Le Fair-play à la bourguignonne.
Ainsi, quand par miracle, les Bourguignons s´arrêtent car ils ont remarqué qu´un adversaire ou plus souvent un partenaire, se tord de douleur, ils n´hésitent pas à mettre le ballon en touche. Surtout si par malheur leur adversaire est dans l´impossibilité de le faire avant eux au bout d´un temps qui paraîtrait interminable à n´importe quel blessé dans l´attente d´un premier soin. Bon, évidemment il ne faut pas qu´ils aient l´occasion de marquer un but dans le même temps, c´est entendu. « Jouez, Jouez, Jouez » vocifère alors notre bon Guy la bave à la commissure. Et puis, sans autre alternative et avec l´assentiment du coach résigné, quitte à dégager en touche, autant le faire près d´un poteau de corner adverse et surtout d´aller jouer la remise en touche en nombre. On ne sait jamais, faut pas gâcher l´occasion d´avoir une occasion. Et si par bonheur le blessé tarde à rentrer en jeu, il faut surtout bien profiter de l´aubaine d´une supériorité numérique. Il avait qu´à se presser aussi le boiteux batave.
Mathis disciple de Violeau
Ah cet AJA, tout un poème ! D´ailleurs si le FC Nantes a le malheur d´être estimé moins fair-play que nos sympathiques bourguignons, il le doit en parti au bel arbitrage à la psychologie redoutable de notre bien-aimé Chapron, jeune coq qui n´en a pas l´air. Sacré Violeau, « un joueur qui n´en a » comme Courbis les aime. Mais « l´a beau n´en avoir le Violeau », ça ne l´empêche pas, si l´arbitre n´est pas trop loin, de crier à l´attentat, pour peu qu´on l´effleure un peu trop, et qu´il juge opportun de produire sa fameuse roulade « je me tiens la cheville car j´ai été touché au thorax ! ». Le ridicule ne tue pas surtout quand le rouge est mis. Ça crée même des vocations de faussaires chez les « bleubites », comme si Mathis était incapable de rien produire d´original.