Les Noces Funèbres :
Yaouh ! Tim Burton, alias le génie quarantenaire du bizarroïde cinématographique, nous offre ici un petit numéro de marionnettes plus que séduisant ! Jetons un coup d´oeil au scénario : Victor, jeune homme filiforme et maladroit, doit épouser Victoria dans un mariage d´argent, mais, alors qu´il révise ses serments, passe l´alliance à une racine qui se révèle être le doigt d´une morte sexy attendant depuis deux plombes ce que Victor vient de faire : se marier avec elle. Inutile d´en dire plus. "Les Noces Funèbres" est une poèsie joyeusement macabre, visuelle et lyrique, où le monde des vivants, noir et blanc, glacé et glaçant, puritain, se compare à un monde des morts urbain, multicolor et agréablement tordu. Ne vous attendez pas à des dialogues du style "Nous sommes les morts qui ont été ensorcelés par un enchantement que tu vas devoir détruire, Victor", façon Hollywood. Chez Burton, il n´y a que le plaisir de faire du cinéma, d´exploiter chacune des possibiltés scénaristiques et visuelles de son idée magnifique qui se résume à cette idée : la mort est dix fois plus chouette que la vie, mais on peut naviguer entre les deux, et seul l´amour donne envie de rester vivant.
Ce film est une merveille, un petit bijou étrange et envoûtant dont chacune des pierres précieuses émerveille sans éblouir. Ravi de voir que rien n´a changé dans l´esprit des films du maître en poésies tordues et hors du temps.