LYON / BENOIT PEDRETTI :
« A l’OM, on croyait que j’allais tout faire »
17 juin 2005 - Rédaction Football365
Déçu de sa saison marseillaise sur le plan sportif et des trop fortes attentes placées en lui, Benoît Pedretti débarque à Lyon avec la volonté de passer un pallier. A un an du Mondial, le milieu défensif veut se faire une place à l’OL et gagner en expérience européenne.
Benoît Pedretti, en ne signant à Lyon que maintenant, avez-vous la sensation d’avoir perdu ou gagné une année ?
Ni l´un, ni l´autre. J´ai vécu une expérience d´un an à l´OM dans un autre environnement que celui que je connaissais auparavant à Sochaux où l´ambiance était plus familiale. C´était un passage enrichissant. J´ai vécu d´autres choses.
Sportivement, vous êtes conscient que l’on attendait mieux de votre part ?
Au niveau sportif, je n´ai sûrement pas apporté ce que je devais, mais j´ai progressé surtout dans la manière de gérer la pression. Ce n´est pas une saison ratée comme on a pu le dire. A l´OM, on croyait que j´allais tout faire. Ce n´est pas mon rôle.
Comment abordez-vous la tâche qui vous attend à Lyon ?
Il faudra que je m´adapte au jeu de l´équipe lyonnaise. J´ai la chance que l´OL soit revenue me voir cette année. Le président m´a sollicité et les discussions ont commencé.
« La concurrence ne m’effraie pas »
Que représente Lyon à vos yeux ?
Marseille m´a marqué lorsque j´étais jeune comme tout le monde à cette époque, mais Lyon est en train de s´inscrire dans l´histoire du football français et j´ai envie de participer à cette aventure. L´OL est une équipe qui joue très bien au football. La saison dernière, elle était extraordinaire et très belle à voir évoluer. Quand vous la voyez, vous avez envie d´être sur le terrain avec elle.
Le fait que l’OL dispute la Ligue des Champions a-t-il beaucoup influencé votre choix ?
Oui. Jouer la Ligue des champions est très motivant. C´est certain, surtout à un an de la Coupe du monde. On progresse à l´entraînement mais on franchit un cap en disputant de grands matches.
Lyon c’est aussi un groupe où règne une forte concurrence ?
Oui, l´effectif est très riche mais la concurrence ne m´effraie pas. Elle ne fait peur à personne. Il y a beaucoup de matches et d´objectifs à atteindre. L´entraîneur fera ses choix. L´an dernier, il y avait encore en juin, Dhorasoo, Carrière, Diarra, Essien, Juninho.
Propos recueillis par François-Jean TIXIER pour l’AFP