Djibril Cissé en a assez des rumeurs de transfert qui tournent autour de lui. L´attaquant français ne souhaite pas quitter Liverpool et encore moins aller à Monaco. S´il devait revenir en France, ce serait à l´OM et pas cette année. En attendant, il préfère se concentrer sur les Bleus. Interview !
DJIBRIL CISSE, vous êtes doublement dans l´actualité puisque l´équipe de France entame une semaine décisive pour son avenir et l´on parle également de vous dans l´optique d´un transfert à Monaco...
D. C. : Je suis à Liverpool et je ne compte pas partir. Je me sens bien, j´ai marqué deux buts en SuperCoupe (ndlr : victoire 3-1 face au CSKA Moscou) et je suis dans un bon état d´esprit. Maintenant en ce qui concerne un éventuel départ, j´ai tout entendu. On m´a envoyé à Newcastle, à Marseille puis dernièrement à Monaco. En ce qui concerne l´ASM, je ne suis sérieusement au courant de rien. Peut-être que les deux clubs se sont appelés mais moi, je suis en dehors de cela.
Mais si vous appreniez que vous deviez quitter Liverpool pour Monaco...
D. C. : Monaco, ce n´est pas mon premier choix. Comme je l´ai toujours dit, si je devais quitter Liverpool et revenir en France, ce serait à l´OM. Mon club, c´est Marseille. Mais de toutes manières, cela ne sera pas pour cette année. J´aime l´OM mais pourquoi partirai-je de Liverpool maintenant ?
On a l´impression que ces nombreuses rumeurs vous perturbent...
D. C. : Ça m´énerve. Moi, je n´ai rien demandé à personne. Si encore j´avais envie de partir, je comprendrais. Mais là, ce n´est pas le cas. Je n´ai pas envie de partir. Mais bon, je relativise, cela ne me perturbe pas plus que cela. Je fais abstraction de tout cela.
Avez-vous eu une discussion franche avec Rafael Benitez au sujet d´un départ éventuel ? D´ailleurs, Michael Owen a signé à Newcastle, c´est plutôt bon signe pour vous ?
D. C. : Il ne me parle pas de départ. Mais en ce qui concerne Michael Owen, cela ne change pas grand chose. Les dirigeants peuvent prendre quelqu´un d´autre. C´est leur droit. Mais encore une fois, dans ma tête, je reste!
Parlons des Iles Féroé, craignez-vous cette rencontre ?
D. C. : On peut imaginer qu´ils restent à dix derrière à nous attendre et ne pas attaquer. C´est une possibilité. Ce sera à nous de trouver la solution. Nous devons absolument aborder cette rencontre sérieusement et dans de bonnes dispositions.
On se souvient que le match aller avait été difficile. Vous êtes-vous senti en danger lors de cette rencontre ?
D. C. : Oui, le danger de ne pas gagner. C´était une période difficile. Ils nous ont poussés mais heureusement, nous avons marqué. Cela nous avait mis en confiance. Mais ce n´était vraiment pas facile là-bas.
Désormais les choses ont changé avec les trois retours de Zidane, Makelele et Thuram...
D. C. : Il est vrai que c´est rassurant de les avoir à nos côtés. On se sent beaucoup mieux avec de tels renforts. Aussi bien lors des matches que lors de la préparation. Ces trois joueurs sont un peu notre colonne vertébrale. Avant, l´équipe manquait un peu de sérénité. De jeunes joueurs venaient d´arriver, ce n´était pas facile. Ils avaient peur de mal faire, il y avait des hésitations. Contre la Côte d´Ivoire, la différence a été sensible. La prestation a été bonne avec trois buts à la clé. C´est bon pour la confiance.
Quel est leur rôle exact dans le groupe ? Parlent-ils beaucoup sur le terrain ?
D. C. : Lilian Thuram parle beaucoup à ses défenseurs. Claude Makelele en fait de même. Quant à Zinedine Zidane, qui est une personne introvertie, il se lâche sur le terrain. C´est bien d´avoir des gars qui vous remettent en place quand il faut