tient regarde kome on vous apprécie
Dans le stade, on constate très vite que Nancy n´a pas déplacé foule dans son sillage. 300 supporters nancéiens tout au plus sont parqués dans le coin visiteur. Pendant les minutes qui précèdent l´entrée des joueurs, les deux blocs antagonistes se rendent la politesse. Parfaitement au point, les supporters messins s´adressent à leurs homologues nancéiens : « Nancy, Nancy, on t´encule ! », « Et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où les Nancéiens ? ». Les supporters messins fanfaronnent, jouent les “chambreurs”. On approche du coup d´envoi. Soudain, un long calicot qui porte la griffe du GAN apparaît au beau milieu du kop côté autoroute : « QU´EST-CE QUI EST ROUGE ET BLANC, QUI MONTE ET QUI DESCEND ? ». Chacun l´aura deviné. Même la presse locale ( Le Républicain Lorrain) saluera les supporters messins « si agréables dans leur humour – pas mal, les banderoles du dernier Metz-Nancy ! ». En face, des feuilles rouges et blanches se dressent de façon quelque peu désordonnée dans le parcage nancéien. Durant la mi-temps, les plus radicaux du GAN se distraient en brûlant en public drapeaux, écharpes et foulards aux couleurs de l´ASNL issus de la cueillette d´avant-match. De la voix, les fans des Grenats dominent largement les débats. 61e minute. Une vive clameur monte dans Saint-Symphorien, immense soupir de délivrance, gigantesque explosion de bonheur. Amara Traoré vient de faire chavirer la foule d´un coup de patte de buteur dont il a le secret. À la manière d´un tableau vivant grandeur nature, le stade prend enfin sa vraie couleur, s´époumone à crier sa joie sous le feu de la rampe des projecteurs. Par centaines, les mains se dressent, drapeaux et écharpes grenat s´agitent dans les gradins. Dans son petit coin, la colonie nancéienne fait pâle figure, demeure muette et commence à replier ses banderoles. Alors qu´il ne reste que quelques minutes de jeu à savourer, un second calicot se déploie dans le kop et enfonce le clou : « PLUS QUE 33 MATCHES EN D1 ! ». Au coup de sifflet final, c´est le soulagement. Tandis que les Nancéiens restent prostrés dans leur parcage et pleurent, les fans du FC Metz se régalent d´avoir vécu non pas un grand match, mais l´insigne honneur d´avoir vaincu le frère ennemi. Les supporters du FC Metz écrasèrent finalement fort logiquement de leur domination les travées de Saint-Symphorien, étouffant dans l´œuf les rares velléités des fans des rouge et blanc, quelque peu chloroformés par la prestation anodine de leurs favoris. Plus tard dans la nuit grenat, plusieurs dizaines de sympathisants du GAN partirent à la recherche de Nancéiens du côté de la gare, mais ne virent pas âme qui vive. Dommage, car cette fois les Messins s´étaient mobilisé…
Le bilan chiffré de cette première manche du derby lorrain, celui de la rue, est : une dizaine d´écharpes, de drapeaux et de casquettes dérobés, quelques baffes distribuées, un coup de poing en plein visage, des cailloux et des pavés ( 7 bris de glace dénombrés) et de la carrosserie froissée. Dans les gradins comme sur le terrain, c´est la victoire sur le voisin. Le match retour va être pour les Ultras messins une véritable démonstration de force.
je sais pas pkoi, mais moi j´aime bien le dernier paragraphe 