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Topic du ciné

metalkratos
metalkratos
Niveau 10
21 février 2011 à 18:54:21

Perso, je trouve un film comme Sin City bien plus agréable à regarder qu'Avatar.
Et en plus, y a une vraie histoire.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 19:00:46

C'est pas comparable, faut arrêter là.

metalkratos
metalkratos
Niveau 10
21 février 2011 à 19:10:25

En quoi ça ne l'est pas ?
Ah si, je sais.
Le scénario, inexistant dans l'un, immense dans l'autre.
Les acteurs, géniaux (à part Sigourney "Ripley" Weaver qui a un rôle bien pauvre et Michelle "Je ne survis dans aucuns de mes rôles" Rodriguez, y a peu de monde à sauver dans Avatar).
Le tapage médiatique pour au final pas grand chose.
Oui, faut arrêter.
Avatar, ça pue.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 19:25:20

C'est pas graphiquement comparable, et ce n'est pas non plus comparable en terme de public visé. Je vois pas pourquoi vous comparez ces deux films sérieusement. Comparer 300, Watchmen et Sin City c'est normal. Mais je vois pas le rapport avec Avatar.

kid_99
kid_99
Niveau 10
21 février 2011 à 19:32:45

Je parlais de film entièrement tourné sur écran vert/bleu. La on parle de la technologie.

De toute façon "finding Nemo" overkill tout le monde :p)

[Crash-T]
[Crash-T]
Niveau 10
21 février 2011 à 20:35:33

Bof, je préfère largement un petit "Silence des Agneaux" que "Le Monde de Némo". Niveau technologie et scénario c'est le jour et la nuit !

kid_99
kid_99
Niveau 10
21 février 2011 à 20:45:11

C'est sur que les styles sont totalement différent aussi :p)

Finding Nemo est un film d'animation surtout pour les enfants ^^

-gofterdom-
-gofterdom-
Niveau 10
21 février 2011 à 20:52:01

Tout d'abord, toutes mes excuses à Back Swan et à Darren Aronofsky pour cette critique qui, bien que pensée de bout en bout, n'aurait sans doute pas été aussi rude si elle ne s'inscrivait pas dans la continuité des films d'aujourd'hui, et leur réglait aussi un peu leur compte par la même occasion. Elle a d'ailleurs été rédigé après une seule vision du film, donc si des détails ne sont pas totalement exacts, c'est simplement que le film ne les a pas rendu assez intéressants pour permettre à ceux-ci de s'accrocher plus longtemps dans mon esprit. Notez que cet écrit s'inscrit comme un cri de protestation face à toutes les éloges que ce film a reçu, et non pas comme une vraie critique expliquant la trame principale de l'histoire, il est ainsi préférable d'avoir vu le film avant de le lire.

Bon, commençons par le début. Black Swan a reçu des réponses relativement unanimes de la presse, raflant au passage un bon paquet de récompenses, en particulier pour la prestation de Natalie Portman, qui est par contre absolument impossible à critiquer pour l'occasion. L'actrice attendait de toute évidence depuis plusieurs années d'avoir un rôle à sa mesure, et si celui-ci ne lui a pas donné la profondeur nécessaire à atteindre le panthéon, il lui aura au moins permis de prouver qu'elle pouvait jouer la paranoïa et la folie de façon absolument saisissante, au point de m'être surpris un moment à faire mentalement la comparaison entre elle et Falconetti dans la Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, c'est dire. De son côté, Vincent Cassel montre une nouvelle fois à quel point il est un acteur accompli, malheureusement dans un rôle peu consistant. Alors, pourquoi tant d'aigreur face à Black Swan si l'actrice principale est saisissante de réalisme et de justesse dans son rôle ? La réponse tient une phrase : Le film est facile, beaucoup trop facile.

On le sait, pour faire un très bon film, il est intéressant d'avoir une sous-trame de dimension théologique ne rythmant pas l'action, mais instaurant une espèce de message sous-jacent ainsi qu'un message plus profond avec le spectateur que celui uniquement présent à l'écran. Dans la Mort aux Trousses d'Hitchock par exemple, c'était le personnage principal qui ne s'était pas encore libéré de l'emprise que sa mère avait sur lui, figure de l'autorité et de l'enfance à la fois, jusqu'à avouer indirectement une immaturité sexuelle face aux femmes qu'il lui arrivait de rencontrer (« je n'aime pas les femmes honnêtes, je me sens obligé de leur dire que j'ai envie de leur faire l'amour »). Et dans Black Swan ? Et bien.. Exactement la même chose. A vrai dire cela n'aurait pas été un problème si cette intrigue secondaire s'était inscrite de manière aussi délicate et subtile que dans le film précédent, si elle s'était retrouvée inconsciemment dans notre esprit comme faisant parti du passé implicite des personnages, au lieu de nous l'assener comme cela a été fait. Car pour faire comprendre quelque chose, tous les moyens sont utilisés ici : Héroïne habitant encore chez sa mère alors qu'elle n'a de toute évidence plus l'âge pour ça, manque de confiance sexuelle exprimé par des mots plutôt que par les images : « Est ce que tu as déjà fait l'amour ? » est demandé à l'héroïne, qui se perd dans un silence gêné. Et on assiste incrédule à la scène où elle jette tous ses doudous de son enfance, en se murmurant que ce n'est pas possible, qu'il ne peut pas nous montrer quelque chose d'aussi cliché. Apparemment si. C'est à se demander si le réalisateur ne serait pas arrivé plus facilement au résultat escompté en affichant un panneau, comme dans les films muets, avec marqué : « Nina se sépare de son enfance ». Au moins on aurait pu éviter le jeu rigide ultra-convenu de la mère qui veut voir sa fille réussir là où elle-même a échoué, et les scènes de masturbation de Nina n'apportant rigoureusement rien à la narration. On devient une femme en se touchant ? Il aurait mieux fallu approfondir ses relations sexuelles avec les inconnus qui la faisaient vraiment basculer d'une enfant à une femme débridée sans aucune retenue, parfaite pour incarner ce fameux cygne noir.

Et ce n'est qu'une seule des façons de montrer que pour tout son film, Aronofsky a à chaque fois choisi la façon la plus simple de montrer ce qu'il voulait, sans aucune originalité ni prise de risque. Quelques exemples, en vrac, car si j'avais commencé à les retenir durant la projection, je me suis vite arrêté par ennui, tellement leur nombre était important : Lily incarne la liberté que la mère de Nina semble lui avoir toujours refusé, mettons lui un tatouage ! Nina est torturée, en proie à des bouleversement intérieurs ? Mettons lui une cicatrice ne cessant de grossir, ça ne s'est jamais vu ! L'héroïne dont le monde devient progressivement inquiétant ? Mettez là dans un métro ! C'est facile de susciter une atmosphère inquiétante avec une fille aux yeux effrayés dans un micro, on le sait, passez à autre chose ! Encore mieux, Nina qui commence à se faire absorber toute entière dans son rôle de cygne ? Osons la difficulté, faisons la elle-même se transformer en cygne, ça devrait être une approche suffisamment subtile ! Le début du film était pourtant plus prometteur que cela, alors que Nina commençait à s'apercevoir un peu partout autour d'elle, donnant une vraie dimension effrayante à son début de schizophrénie, mais le réalisateur a ensuite décidé de prendre une autre voie en ressortant son côté m'as-tu-vu qu'on lui connaît. D'ailleurs, en analysant tous ses longs-métrages, on se rend compte de toutes les similitudes qui y sont présentes. Requiem for a Dream, un film certes très efficace, énormément inspiré de (voir plagiant par moment) The Panic in Needle Park de Jerry Schatzberg, en rajoutant le côté racoleur et tape-à-l'oeil qu'il sait fonctionner à chaque fois, parle de différents personnages essayant de se sortir de la drogue. Si on voit le film en n'ayant rien vu de similaire, il est excellent c'est certain. Mais lorsque l'on se rend compte que tout ce qu'on voit a été déjà fait, et que tout ce qu'il a fait n'était que d'en rajouter, de plus en plus, pour tomber dans la démesure la plus totale là où le film se voulait au départ réaliste, il est difficile de ne pas ressentir un brin d'écœurement, et c'est exactement ce qui se produit avec Black Swan. D'ailleurs la belle réussite de Black Swan, ce sont les scènes de folies, et on voit que celles là il les a lui-même déjà faites dans Requiem ou même The Fountain (un autre de ses films), tout en piochant allègrement dans Lynch, Cronemberg, ou encore Powell. Ces scènes de folie qui arrivent tout d'ailleurs après une montée en puissance très mal maîtrisée, on a l'impression que son professeur de danse lui a à peine fait quelques remarques pour qu'elle disjoncte complètement, laissant peu de place et de force à son personnage du début du film auquel l'on n'a absolument pas envie de s'attacher.

Et puis franchement, le côté technique ? La caméra à l'épaule qui suit l'héroïne, bon c'est déjà vu mais c'est quand même pas mal. Mais les scènes de danse ? Devinez quoi, il y a une autre façon que de tourner sans cesse autour de l'héroïne pour filmer une scène de danse. Un exemple récent est l'Etrange Histoire de benjamin Button, qui filme des corps se mouvant à la perfection sans tourner sans cesse autour dans une valse infernale et nauséabonde. Les jeux de miroirs semblent des copies de ceux présents dans le Dracula de Coppola, en moins travaillés. Le montage ? Là rien à dire, c'est réussi. L'éclairage ? Bon mais pas transcendant, même si certaines scènes sont quand même sacrément belles, et encore une fois magnifiquement servies par Natalie Portman qui donne une prestation de danseuse de ballet vraiment remarquable. Mais quand on lit : « un spectacle magique de danse inégalé transcendant l'esprit et le coeur » ça donne tout simplement envie de crier : Réveillez-vous ! Il a choisi comme sujet des danseuses, même le réalisateur le plus ridicule du monde ne rendrait pas ce spectacle désagréable à regarder, et il a choisi une des plus belles musiques du monde, c'est EVIDENT que ça ne peut que rendre bien !

En plus de son côté sans aucune nuance dans la forme, en incluant des symboles utilisés mainte et mainte fois dans d'autres précédents films, le réalisateur a choisi de faire comme presque tous les cinéastes de nos jours en n'offrant aucune surprise dans les rebondissements du scénario. Où est passé le temps où les gens qui réalisaient un film essayaient des nouvelles formes pour raconter une histoire que celles ayant déjà fait leur preuve ? Où est la recherche de la nouveauté, d'histoires intemporelles, d'étonnement du spectateur ? Depuis le tout début du film, on pouvait presque deviner la scène suivante à tous les coups. « Félicitations » dit Nina à Veronica, croyant comme lui a dit Cassel que c'est cette dernière qui a obtenu le rôle de la reine des cygnes, alors qu'on sait tout de suite que c'est en fait elle-même. « il n'y a que Beth qu'il appelle my little princess » dit Nina, qui à ce moment là a eu un doute sur le fait que Cassel l'appellerait elle aussi my little princess avant la fin du film ? (Citons d'ailleurs cette apparition totalement anecdotique de Winona Ryder, dont le rôle a un intérêt très faible, sorte de pâle margo Shanning dans All About Eve dont le rôle aurait été considérablement étriqué). Évidemment que ce sont des détails, évidemment que tous les films ou presque fonctionnent sur les mêmes rouages depuis plusieurs années, évidemment que le film ne mérite pas une critique aussi dure que celle-ci avec son histoire très prometteuse de base, mais lorsqu'on voit que des réalisateurs comme Gaspard Noé (Enter the Void) ou même David Lynch (Mulholland Drive, Inland Empire..) essayent des choses différentes, tentent de changer la figure stagnante du cinéma d'aujourd'hui, on ne peut que pâlir d'indignation en voyant que les gens ne se lassent jamais de voir toujours les mêmes choses à l'écran, même si l'emballage varie un peu à chaque fois. Réécrivez vos scénarios messieurs, trouvez de nouvelle manière de filmer, faites souffler un souffle nouveau sur nos cœurs, il est temps de nous montrer autre chose.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 21:47:42

Ha ben c'est sûr qu'en 2011, ça va être difficile après 90 ans de cinéma de faire quelque chose de nouveau. C'est hyper poussif ce que tu viens de pondre là, grosse mauvaise foi.

-gofterdom-
-gofterdom-
Niveau 10
21 février 2011 à 22:00:40

... Tu ne trouves pas que la mauvaise foi c'est plutôt de dire que ça y est, on a atteint la perfection du cinéma, rien de nouveau ne peut être inventé, restons où en est et ne cherchons pas plus loin ? Je ne suis pas du tout d'accord avec ton argument.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 22:08:13

Nan mais il y a un juste milieu entre les 2 tu vois. Comparer avec 12 films juste pour dire "ça a déjà été fait" c'est exagéré.

Tu voulais quoi, qu'il filme avec un pied en l'air et la caméra dans la bouche ? Qu'on remplace les miroirs par des canards en plastique ? Fallait mettre une musique de Justin Bieber et faire de la danse contemporaine dessus ?

-gofterdom-
-gofterdom-
Niveau 10
21 février 2011 à 22:12:54

Ce n'est pas dans la façon de filmer (même si je répète que les scènes de danses, il y avait autre chose à faire), c'est juste que les films ne cherchent plus l'innovation dans la façon de raconter une histoire, ce qui fait qu'ils sont de plus en plus prévisibles; et si toi tu peux te satisfaire de cela, moi ça me fatigue de regarder toujours la même chose alors que le thème de base était prometteur.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 22:24:42

Ben moi je suis désolée, quand je regarde Tron oui j'en ai marre de voir toujours pareil. Mais quand je regarde Black Swan j'ai une satisfaction qui est celle d'avoir vu quelque chose de joli, bien exécuté, avec une superbe actrice, de belles musiques et de belles images bien filmées et une histoire classique mais qui tient la route.

-gofterdom-
-gofterdom-
Niveau 10
21 février 2011 à 22:36:04

Bon. De toute façon il y a plus de gens d'accord avec toi pour le coup.

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 22:45:34

Mais pour les Oscars tu vois, j'ai pas envie que Black Swan rafle tout. J'ai largement préféré Le Discours d'un roi, même si c'est absolument pas le même genre de film. Va voir si tu l'as pas vu.

max-et-cie
max-et-cie
Niveau 10
21 février 2011 à 23:45:04

Je n'ai pas vu Black Swan. Mais ce n'est pas en comparant chaque seconde de ce film avec une trentaine de chefs-d'oeuvre (que je n'ai pas non plus vus d'ailleurs pour la plupart) que tu peux me convaincre qu'il n'est pas bon.
Et puis honnêtement j'ai failli décrocher à "On le sait, pour faire un très bon film, il est intéressant d'avoir une sous-trame de dimension théologique ne rythmant pas l'action, mais instaurant une espèce de message sous-jacent ainsi qu'un message plus profond avec le spectateur que celui uniquement présent à l'écran."
Non mais sérieux, Gaby... Je comprends la phrase, mais tu t'entends parler ? Même dans Télérama ils n'écrivent pas ça !

Bon bref, j'ai compris tes arguments, je les respecte, mais je ne suis pas tout à fait d'accord : 1) le nouveau/le risque n'est pas un gage de qualité 2) la qualité peut se trouver indépendamment du risque. Tu as évidemment une culture cinéma que je n'ai pas, et tu as donc une vision plus globale de son évolution et de ses grands changements, mais évite de tomber dans les travers du cinéphile blasé et pédant...

Boops
Boops
Niveau 10
21 février 2011 à 23:52:42

+ 1000 !

[Crash-T]
[Crash-T]
Niveau 10
21 février 2011 à 23:59:40

Gaby, fils de BHL.

Boops
Boops
Niveau 10
22 février 2011 à 00:02:10

Fils de BHL et Francis Lalanne oui.

-gofterdom-
-gofterdom-
Niveau 10
22 février 2011 à 01:25:08

Je devais écrire ce truc comme DM, ce ton "pédant" est celui qu'on est censé employer quand on leur rend une critique, je ne vous aurais pas écrit de la même façon sinon c'est sûr. Je suis par contre un poil trop high pour réagir à ce que tu as dit, je répondrai demain.

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