réincarnation de Lennon ». En parlant de lui, le sampler de Lennon en fin de chanson se marie bien avec l’outro, ça fait pas du tout prétentieux. La seule vraie ballade de l’album mais quelle ballade !
(Get Off Your) High Horse Lady : On nous la présentait comme un ovni, c’en est bien un. C’ets vrai que ça ressemble beaucoup à « Why don’t we do it in the road » En tout cas, la voix de Noel passée au Vocoder et la ligne mélodique donnent le son psychédélique attendu. C’est vraiment un nouveau son pour Oasis, mais en fin de compte, ce morceau fait surtout office d’interlude entre un début d’album explosif et une fin plus calme mais aussi plus psyché. On est vraiment dans le style de l’album concept là.
Falling Down : La chanson planante par excellence. C’est vrai que pour le coup la voix de Noel se prète mieux que celle de Liam. On a l’impression de faire face à un type paumé dans l’espace. Une vraie réussite psyché basée sur quatre accords basique
Le meilleur moment est sans doute la partie « Catch the wheel that breaks the butterfly » surtout la deuxième fois. On sent dans ce morceau l’influence qu’a eu le piano dans l’album plutôt que la guitare, moins présente.
To Be Where There’s Life : Bon celle-là, je savais que j’allais pas être déçu. Intro avec des sitars pour se mettre dans le bain, puis l’arrivée de cette basse ! On a l’impressiond ‘écouter un vieux morceau de Pink Floyd. Envoûtant, psyché à mort, la voix de Liam est limite hypnotisante, preuve du retour en forme d’Our Kid. Les deux frangins finissent par chanter en chœur « DIG OUT YOUR SOUL ! », le titre de l’album dans une ambiance jamais vue chez Oasis. Surprenant mais réussi.
Ain’t Got Nothin : On finissait par oublier qu’Oasis était un groupe de rock. Ain’t Got Nothin remet les pendules à l’heure. Très heureux par la production qui sauve la chanson selon moi. Bien meilleure que la démo qui nous avait fait grincer. L’intro est vraiment bonne avec l’arrivée de cette batterie puissante ! Après la voix de Liam me semble moins convaincante que sur les autres morceaux. On retrouve une voix rocailleuse plus rock. Là encore, comme sur « Waiting for the Rapture », il manque un truc pour que ce soit réellement prenant.
The Nature Of Reality : Alors là, il faut le temps de l’adopter. J’ai pas trop aimé à la première écoute avant d’adorer à la seconde. L’ambiance est vraiment glauque, tout comme les paroles de la chanson signée Andy qui parlent de divorce et de thérapie. Mais le plus étonnant dans ce morceau est la voix de Liam qui donne une vraie dimension à ce morceau. « It’s only in your miiiiiiiiind » » Ouais putain on peut le dire, c’ets lui qui rend la chanson bien ! Le meilleur chanteur des 90’s n’est donc pas mort, il peut toujours faire des miracles.
Soldier On : Un très beau final. Une fois de plus, Liam est vraiment hypnotisant, sur tout ce qu’il fait : couplets avec l’écho, les « La la la » du refrain. Je me répète mais cette ambiance psyché est vraiment prenante et la production parfaitement réussie. La fin du morceau avec la répétition des « Soldier On » est simplement planante. La voix part puis revient avant de s’envoler définitivement, comme une sorte de fantôme. Ouais c’est ça, en fait le disque est hanté par je ne sais quoi.
En résumé, une grosse surprise qui ne laissera personne indifférent. Une vrai réussite à mes yeux avec des morceaux exceptionnels et d’autres un peu en dessous.
Un vrai concept, cohérent, fin du voyage. Le son s’avère excellent.