Bon ben voici le dix-huitième et le dix-neuvième chapitre. Bonne lecture.
Chapitre 18 : le combat des épées.
Brice dit aux villageois :
<< Ce n´est pas l´épée de mon ami, car il l´a donnée à une escrimeuse en échange de l´épée spirituelle, Soul Calibur.
Je l´écoute, étonné, je lui avais bien raconté ce qui s´était passé avant notre rencontre, mais je croyais sincèrement qu´il allait me faire payer mon "sale coup".
- Mais cette épée n´est qu´une des nombreuses preuves que c´est cet homme qui ravage cette région. Lui répond le même villageois m´ayant accusé la première fois en me désignant. Il a détruit nos maisons, incendié nos cultures, tué la plupart de nos soldats, et, pour se donner une chance de fuir, il a empoisonné notre cours d´eau et a ainsi fait des centaines de mort.
- Mais jamais je ne ferais çà à qui que ce soit, et puis, quelles seraient mes raisons? Lui demandais-je, consterné par ce que je viens d´entendre.
- Vos raisons? Eve est notre gardien, et, furieux de ne pas avoir pu la vaincre, vous vous acharnez sur ce qu´elle protégeait.
- Je ne suis pas comme çà, jamais je ne ferais de mal à des personnes qui ne m´en ont pas fait. Ce n´était pas moi, mais sûrement une personne qui me ressemblait.
- Un sosie? Ne me faites pas rire! C´est vous le coupable et vous allez payer.
- S´il vous plaît, laissez-moi juste une semaine. Passé ce délai, je reviendrai et me soumettrais à votre courroux. Je suis sûr que c´est quelqu´un qui veut ma mort qui a fait çà, laissez-moi vous le montrer.
En guise de réponse, un cercle de flamme m´entoura, me faisant souffrir mille maux. Au bout de quelques minutes, les flammes disparaissent, laissant à une marque sur ma main droite.
- Ceci est un sceau de flamme, ce sceau vous détruira dans une semaine si vous ne revenez pas dans ce village, on vous laisse partir pour cette fois. Mais revenez comme vous l´avez dit. >>
Une semaine... C´est le temps qui me reste à vivre si je ne trouve pas cet imposteur. Qui est-il pour me diaboliser comme çà? Que lui ai-je fait? Que de questions sans réponses. Les premiers jours se passèrent sans trouver l´autre Skarn, mais, à l´aube du cinquième jour, il se manifeste par la destruction du village voisin à celui où l´imposteur a déjà sévi. Nous nous y dirigeons et la voix... démoniaque se manifeste de nouveau, m´ordonnant de continuer ma quête et de ne pas se soucier de cet imposteur. Mais quelle est cette voix? A qui appartient-elle? D´où vient-elle? Ne l´écoutant pas, je continue en compagnie de Brice et Estieben, Dokhen voulant continuer sa quête seul. Arrivé au village, nous découvrons enfin le visage de l´imposteur.
Chapitre 19 : La réelle identité du Skarn destructeur et peut-être la fin de l´histoire.
Il nous tournait le dos, je l´interpelle pour qu´il se retourne, ce qu´il fait.
Il me ressemble trait pour trait, on dirait mon reflet dans le miroir, à part pour un détail : ses yeux. Ils sont d´un noir profond, comme s´ils étaient le reflet de son âme pervertie par le mal le plus obscur, les incendies alentour font naître dans ses yeux des reflets dansant, presque hypnotisant, sans oublier son... enfin mon épée, dont la lame est aussi noire que ses yeux. Quel artifice magique a-t-il pu créer une copie si parfaite? Qu-ai je pu faire pour attirer autant d´ennemi?
<< Qui est-tu? Lui demandais-je, aussi énervé que étonné.
- Mais voyons, je suis toi. Me répond-il avec un sourire narquois.
- Arrêtes avec cette plaisanterie, qui est-tu vraiment?
- Vu que tu vas mourir par mon épée, je peux bien te le dire. Je suis toi, enfin... je suis la matérialisation de tes actes passés.
Bouche bée, je réalise qu´il parle de mon premier siècle.
- Qu... Qui est derrière tout çà?
- Une femme que tu connais bien.
Aurore? Non je ne pense pas, elle a l´air pleine de bonté. Taki? Non, elle est morte. Addar? Oui elle est vivante et veut ma mort.
- Addar? Lui demandais-je.
- Qui est-ce?
- Laisse tomber. Bon passons aux choses sérieuses, tu engendres la destruction en te faisant passer pour moi, alors tu vas mourir ici et maintenant.
- Vérifions si le double surpasse l´original. >>
Nous avons dégainé nos épées en même temps et nous sommes jetés l´un sur l´autre. Ayant le même corps et donc les mêmes aptitudes, chaque coup est paré ou esquivé. Le dégagement d´énergie est si énorme, que mes amis sont soufflés et envoyés contre un mur encore debout. Profitant d´un moment de faiblesse, mon sosie m´inflige une blessure profonde au flanc droit. Il recule d´un pas pour mieux comtempler ma blessure.
<< Alors, tu faiblis? Comme quoi, l´original n´est pas forcément le meilleur.
- Tu parles. C´est à cause de ce sceau de flamme. Sans lui, tu serais déjà mort.
- Ah bon? Continuons alors. >>
Le combat continue avec un net avantage pour mon ennemi. Je... pourrais... gagner mais, je n´ai pas le droit d´utiliser ma technique ultime, elle induit un trop grand sacrifice. Je dois gagner sans çà. Au bout de dix bonnes minutes, après avoir essuyé une attaque directe, mon double me transperce l´épaule gauche. Je recule de quelques pas en chancelant, je n´ai plus le choix, je dois l´utiliser. Désolé mes amis, mais vous devez continuer la quête de Soul Edge sans moi. Je ne peux retenir mes larmes pendant que des ailes noires apparaissent dans mon dos. Cette technique me confère une rapidité et une force accrue, et je renverse la vapeur. Mes coups pleuvent et mon ennemi s´effondre rapidement, lacéré et transpercé. Dans un brouillard opaque, je vois que mes amis ne sont pas blessé. Bien, mais Skarn se rélève péniblement et arrive à s´échapper dans la confusion qui suit. Lentement, j´ai l´impression de sombrer dans le sol, mes membres commencent à être lourds et je tombe face contre terre. Ce doit être à cause du sceau et de mon attaque ultime, mais je crois que je vais bientôt pousser mon dernier souffle, le frisson glacial de la mort commence à se faire sentir, je ne ressens bientôt plus rien, mes yeux se ferment lentement et je m´endors, apaisé d´avoir sauvé mes amis...
C´est logique mais pas de choix cette fois-ci. 