Test Tomb Raider Legend
Test sur : PC - Version anglaise
Autres langues directement disponibles sur le support DVD: Français, Allemand, italien, Espagnol.
Développeur : Crystal Dynamics
http://www.crystald.com/
Editeur : Eidos Interactive
http://www.eidos-france.fr/
Date de sortie :
Genre : action/aventure - plate-forme
Multijoueur : non
Supports existants : PS2,GC,Xbox,XBOX360,PSP,GBA ,DS
Site officiel : Tomb Raider
http://www.tombraider.com/
Config minimum :
Pentium IV 2 GHz, 512 Mo de Ram, carte vidéo 128 Mo, Windows 2000/XP
Config conseillée :
Pentium IV 3 GHz, 1 Go de Ram, carte vidéo 512 Mo, Windows 2000/XP
Classification :
Déconseillé aux - de 12 ans
La belle pilleuse de tombeau s´est fait une santé.
Au vue des résultats catastrophique de l’ange des ténèbres (1er opus d’une trilogie qui devait être en cours), Le créateur de la série à succès passe la main au papa des Soul Reaver, Crystal Dynamics pour s’occuper du 7ème titre .
A nouveau développeur, Nouvelle trilogie : ,Legend est né.
Je me souviens encore à l ‘époque où je m’efforçais de jouer Tomb Raider IV : révélation finale à la dual shock (version PlayStation).
Le gameplay était disons-le ‘pourrave’. Surtout en mode analogique .
Outre le fait que Lara Croft, l’héroïne du jeu se déplaçait comme un robot, elle se prenait les murs à chaque déplacements. La palette de mouvements spécifique (sauts latéraux etc) étaient sympas mais insuffisant pour rectifier le tir. Les phases de plate-forme étaient une horreur : les sauts millimètrès n’y étaient pas étrangers.
Réciter ces défauts ont aussi pour dessein de révéler ce que Legend n’est pas.
Pour faire peau neuve, Eidos a fait appel au créateur originel , Toby Gard.
Ce dernier a surtout collaboré pour l’esthétique de l’aventurière. Il paraîtrait que c’est un mannequin (1)qui aurait posé pour l’élaboration du visage.
Si ce n’est la plastique, ne cherchez donc pas de moindre ressemblance avec Angela Jolie ,l’actrice qui a incarné le personnage pour le grand écran.
Passons au scénario qui n’était (hélas!) que le seul point fort de la série.
Premier point : toute la biographie de lady a été réécrite ! Enfin, cas fréquent, les développeurs se sont inspiré de l’œuvre cinématographique : le manoir y est la copie conforme .Les personnages principaux que sont Alister Fletcher , Zip et le majordome sont aussi inscrits au générique.
A noter que le père change de prénom et de métier : lord Richart Croft (2) est explorateur.
La nouvelle histoire est ainsi posée : à l’age de 9 ans, Lara est la seule survivante d’un crash d’avion à l’Himalaya (TIBET) responsable de la mort de sa mère.
A l’age de 18 ans, après la disparition de son père elle hérite de tout le pactole et devient la comtesse d’Abbington. Après maintes spéculations boursières , la lady est immensément riche, pouvant s’octroyer d’une super motocyclette (bah oui, c’est le nom d’origine!) Buccati (comme c’est le cas dans le film).
Survolant sa bio pour passer à l’essentiel : Lara Croft ne vit plus que poursuivre les travaux de son père. Ses investigations l’amène en Bolivie où l’accueil est manifestement hostile.
A son insu, la belle sera en quête d’une célèbre légende bien connu bien qu’incroyable….
Mais comment bouge la belle dorénavant ?
Là c’est le bonheur incarné : même un dysleptique ou un gamer acharné atteint de la maladie de Parkinson peut contrôler l’héroïne comme bon lui semble.
Tout d’abord, pour les joueurs de la version PC doivent se prémunir d’un pad )car un jeu de plate-forme ne se joue pas à la souris.
Le système de menu a été épuré et devient beaucoup plus pratique.
Lara Croft se déplace via le levier analogique, les flèches de déplacement sont réservés au items comme le pack de soin (les médikits sont d’ordre maxi de 3), le PLS ( dont l’éclairage est temporisé à quelques secondes), les jumelles et enfin le changement d’armes à feu.
La belle a une palette de mouvement aussi nécessaire qu’elle sont instinctives .Même à la suite d´un repas copieux et arrosés de 2 ou 3 bouteilles de Chardonnay , il est toujours possible de réussir les phases de sauts (devenus élégants dont le fameux saut de l’ange) car l’aventurière sait se maintenir aux parois
Si une seule main soutient tout le corps un smile apparaît exigeant que l’on se serve de la touche ad hoc pour rétablir l’équilibre : du tout cuit quoi. La belle n’a plus besoin ni d’élan ni de savoir viser pour agripper une liane : on le fait les yeux fermés. Enfin presque..
Cela saute aux yeux que les créateurs de Reziel ont pompé leur inspiration au Prince de Perse lors des affrontements : il suffit d´actionner la touche attribuée au saut étant bien en face d´un ennemi pour déclencher une belle cascade en bullet time.
Et l´attirail , messieurs ?
Outre la possibilité d’user de grenades que l’on soulage aux ennemis , l’aventurière a un nouvel outil très utile voire indispensable : le grappin. Certains surfaces métalliques (phases du jeu scriptés) peuvent être extraites ainsi.
A l’ordre du jour, les armes à feu ne sont pas très variés . Il n’y a pas de quoi emplir un râtelier : on a droit au classique Dual USG45 , aux mitraillette SMG et MG10 au fusil à canon scié et éventuellement au lanceur de grenades. C’est Tomb Raider et non Hitman, rappelons le.
Le réel avantage est que les munitions sont illimités et qu’ils se manie très aisément. A ce sujet, il est à noter que Lara se déplace sur un plan pendant les phase de tir . Et cela ne l’interdit pas ses acrobaties ! Bref, que du bonheur.
Au grand déplaisir des puristes et fan de la 1ère heure, l’accent a été notamment mis sur l’action. Heureusement, grâce à une réalisation qui est à l’hauteur des ambitions des nouveaux développeurs, c’est avec plaisir que l’on poursuit l’aventure.
Les pièges sont toujours de la partie. Par contre, les énigmes tordus des derniers épisodes sont troqués par des puzzles logiques répondant aux lois de la physique (système de poids etc…)
Parlons en du physique : le moteur graphique outre le fait qu’il a été optimisé (sauf pour le mode next-gen (4) ) est tout bonnement sensationnel !
Les graphismes sont superbes et même en mode normale , les reflets de l’eau , autres mouvements de particules est un vrai régal pour les mirettes .
Il n’est pas rare de s’attarder à admirer les magnifiques paysages quitte à oublier les intentions belliqueuses des autres protagonistes . Des décors de rêve passent par la Bolivie, le Tibet, le Japon ou encore l’Afrique Centrale ,endroit idéal pour s’exercer au saut de l’ange.
Pour conclure sur la forme, la caméra est très bien placé (situé derrière le perso) et on a toujours loisir de la rectifier ; manuellement ou automatiquement au biais d’une touche.
Toujours en restant fidèle au film, la belle est muni d’un PDA où est enregistré entre autre un brieffing de chaque mission et la comptabilité des trésors accumulés (mini jeu débloquant des bonus).
Au chapitre des bonus, Crystal Dynamics est tout sauf radin : cinématiques, fiches souvent exhaustives des persos (curieusement pas pour celui de Lara…), nombreuses photos ou dessins artistiques des éléments présents du jeu ou ayant servis de modèles (comme la localisation des lieux) et enfin les fameuses tenues.
Certains boss nécessitent une tactique pour les vaincre. Je pense à l’Entité Inconnue qui est invincible aux balles..
Pour chipoter, on notera que l’I.A. des ennemis n’est pas plus élevé que ceux des moineaux : ce n’est pas là qu’il faut chercher le fun. Enfin, comme c’est un jeu de plate-forme et non un FPS, on pardonnera cette erreur de jeunesse.
Les QTE(7) sont intéressants ; assez pour rompre la monotonie.
Les phases de moto , dont la conduite est très arcade sont malheureusement ratés et d’un Out Run pour le coup. Elles sont souvent (trop) longues mais le jeu bénéficie d’un système de check point automatique.
Si on sauvegarde en cours de jeu, on démarre du dernier check point enregistré mais attention: si on a le malheur de tomber dans un lieu précédemment visité et que l’on y meurt , deviner d’où le jeu chargera ?
Il y a énormément de choses à dire sur Tomb Raider Legend : preuve que la série a enfin repris ses titres de noblesse.
Gameplay : 19/20
C’est le seul Tomb Raider jouable de la franchise.
Intuitif, mouvements insistés : que demande le peuple ?
Graphisme : 18/20 (17/20 pour le mode next gen)
Un des atout majeur de Legend : on en prend plein les mirettes même sur la console de SONY.
Si on veut relativiser par rapport au potentiel des consoles next-gen (*)La version next-gen bien qu’aguicheur aurait plus être plus exploité : mal optimisé sur PC malgré le patch correctif officiel. Ce patch d’ailleurs ajoute en outre un mode ’marche’ non présent dans le jeu original.
Les (rares) temps de chargement sont trop long uniquement pour la console next gen (à cause du fait qu’il n’utilise pas son disque dur).
Bande son : 20/20 pour la VO,
19/20 la VF
la BO signé ici Troels B. Folmann est un vrai enchantement pour les esgourdes . La musique illustre parfaitement le jeu ;t oujours à propos
Parfaite car aucune ombre au tableau pour la VO.
La VF a deux tares : ils répondent aux doux noms de Fred et Omar. S’ils sont des excellents comédiens et comiques, ils sont moyens voire minables pour leur interprètation de Allister et de Zip. Seule Laurence Cadol , doubleuse depuis toujours (jeux / cinéma) sort son épingle du jeu (c’est le cas de le dire) avec brio. La VO est excellente.
Scénario : 15/20
Bien qu’en déca des 1ers opus, elle tient la route est elle nous réserve son lot de surprises.
Durée de vie : 8/20
Le mode manoir, les mini quêtes aux trésors allongent artificiellement la durée de vie mais TRL reste néanmoins très courts : 6 Heurs suffisent à boucler le jeu d’une traite.
Note final : 17/20
Quand est fan depuis toujours de la série ou juste joueur du dimanche, on ne rester indiffèrent à ce jeu d’aventure. Quasi indispensable.
Squall Lion.
(1) rien à voir avec Karima Adebibe , modèle appelée pour les besoins médiatiques.
(2) notons que Jon Voigt, le comédien qui incarne le père dans le film de Simon West est le vrai père de l’actrice !
(3) avec la fonction vibratoire de préférence . Un clone de la Dual Shock serait l’idéal.
(4) rendu graphique similaire à la version XBOX 360
(5) Personal Light Source : la lampe de secours
(6) Personal Digital Assistant : agenda électronique sophistiqué
(7) Quick Time Event : phases ludiques interactives où l’on doit effecteur une série de touches
(*) next -gen : next generation = nouvelle génération.