voici une interview de michael, il évoque entre autres, son avenir
Quel est votre objectif à Indianapolis ?
Michael Schumacher : " Je n´ai qu´un seul objectif: gagner ! Nous avons amélioré les pneus et la voiture et nous verrons bien si la balle revient dans notre camp ou si elle s´en éloigne un peu plus...
Après votre 2e place à Montréal, espérez-vous votre première victoire de la saison dimanche ?
M.S. : Au vu du soutien que j´ai ici, il ne devrait pas y avoir de problème! Mais la compétition est difficile en F1 et il y a d´autres pilotes et d´autres écuries qui travaillent mieux que nous. Nous avons beaucoup progressé depuis le début de la saison sur les pneus et Bridgestone continue de beaucoup travailler. Nous luttons pour retrouver notre compétitivité. Nous avons montré à Imola et Monaco que nous pouvions être rapides, mais pas encore en qualifications, sauf au Canada où nous avions une stratégie différente. Nous gagnons depuis 5-6 ans et il faut accepter que d´autres puissent faire mieux que nous. Mais nous travaillons pour revenir.
Ron Dennis, le patron de McLaren-Mercedes, a estimé que 19 courses constituaient une saison trop longue et qu´il faudrait revenir à 16, tandis que le patron de la F1 Bernie Ecclestone semble vouloir une saison à 20 courses. Qu´en pensez-vous ?
M.S. : Si Ron ne veut pas faire 19 courses, il est plus que bienvenu de ne pas les courir toutes! En réalité, pour moi, 16 ou 20 courses, ça ne change pas grand chose car, avec les essais privés, nous commençons à tourner en janvier et finissons en décembre. Or moi, je préfère rouler en course, plutôt qu´en essais.
On parle beaucoup de votre prochaine retraite, même votre frère Ralf l´a évoquée. Où en êtes-vous de vos réflexions sur le sujet ?
M.S. : Je veux continuer de courir. Tant que je suis compétitif et que le public est heureux de me voir, je continuerai. Mais je ne suis heureux que si je suis compétitif. Et je ne me sens pas si vieux. La F1 est le summum du sport automobile et je ne me sens pas attiré par d´autres compétitions automobiless que la F1.
Pourriez-vous prendre les commandes d´une écurie après votre carrière de pilote ?
M.S. : Je vais prendre l´exemple du patron d´écurie que je connais le mieux : Jean Todt. Il est celui qui nous pousse tous. Il travaille énormément, il est impliqué dans son travail à plus de 100%... Je ne voudrais pas échanger ma place avec lui !
Pensez-vous qu´il faille revenir à l´ancien mode de qualification, lorsque tous les pilotes roulaient ensemble ?
M.S. : J´aimais ce système, c´était très intéressant lorsque tout le monde était en piste dans les dernières cinq minutes. Mais avec tous les changements ces dernières années, on s´est rendus compte que l´on ne pouvait jamais contenter tout le monde et qu´il y avait toujours quelqu´un à qui ça ne convenait pas. Donc je pense qu´il faut rester sur le système actuel.
Etes-vous favorable au moteur V8 de 2,4 litres imposé à partir de l´an prochain, moins puissant que les V10 de 3 l actuels ?
M.S. : On essaye de ralentir les F1 par souci de sécurité. Nous les pilotes, nous aimons la vitesse et le public aussi. Mais les circuits sont faits pour une certaine vitesse. Malheureusement, quand 5 ou 10 personnes travaillent pour trouver un moyen de ralentir les F1, il y a des centaines d´ingénieurs qui travaillent avec l´objectif inverse ! Alors devinez qui est le plus efficace. Donc la décision de passer à un V8 est bonne, d´autant que l´intérêt pour le public n´en souffrira pas.