CHAPITRE 8 : Les 500 signatures…
Xibolt monopolisait désormais toute l’attention de la planète depuis le satellite, ayant disséminé des haut-parleur de soixante mètres de haut dans tous les endroits stratégiques de la planète, à savoir la Tour Eiffel de Paris, l’Empire State Building de New York, le Taj Mahal d’Inde, le Big Ben de Londres, et le mur de Gaza (poser les enceintes à cet endroit avait été une tâche complexe et très risquée, c’est pourquoi Xibolt envoya Silver comme chèvre se faire cribler de balles par les tirs israéliens et palestiniens. Meuh oui, il s’en remettra).
Xibolt : Oui ! La Révolution Capillaire est en marche !
Lorenz : C’est pas la peine de répéter, patron, vous l’avez déjà dit le 15 octobre.
Un intermittent du spectacle se leva et pointa un doigt accusateur sur le ciel.
L’intermittent : Ce gouvernement prétend s’occuper de nous, mais il nous distrait avec des extraterrestres minables dans un vieux spectacle son et lumièr…
Patrick Lelay empoigna un dossier du Droit de Savoir et assomma l’intermittent d’un solide coup sur le crâne. Ce dernier retomba lourdement sur le sol.
Xibolt : Vous, vous avez de la jugeote, le petit avec une gueule de requin. Je vous ferai probablement ministre.
Patrick Lelay : C’est ça, connard !
Xibolt : Vous m’insultez ?
Patrick Lelay : Mais non, connard !
Xibolt : Bon, d’accord… Quelle est la plus intelligente forme de vie que vous ayez sous la main ?
Etienne Mougeotte : Ben, j’ai Laurent Fortin…
Xibolt : On s’en contentera.
Laurent Fortin, l’acteur de Mon Incroyable Fiancé sur TF1 surgit de derrière un rideau, avec une tronche de killer. Olin le suivit de très près.
Olin : COPAAAIIIN !
Xibolt : Mais, qui c’est lui ? C’est le peureux de la bande de nuls des deux premières saisons qui passait son temps à humilier un cas social en puissance ?
Olin : Ah non, c’est moi, le cas social en puissance. On a échangé nos corps, mais c’était pas voulu. Là, je viens de laisser mes potes, j’allais prendre l’air.
Xibolt : Et bien, soit, tu n’as rien à faire là. Laisse-nous parler d’être vivant à être vivant.
Laurent : Qu’est-ce que vous voulez à mon peuple ?
Xibolt : Je leur propose une solution pour faire disparaître toutes ces vieilles coiffures.
Laurent : Comment ? Vous avez un remède ?
Xibolt : Oui, mais je ne le distribuerai que si je suis élu comme dictateur ultime de votre planète.
Laurent : Mais c’est un ignoble chantage ! Je n’y cèderai pas !
Xibolt : Vous non, parce que vous êtes habitué aux vieilles coupes, mais l’ensemble des Terriens, si. Et, d’après ce que je sais sur vous, vous avez acquis une immense popularité auprès des Français… Vous irez donc me chercher les 500 signatures requises pour une candidature à une élection.
Laurent : Mais vous n’y pensez pas !
Xibolt : Je pensais bien que vous n’accepteriez pas. Mais j’ai de quoi y remédier… PLONGI !
Un minuscule extraterrestre hagard, aux yeux globuleux et doté d’une antenne particulièrement ridicule apparut à côté de Laurent.
Xibolt : Plongi est un hypnotiseur de renom qui ne tardera pas à vous avoir en son pouvoir. Il en profitera pour hypnotiser l’autre olibrius à côté de vous.
Olin : Olibrius ! Pas mal, celui-là ! Mais je ne suis pas d’origine romaine !
Xibolt : Vous en profiterez pour améliorer le QI de ce type.
Plongi : Maintenant, regardez-moi et écoutez-moi attentivement!
Olin : Pourquoi ?
Plongi : Je vais vous raconter une journée de Doc Gynéco… Alors, d’abord, il se lève à 13 H, il fume un pét’ au lever, prend une ligne de coke, réajuste son bonnet, puis il bâille, puis il se vautre devant la télé, puis il s’assoupit…
Trente secondes plus tard, Laurent et Olin ronflaient comme jamais. Plongi profita de leur sommeil profond pour leur glisser un walkman dans les oreilles.
La phrase du walkman était la même : « Je suis un envoyé de Xibolt, j’ai une mission suprême, j’irai chercher les 500 signatures pour que Xibolt soit le maître de ce monde de quiches », répétée 159 fois.
Ceci fonctionna très bien sur Laurent qui se leva et courut à toute vitesse vers la ville quérir les signatures convoitées.
Mais chez Olin, la bande de la cassette était endommagée et ce que retint l’ado fut la phrase « Je suis… Une… Quiche… ».
Olin : Je suis une quiche… Je suis une quiche… Je suis une quiche…
Xibolt : Alors, esclave ! Tu vas les chercher, ces signatures ?
Olin : Une quiche n’a pas de jambes, seulement du fromage et des lardons…
Xibolt : Rââââh !
Plongi : Je suggère de le renvoyer chez ses amis.
Xibolt : Bonne idée, ils seront trop occupés à chercher l’origine de son lavage de cerveau.
Une énorme pince métallique prit Olin par le pull et le déposa quelques kilomètres plus loin, devant le van des Flandeurs.
Olin : Je suis une quiche…
Daxou : Ca, c’est pas nouveau, Olin…
Olin : Je suis une quiche…
Max : Où t’étais passé, Olin ?
Olin : Je suis une quiche…
Gofter : OLIN !
Olin : Je suis une quiche…
Daxou proposa de mettre Olin au micro-ondes, pour vérifier, mais en fin de compte, Bojack fut le plus perspicace.
Bojack : Il n’est pas aussi boulet, d’habitude…
Klaww : On voit bien que tu le connais pas !
Bojack : Je suis sûr, il s’est fait laver le cerveau ! Les gars, je suis sûr que votre Xibolt est derrière tout ça ! Les cheveux et Olin !
Zeneso : Ce qui expliquerait pourquoi la Marque des Ténèbres de Xibolt flotte dans le ciel…
Sophyr : Ah bon, il en a une ?
Zeneso : Mais oui, une Game Cube avec des gueules de Mario tout autour, il est accro depuis le premier épisode…
Daxou : Vous êtes sûr que vous voulez pas mettre Olin au micro-ondes ? On verra bien s’il explosera !
Max : Nan, on est partis ! On doit trouver Xibolt, avant qu’il ne profite de la situation !
Retour chez Xibolt…
Xibolt : Lorenz, préparez mes affiches électorales…