Florentino Perez persiste et signe
Le président du Real Madrid, dont la politique a été remise en cause par les échecs récents de son club, lequel se prépare à une deuxième saison sans titre, affirme ce vendredi dans " L´Equipe" qu´il ne changera pas d´approche en vue de la saison prochaine. Interrogé sur l´opportunité de son schéma de «Zidanes et Pavones» ( des superstars et des jeunes formés au club), le boss du Real répond que «faire venir les meilleurs du monde fait partie de notre histoire et de notre culture et, franchement, nous n´allons quand même pas nous priver de la chance de pouvoir admirer les meilleurs footballeurs au stade Santiago-Bernabeu.»
Pour lui, c´est le seul modèle de développement viable pour le Real Madrid. «La réalité est claire : le Real Madrid est aujourd´hui beaucoup plus fort qu´il y a quelques années dans tous les domaines : sportif, économique, au niveau des installations. ( ...) J´ai sauvé la situation économique en créant un modèle où les meilleurs footballeurs du monde jouent dans notre équipe, nous permettent de gagner des titres ( sept en quatre ans) et génèrent, en plus, des rentrées d´argent qui nous garantissent notre indépendance. Et cet argent nous permet d´améliorer le stade et de faire venir encore les meilleurs footballeurs de la planète. Ce modèle est le seul et unique valable pour un club comme le Real Madrid, un club qui appartient à plus de 70 000 socios.»
Dans ce même entretien Florentino Perez persiste à penser qu´il a eu «raison de se séparer de Del Bosque» en 2003 et s´en prend indirectement à Camacho, l´entraîneur à poigne qui a quitté le Real au bout de trois journées cette saison. «L´an dernier, un courant d´opinion laissait entendre qu´il y avait besoin d´une main ferme dans le vestiaire, dit Perez. Et comme il y avait un madridiste reconnu comme Camacho, avec une réputation d´homme fort, nous l´avons engagé pour correspondre au désir des socios. Je respecte beaucoup Camacho, mais la vérité est qu´il nous a abandonnés au bout de trois matches de Liga.»
Enfin, le président Perez cogite encore sur l´élimination du Real en quart de finale de la Ligue des champions, la saison dernière contre Monaco ( 4-2, 1-3), à l´origine de tous les maux selon lui. «Nous étions leaders de la Liga avec 8 points d´avance et à l´aller de ce quart de finale de Ligue des champions, nous avions pris une sérieuse option pour la qualification ( succès 4-2). Contre toute attente, l´AS Monaco nous a éliminés... Et, à partir de là, c´est comme si les joueurs avaient connu un blocage psychologique». Il qualifie par ailleurs «d´injuste» l´élimination contre la Juventus, cette saison ( 1-0, 0-2 a.p.).