L'excès de sécurité des Bleus a tué l'esprit de fête de l'Euro
A force d'en faire trop, l'équipe de France a perdu bien des fans dans la région
Les Tricolores jouent leur dernière carte, ce soir contre les Italiens. Une défaite signifierait leur retour à la maison. Et, surtout, le retour au calme pour certains habitants du Mont-Pèlerin.
«J'aime les Français. Leur présence fait du bien à la région. Mais trop, c'est trop», s'énerve André Dupraz. Après dix jours d'Euro, l'épicier du village se plaint des mesures sécuritaires prises pour assurer la tranquillité de l'équipe.
Leur hôtel, le Mirador Kempinski, est transformé en «bunker». Les agents de sécurité privée y pullulent. Et les panneaux d'interdiction y fleurissent. Des policiers vaudois et fribourgeois complètent le dispositif à l'extérieur, lors de la sortie du car des Bleus. Les contrôles d'identité, les restrictions d'accès au village exaspèrent. «Les enfants ne pouvaient plus accéder à une aire de jeu publique à l'entrée de l'hôtel», ajoute l'épicier.
A quelques kilomètres de là, à côté du terrain d'entraînement des Français à Châtel-Saint-Denis (FR), la population pensait aussi que l'Eurofoot était une fête. «J'en ai marre», se plaint Jean Genoud. Cet agriculteur a le malheur d'avoir ses champs à côté du stade. Certains, qui offrent une vue imprenable, sont interdits d'accès pour les préserver des paparazzi lors des séances à huis clos. «Le premier jour d'entraînement, j'ai cru que nous étions en guerre», conclut Jean Genoud. Et maintenant, ce qu'il veut, c'est la paix.
Le Matin
Quand on pense que les Hollandais partagent leur hôtel, certes bien plus grand, le Beau-Rivage Palace de Lausanne avec d'autres clients, n'ont même pas une aile réservée mais sont disséminés dans l'hôtel ! se baladent sur les quais au bord du lac et sont sortis plusieurs fois dans le quartier du Flon à Lausanne pour y manger, parmi les autres clients, et y boire quelques verres dans ce quartier vivant...
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