«Si c'est Buffon qui marque, ça me va très bien aussi», en rigolerait presque Luca Toni avant le match primordial de l'Italie face à la Roumanie, vendredi à Zürich. La lourde défaite de la Nazionale contre les Pays-Bas (3-0) a semé de «la rage» dans l'équipe, assure l'attaquant du Bayern Munich. L'importance du forfait de Fabio Cannavaro dans cette déroute ? «Cela aurait pu être la même chose avec lui.» Certain ? «Sur le terrain, il n'y a pas eu une différence de qualité de jeu aussi nette. On n'est pas subitement devenus faibles (...) On est champions du monde, c'est une responsabilité.»
«Luca Toni, quel est votre sentiment après cette très lourde défaite ?
On a fait piètre figure, c'est difficile. Mais trois à zéro, c'est un peu trop. Sincèrement, sur le terrain, il n'y avait pas autant d'écart. D'ailleurs, si on rejoue aujourd'hui le match, cela ne se termine jamais sur ce score. Sur le terrain, il n'y a pas eu une différence de qualité de jeu aussi nette. On n'est pas subitement devenus faibles.
Est-ce physiquement que l'Italie a calé ?
Non, je ne crois pas. Les erreurs ont été commises en première période. On a joué un peu trop bas. En seconde période, on a fait beaucoup mieux, on a eu des occasions, mais, malheureusement, c'était trop tard: il y avait déjà 2 à 0. Quant à moi, j'étais physiquement mieux que pendant bien d'autres matches où j'ai pourtant marqué.
On a aussi beaucoup souligné l'absence de Fabio Cannavaro...
Fabio est important. Mais cela aurait pu être la même chose avec lui.
Comment est le moral des troupes ?
Il y avait de la rage dans les vestiaires juste après la rencontre. Mais on est tous conscients qu'il reste encore deux matches : on a perdu une bataille, pas la guerre. On accepte les critiques, mais on connaît notre valeur, on sait ce qu'on veut. On va tout faire pour retrouver l'Italie forte d'avant, celle des qualifications, celle qui avait gagné en Ecosse (2-1). On sait qu'on a mal joué et on a tous envie de revenir vite sur le terrain pour montrer autre chose.
Les joueurs se sont-ils réunis entre eux pour mettre des choses au clair ?
R: «Il n'y en a pas besoin. L'état d'esprit n'a pas changé. Au contraire, le 3 à 0 nous a encore plus uni. Et puis on veut aussi gagner pour Donadoni qui a été massacré. Certaines critiques n'étaient pas méritées.
C'est un quitte ou double qui vous attend contre la Roumanie...
On sait qu'on ne peut pas se louper, qu'on peut être dehors après le match. Il faut se relever et vaincre, en jouant bien ou mal, peu importe. On est champions du monde, c'est une responsabilité.
Avant l'Euro, beaucoup de vos coéquipiers vous ont désigné comme «le» joueur qui fera la différence. Est-ce une responsabilité en plus ?
Je sais que l'Italie dépend beaucoup de mes buts. Mais si, comme au Mondial, je ne marque pas beaucoup (2 buts) mais que j'aide mes partenaires à le faire, c'est parfait. Aujourd'hui, ce n'est pas une priorité que je marque, c'est plutôt de gagner contre la Roumanie. Et si c'est Buffon qui marque, ça me va très bien aussi».
M'etonne pas des ritals ça 