Je me permets de donner un argument assez convaincant, mis en forme en premier lieu par deux parfaits inconnus (René Goscinny et Albert Uderzo) avec un héros très peu célèbre (Astérix) alors que les mots anglais faisaient leur apparition en France, en 1973, gênant ainsi les défenseurs de la langue française dont Maurice Druon était le chef de file, et à qui les créateurs du petit gaulois firent cette "croustillante" réponse, sous forme d´une planche de BD dont voici les textes :
Narrateur : Les années 60 ont vu l´invasion du vocabulaire étranger dans la langue française. Cela a donné le "franglais". Mais ce n´est pas la première fois que cela arrive. Déjà en Gaule, vers les années 60 (avant J-C of course...)
Bonnemine : Hep ! Vous deux ! Ne marchez pas sur mes géraniums !
Astérix : Oups ! Mea culpa !
Bonnemine : Vous pourriez faire un peu attention ! C´est le minimum !
Abraracourcix : Chérie, un peu de décorum !
Bonnemine : AH, NE CRIE PAS, HEIN ! CE N´EST NI UN FORUM NI UN AUDITORIUM, ICI !
Abraracourcix : MOI JE CRIE ? C´EST TOI QUI HURLES ! TAIS-TOI C´EST UN ULTIMATUM !
Bonnemine : UN ULTIMATUM ? TU VAS VOIR !
Abraracourcix : NON ! PAS L´AQUARIUM !
Panoramix : Je vous ai entendus... c´est une honte ! Vous ne parlez que latin ! Il faut préserver la pureté de notre belle langue !
Tous : Nous parlons latin, nous ?
Panoramix : mais oui, auditorium, ultimatum, aquarium, c´est du latin, tout ça !
Astérix : Mais alors, druide, que faut-il dire ?
Panoramix : Eh bien, il faut dire : "Salle pour audition publique", "Proposition n´admettant pas de contestation", "Réservoir destiné aux animaux d´eau douce ou d´eau salée"... ...
Et caetera, et caetera.