Les matchs de légende
le 8 mai 1996 au Stade du Roi-Baudoin ( Bruxelles)
Coupe d´Europe des Vainqueurs de Coupe - Finale
Rapid Vienne ( Autriche) - Paris Saint-Germain ( France)
Dès le début du match, à la 6´ minute, les autrichiens par l´intermédiaire de Schöttel montrèrent leur engagement. Ce dernier à la suite d´un tacle commis à cette 6´ minute, blessa Raï. Verdict : entorse de la cheville gauche pour le brésilien. Il aura beau retenter de jouer, Luis Fernandez sera contraint de le remplacer par Dely Valdes à la 12´ minute. L´attaquant panaméen se positionne en attaquant. Au milieu de terrain, les parisiens gagnent tous les duels, et se procurent plusieurs occasions : un lob de Djorkaëff à la 17´, une belle action pour un Loko hors-jeu à la 19´ ou encore une volée du droit de Djorkaëff à la 20´.
A la 29´ minute, les parisiens obtiennent un coup-franc à 30 mètres. Djorkaëff décale pour N´Gotty qui tire puissamment du droit. Schöttel dévie très légèrement le ballon, et N´Gotty marque le but.
Le PSG mène par 1 but à 0.
Mais les parisiens ne s´arrêtent pas là, et les occasions continuent d´être à l´avantage des français. Ainsi, à la 38´ minute, sur un corner de Djorkaëff, Daniel Bravo place une tête trop croisée, à la 41´, Loko passe un bon ballon à Dély Valdes qui est contré.
C´est à la 44´ minute que Bernard Lama doit pour la première fois se mettre en évidence sur une frappe de Stöger à ras de terre.
Au retour des vestiaires, les parisiens poursuivent sur la même dynamique : Djorkaëff est à deux doigts de trovuer la lucarne sur une frappe enveloppée à la 48´. Dix minutes plus tard, le même Youri Djorkaëff tire sur la base extérieure du poteau de Konsel. A l´heure de jeu, Loko ajuste un centre pour Dely Valdes dont la tête ne peut prendre le cadre.
Bref, les parisiens dominent des joueurs du Rapid peu à leur avantage. Attention, toutefois à un contre qui pourrait faire très mal aux parisiens.
A la 87´ minute, Guérin arrive seul face à Konsel mais manque son duel. Les parisiens vont le regretter ! Les dernières minute vont être terribles, nous sommes dans les arrêts de jeu, et le match est loin d´être terminé. Bernard Lama doit ainsi intervenir dans les pieds de Jancker puis s´envoler au ras du poteau sur une tête de Barisic qui paraissait rentrer. Le " félin" Lama a montré son exceptionelle détente. TOujours dans les arrêts de jeu, Loko marque mais en position de hors-jeu. Les autrichiens s´énervent, les parisiens sont impatients, et finalement l´arbitre italien, Mr Pairetto siffle la fin du match. Bernard Lama soulève la Coupe des Coupes. Paris devient un grand d´europe !
Coup d´oeil tactique :
La blessure de Raï a peut-être été un tournant dans le match. En effet, le brésilien qui a été victime d´un tacle de Schöttel qui lui a valu une entorse de la cheville gauche à la 6´ minuten évoluait comme d´habitude en milieu offensif. Le milieu de terrain se composait de Colleter, milieu gauche, Bravo à droite, Guérin en récupérateur, Raï en meneur de jeu, Youri en " neuf et demi" occupait une position libre. Le PSG jouait donc en 4-5-1 avec 2 milieux offensifs. Cette blessure de Raï, sorti à la 6´ minute et remplacé par Dély Valdes à la 12´ minute a modifié la tactique parisienne. Luis a replacé son équipe en 4-4-2 avec Loko et Dély Valdes en attaque, et Djorkaëff replacé en seul milieu offensif. Cette modification tactique était plus intéressante que le 4-5-1, très certainement, au vu du jeu fourni par les autrichiens. En effet, même en égalité au milieu de terrain, les parisiens récupéraient avantage de ballon que les joueurs du Rapid, et le fait de placer 2 attaquants permettait de peser sur la défense autrichienne.
La fiche :
Rapid Vienne - Paris Saint-Germain 0-1
37 500 entrées payantes.
Le but :
N´Gotty ( 29´)
Les équipes :
Rapid Vienne : Konsel - Guggi, Schöttel, Ivanov, Hatz - Stöger, Kühbauer, Marasek, Heraf - Stumpf ( Barisic 46´), Jancker
Paris SG : Lama - Fournier ( Llacer, 78´), Le Guen, N´Gotty, Roche - Bravo, Guérin, Raï ( Dely Valdes, 12´), Colleter, Djorkaëff - Loko
Les réactions :
Paul Le Guen : " On avait échoué les trois années précédentes. Là on aboutit, c´est bien. Une finale se joue sur des détails. On a eu un peu de réussite à la fin, grâce à un très bon Bernard Lama. On aurait pu tuer le match avant."
Bruno N´Gotty : " C´est mon deuxième coup-franc et mon deuxième but de la saison. Youri me pousse la balle et je frappe. J´étais persuadé que j´allais marquer ce soir. J´ai mis toute la conviction que j´avais en moi sur ce tir. C´est bien pour moi, c´est bien pour l´équipe. On a connu un championnat un peu difficile et en gagnant cette coupe on a un peu sauvé notre saison. Noah nous a guidés, nous a aidés à nous préparer pour cette finale. On a travaillé, bossé, ça a marché. Il nous a beaucoup parlé. En fait, je crois qu´il nous a apporté surtout son savoir."
Michel Denisot : " Ce soir, c´est plus que le grand soir. Il y a cinq ans, la Coupe d´Europe était notre objectif inavouable. Nous avons mis cinq ans pour décrocher cette timbale. Chacun a su continuer, maintenant nous sommes devenus des grands d´Europe."
elnorton