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Après s’être brillamment qualifié pour la Ligue des Champions, le LOSC est désormais confronté à un problème de taille. Toujours privé de stade, le vice champion de France ne sait en effet pas où il pourra disputer ses rencontres européennes. Et l’UEFA attend des réponses rapides.
La course à la Ligue des Champions continue pour le LOSC. Après avoir obtenu leur ticket sur le terrain, les Dogues doivent en effet s’attaquer à un tout autre problème. Autrement plus délicat et incertain. Privés de stade en raison des travaux à Grimonprez-Jooris, ils ne pourront plus compter sur le Stadium Lille Métropole comme bouée de sauvetage. L’enceinte de Villeneuve-d’Ascq ne répond pas, a priori, aux exigences de l’UEFA pour la C1 et les joueurs de Claude Puel vont très certainement devoir s’exiler pour pouvoir se frotter au gratin européen.
Problème pour le LOSC : le temps presse. L’instance européenne demande des réponses à ses questions et pour le moment, les dirigeants lillois sont incapables de les fournir. Les premières pistes sont en effet tombées à l’eau pour diverses raisons. Le RC Lens refuse ainsi de prêter son stade Bollaert en argumentant une possible qualification pour la Coupe de l’UEFA via l’Intertoto ; le consortium du Stade de France ne peut pas mettre son enceinte à la disposition des Dogues en raison d’évènements déjà programmés ; le Parc des Princes obligerait les supporters à se rendre à Paris, chose infaisable selon certains dirigeants lillois. Bref, la situation est bloquée et les voies de garage ne sont pas si nombreuses.
Les enceintes de Sedan ( 232 km) et de Metz ( 365 km) sont ainsi les deux dernières pistes crédibles pour le LOSC. Crédibles mais bien évidemment pas idéales pour un club qui aspire à retrouver son chez soi. « Un club se construit avec des hommes, son public, le monde économique et les collectivités, expliquait récemment Claude Puel sur le site officiel de son club. C’est un ensemble. Là, nous ne sommes pas soutenus. Les engagements ne sont pas tenus et cela m’interpelle. Je pense que construire un grand club à Lille, avec un grand stade, peut être un vecteur de communication et économique très important. Je tire donc la sonnette d’alarme pour que tout le monde se penche sur ce dossier. Revenir à Bollaert, c’est revenir quatre ans en arrière et donner l’impression que depuis, rien n’a avancé. J’aimerais qu’il y ait un consensus autour du club car nous le méritons sportivement. On parle d’argent de la Champions League mais pas du déficit du stade. » Dur retour sur terre…