Chapitre 8
Chaos : Comment ? Des pirates ? Mais, c´est impossible !
Vieil Homme : Hélas, j´ai bien peur que si... Nous allons tous mourir...
Ne croyant pas aux paroles du vieil homme, je décidai d´aller voir ce qui se passait sur le pont supérieur. Une fois arrivé, je vis, à travers les fenêtres du bateau, une dizaine de pirates armés de sabres. Ces derniers avaient apparemment réussis à s´emparer du navire car les membres de l´équipage qui étaient encore en un seul morceau n´offrirent plus aucune résistance et étaient à genou face aux envahisseurs qui se réjouissaient de leur victoire. Il avaient l´air assez miteux et leur manque d´hygiène se faisait remarqué par l´odeur rance qui émanait d´eux. Quelques secondes plus tard, un homme fit son apparition et s´adressa à un des pirates qui se prosterna devant l´homme qui devait sûrement être son capitaine. Celui-ci ne semblait pas négligé, contrairement à ses suppôts, il portait une longue cape noire, un pantalon gris foncé et un manteau étincelant de même couleur. Je ne pus entièrement distinguer sa figure mais elle semblait être recouverte de multiples cicatrices, sûrement des souvenirs de batailles... Quelques instants plus tard, après avoir félicité son équipage, il se dirigea vers les prisonniers et un sourire sadique se forma sur ses lèvres. Arrivé à un environ un mètre de l´homme le plus proche, il dégaina d´une vitesse fulgurante une épée dissimulée sous sa cape. La seconde d´après, la tête de la victime roula dans une mare de sang... En voyant ce spectacle macabre, les autres prisonniers se mirent aussitôt à paniquer et à crier en espérant avoir la vie sauve. Mais le capitaine ne semblait pas savoir ce que le mot "pitié" signifiait et rapidement, des têtes commencèrent à s´envoler et les cris s´estompèrent au fur et à mesure que les secondes passaient...
Capitaine : Bien, voilà une bonne chose de faite... Maintenant, fouillez ce bateau et ramenez-moi les éventuels survivants. Dit-il à ses sujets.
Pirates : Oui, capitaine !
Je me retourna et courus aussi rapidement que je pus, il fallait que je retourne auprès de Cassandra afin de trouver une cachette. En courant, je vis le vieil homme qui semblait complètement perdu dans ses pensées.
Chaos : En effet, vous aviez raison, ce sont bien des pirates, ils ont massacrés tout l´équipage... C´était horrible... Tout ce sang, ces cris de souffrance...
Vieil Homme : Nous aussi... Nous allons mourir...
Chaos : Non, ne perdez pas espoir, il nous faut trouver une cachette et tenir jusqu´à l´arrivée d´un navire de guerre qui pourra nous porter secours.
Vieil Homme : Tu es encore jeune... Tu as toute la vie devant toi... Mais moi, qui suis vieux et rouillé, je n´ai plus la force de lutter...
Chaos : Ne racontez pas n´importe quoi ! Venez, ils fouillent le bateau et ne vont pas tarder à nous trouver si nous restons ici plus longtemps !
Vieil Homme : Dans ce cas... Je tacherai de les ralentir afin que tu puisse trouver un endroit où te cacher...
Chaos : Merci... Mais vous n´êtes pas obligé de faire cela...
Vieil Homme : Je le sais... Maintenant, vas-t´en !
Quelques secondes après, je me retrouvais dans la chambre de Cassandra, celle-ci était toujours allongée.
Chaos : Alors, ça va mieux ? Tu peux marcher ?
Cassandra : Je pense que oui, qu´est-ce qui se passe dehors ?
Chaos : Des pirates ont assiégés le navire... Et ils sont à la recherche de survivants... Il nous faut trouver un endroit où se cacher en attendant les secours.
Pendant que je prononçais ces mots, j´entendis les hurlements de douleur du vieil homme juste devant notre chambre... Il était désormais trop tard pour se cacher...