LYON S'ENLISE, LES VERTS SE RÉVEILLENT
Par Bruno RODRIGUES
Transparent au Mans (0-1), Lyon n'a pas préparé au mieux la réception de Manchester, mercredi. Saint-Etienne s'est bien repris en étrillant Nancy (4-0). Rennes, dominé à Lille (1-3), chute à la 17e place alors que Lens a buté sur Nice (0-0). Deuxième succès de la saison pour Metz, face à Valenciennes (2-1).
Malgré l'entrée en jeu de Benzema, Lyon est tombé au Mans (0-1). (Reuters)
Malgré l'entrée en jeu de Benzema, Lyon est tombé au Mans (0-1). (Reuters)
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LYON roupille, LE MANS se place
Il en faudra certainement un petit peu plus pour espérer exister face à Manchester United, mercredi prochain en huitième de finale aller de la Ligue des champions. Brouillons, voire empruntés, samedi, les Lyonnais se sont logiquement inclinés au Mans (0-1) sur un but du Brésilien De Melo à vingt minutes du coup de sifflet final. Un revers qui pourrait permettre à Bordeaux, en cas de victoire à Monaco, dimanche, de revenir à un point. Alain Perrin, le coach rhodanien, avait décidé pour l'occasion de laisser souffler Benzema, Toulalan et Grosso et de titulariser Delgado aux avant-postes. Ce n'est peut-être pas le meilleur choix qu'il ait fait cette saison, tant l'Argentin a semblé dépassé par les évènements. Mais c'est l'équipe rhodanienne dans son ensemble qui a fauté, manquant cruellement d'imagination, voire d'envie, face à des Sarthois qui n'en demandaient pas tant. Dominateurs de bout en bout, les hommes de Rudi Garcia se sont contentés d'une volée de De Melo (70e) pour infliger au leader le même tarif qu'il y a un mois, en Coupe de la Ligue (1-0). L'entrée, peu après l'heure de jeu, de Benzema, pour son 41e match de la saison, n'y a rien changé. Sur ses cinq derniers déplacements en L1, Lyon en est à trois revers et deux nuls. Soit sa pire série depuis cinq ans. Le Mans, en revanche, est cinquième, à quatre points du podium.
SAINT-ETIENNE se rebiffe
Fragilisés par une épouvantable série de six défaites en huit matches, Coupe de France comprise, Saint-Etienne et son coach Laurent Roussey étaient dans l'obligation de réagir face à une équipe de Nancy en perte de vitesse. Les Verts ont fait mieux que ça. Grâce notamment à un doublé de Gomis (42e, 71e), ils ont infligé à la meilleur défense de l'élite (13 buts en 24 matches avant la rencontre) une véritable correction : 4-0. Les autres buts ont été inscrits par Perrin (16) et Feindouno, sur penalty (70e). Grâce à ce match référence, Saint-Etienne gagne trois rangs et se place à une moins inquiétante 12e place. Malgré son court succès contre Toulouse, le week-end dernier (1-0), Nancy continue en revanche de s'enliser. Les Lorrains n'ont remporté que deux de leurs quatorze derniers matches, toutes compétitions confondues. Nice, quatrième à trois points des Lorrains, n'en profite pas. Accrochés à Lens (0-0), les hommes de Frédéric Antonetti, trop maladroits dans le dernier geste, n'ont pas réussi à convertir une seule de leurs nombreuses occasions avant la pause. Bousculés après le repos, ils sont même passés tout près de la défaite, notamment sur une tête à bout portant de Maoulida sur la barre.
LORIENT à l'affût, METZ se rebelle, Rennes se noie
Lorient, difficile vainqueur de Strasbourg (1-0), en profite pour revenir à un petit point des Aiglons. A peine plus inspirés que les Alsaciens, les Merlus se sont contentés d'un bijou de frappe enroulée de Le Pen pour gagner quatre rangs au classement. Dans le bas du tableau, Lille a fait la bonne opération du jour en dominant une équipe de Rennes à la dérive (3-1). Invaincu depuis sept rencontres en L1, le LOSC a pu s'appuyer sur un Kluivert retrouvé, et auteur d'un doublé. Les Bretons, qui n'ont pris que deux points sur quinze possibles, se retrouvent 17es, trois points devant Toulouse, premier relégable et battu à Auxerre (0-1). L'AJA a fait la différence au retour des vestiaires par Niculae, à la réception d'un caviar de Chafni, une nouvelle fois impressionnant. Avec deux points pris en six matches, le TFC continue de s'enfoncer. Auxerre, en revanche, passe treizième. Sochaux a fait tout ce qu'il a pu pour se rapprocher des premiers non relégables mais ce ne fut pas suffisant pour prendre le meilleur sur Caen (1-1), où Planté a fait des merveilles. A noter que Gouffran, auteur de l'égalisation pour le Stade Malherbe, est sorti sur une civière et que Dalmat a manqué un penalty pour le FCSM. Enfin, Metz a attendu son 12e match à domicile en Ligue 1 pour s'imposer devant son public. Pourtant menés au score par Valenciennes, les Lorrains ont renversé la vapeur après le repos pour signer leur deuxième succès de la saison. Même si la Ligue 2 est proche, l'honneur est sauf.
http://www.lequipe.fr/Football/L1_20072008_25J_sam.html
Flamengo veut toujours Ronaldo
La grave blessure de Ronaldo, victime d'une rupture totale du tendon rotulien du genou gauche, n'a pas entamé l'envie de Flamengo de le recruter. «Le rêve d'avoir Ronaldo de nouveau parmi nous est toujours d'actualité et nous lui soumettrons dans les prochains jours une proposition via son agent Fabiano Farah, a déclaré le vice-président du club brésilien, Kleber Leite, à l'agence Ansa. Nous lui ferons part de cette proposition écrite pour lui montrer combien nous tenons à ce qu'il joue pour nous,Nous attendrons qu'il se rétablisse et pendant ce temps, nous essayerons de finaliser notre projet.» Ronaldo, 31 ans, a été opéré jeudi à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Il devrait être éloigner des terrains au moins neuf mois.
http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080217_010925Dev.html
Toulouse au plus mal
Comment passer en quelques mois du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions à la zone de relégation du Championnat de France de Ligue 1 ? Toulouse, une nouvelle fois battu à Auxerre (0-1) en est toujours réduit à chercher des explications rationnelles. A la sortie des vestiaires du stade Abbé-Deschamps, l'expression des visages occitans suffisait presque à résumer l'ambiance tendue qui pollue les coulisses du TFC. Les relations entre Olivier Sadran, le président toulousain, et son entraîneur Elie Baup, déjà froides, devraient virer dans les prochains jours au glacial.
«Je n'ai pas de commentaires à faire. Que dire, sinon des banalités», a sobrement déclaré Sadran. Elie Baup, la main bandée et le visage encore plus fermé que d'habitude, n'a pas cherché à masquer son inquiétude. «On prend un but idiot alors que nous produisons dans l'ensemble un jeu intéressant. L'équipe est volontaire, elle ne lâche rien, mais la réussite nous échappe. J'essaye de ne pas trop m'occuper de l'écart entre nous et le dix-septième... » Dominique Arribagé, le capitaine toulousain, ne s'est pas non plus attardé longtemps devant les journalistes. «Ca ne veut pas rentrer, on ne sait plus la mettre au fond. Si l'ambiance est bonne ? Ouais, ça va... », a-t-il lâché avant de tourner les talons. Et c'est Marseille qui débarque au Stadium la semaine prochaine...
http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080217_013821Dev.html
Barcelone se replace
Critiqué depuis le début de la saison, Ronaldinho (Photo Reuters) a enfin répondu à ses détracteurs en offrant la victoire au FC Barcelone sur la pelouse de Saragosse (2-1). Le Brésilien a profité d'une main de JuanFran dans sa surface de réparation pour inscrire un penalty décisif dans la course pour le titre (83e). Il permet à sa formation d'empocher un troisième succès en quatre rencontres. Mais surtout de revenir à cinq longueurs du Real Madrid, battu à Séville par le Betis (1-2). Un soulagement pour des Blaugrana qui ne sont pas passés loin de la défaite. Mis sur orbite par Thierry Henry, auteur de son septième but cette saison (34e), les Catalans ont ensuite concédé un penalty que n'est pas parvenu à transformer Diego Milito (43e), avant de craquer en seconde période sur une tentative de l'ancien Milanais Ricardo Oliveira (53e). Plus de peur que de mal.
Le Real Madrid aurait aimé en dire autant, mais les Merengue sont de nouveau passés à travers sur le terrain du Betis Séville (1-2). Concédant au passage leur deuxième défaite consécutive à l'extérieur, la quatrième de la saison. De quoi nourrir quelques regrets, d'autant que les joueurs de Bernd Schuster ont été les premiers à s'illustrer par Drenthe (6e), sur un service de Robben. Une ouverture du score rapide qui n'était pas s'en rappeler le scénario de sa victoire acquise la semaine passée contre Valladolid (7-0). Mais il faut croire que le club andalou, à la lutte pour le maintien, avait bien retenu la leçon. En l'espace de cinq minutes, il a retourné la situation en sa faveur par Edu (32e), puis Mark Gonzalez (36e). Il remonte du même coup au treizième rang. Loin cependant de son voisin sévillan, le FC, qui s'est imposé sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone (4-2). Julien Escudé et ses équipiers son sixièmes.
Aulas : «Pas notre bête noire»
Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, était forcément déçu après la défaite de ses joueurs au Mans, samedi (0-1), un mois après avoir été sorti ici de la Coupe de la Ligue sur le même score. «Le Mans n'est pas notre bête noire, a-t-il toutefois précisé. La pelouse n'explique pas notre défaite mais pour voir un bon match, il faut un bon terrain. Malheureusement, beaucoup en France ne sont pas dignes de la L1». Le patron de l'OL a ensuite avoué qu'il commençait à se poser des questions. «Si je n'étais pas inquiet avant Manchester, je ne serais pas réaliste et lucide. Contre une des meilleures équipes d'Europe, il faudra retrouver des vertus collectives. J'ai l'impression en ce moment que l'équipe n'est pas concentrée sur des objectifs communs. Mais ce n'est pas pour autant une défaillance ici, où d'autres équipes perdront. La marge de progression de Lyon se réduit d'une année sur l'autre. Là, Bordeaux a progressé, l'OM revient très fort et Nancy est toujours dans le coup. Contre MU, on aura une étiquette de challenger et on ne sera pas favori. J'espère que cela nous réussira mieux... La fin du championnat sera très serrée et les points joués à Gerland seront précieux».
Pour le coach rhodanien, Alain Perrin, le constat est encore plus alarmant. «On a été dépassé par la fougue et l'envie du Mans, a-t-il lâché. On a plutôt contrôlé mais on a manqué de personnalité. Au départ, il y avait de bonnes intentions mais on a manqué de liant et de soutien de la part des attaquants alors qu'on ne parvenait pas à faire la différence dans les duels. Peut-être aussi que nous étions un peu émoussés au milieu avec des joueurs un peu malades ou en méforme. Cela nous a manqué en fin de match. Depuis janvier, nous ne sommes pas dans le bon tableau de marche. Il va falloir montrer plus de caractère si l'on veut s'imposer à l'extérieur. Ce soir, je suis un peu déçu car le projet était de venir au Mans pour démontrer notre solidité et trouver de la solidarité... En Ligue des Champions, ce sera un autre cas de figure contre un autre adversaire. Cette fois-ci, c'est nous qui devront nous surpasser pour faire face à l'armada offensive».
Rudi Garcia, le coach manceau, a quant à lui dressé un bilan lucide de la victoire, logique, des siens. Pour lui, elle s'est surtout jouée sur le physique. «On a essayé de mêler puissance et technique au milieu pour les empêcher de jouer car on les savait capable de mettre du rythme quand ils ont des espaces, déclarait-il. On a bien défendu en avançant. L'OL est capable de mettre de la puissance pour mieux finir quand ils sont menés mais physiquement, on a été meilleurs qu'eux. Pour moi, c'est notre match le mieux maîtrisé de la saison et d'ailleurs, Lyon ne nous a jamais mis en difficulté. Cela fait trois matches que nous ne prenons pas de buts. On verra réellement la qualité de notre défense à Valenciennes samedi prochain. D'ailleurs, il ne faudra pas tergiverser avant la demi-finale de Coupe contre Lens et penser à ce match avant d'avoir joué celui de Valenciennes».
http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080217_001217Dev.html
La Juve met l'Inter dans un fauteuil
L'Inter Milan a sans doute apprécié le spectacle. Quelques heures à peine après s'être imposés face à Livourne (2-0) grâce un doublé de Suazo (14e, 18e), les Nerazzurri ont pu assister avec plaisir à la courte, mais précieuse victoire de la Juventus Turin contre l'AS Roma (1-0). Non pas que les joueurs de Roberto Mancini soient devenus subitement des fervents supporters du club bianconero. Ils avaient simplement conscience que ces deux succès conjugués leur offriraient une marge de manoeuvre conséquente sur leur deux poursuivants. Respectivement douze et onze points. Un écart qui pourrait être assimilé à un gouffre tant les Milanais impressionnent depuis le début de l'exercice. Seule formation toujours invaincue en Serie A, l'Inter présente un bilan éloquent de dix-huit victoires pour cinq nuls. Et entend désormais exporter sa suprématie nationale sur la scène européenne. Elle aura l'occasion de le faire dès mardi à l'occasion de son déplacement à Liverpool en huitième de finale aller de la Ligue des champions.
Derrière, les autres équipes semblent déjà résolues à se partager les miettes. En attestent les déclarations de Luciano Spalletti, qui n'a pas hésité à présenter l'affiche contre la Juve comme «un match de barrage pour la deuxième place». A ce titre, l'entraîneur de la Roma ne s'est pas trompé puisque la défaite des Giallorossi a relancé le suspense dans cette course aux places d'honneur. Grâce à un coup-franc splendide d'Alessandro Del Piero juste avant la mi-temps (45e), les protégés de Ranieri ne sont plus qu'à une longueur. Dimanche, la Fiorentina pourrait également revenir à sept unités à condition de battre Catane (15h00). Enfin, l'AC Milan, tenu en échec à Parme (0-0), pourrait lui aussi avoir son mot à dire, malgré ses dix points de retard. Ses six matches consécutifs sans défaite plaident en sa faveur
Le Werder met la pression
Le Bayern Munich en sait un peu plus sur ses principaux rivaux pour le titre, avant son déplacement à Hanovre dimanche (17h00). Si Schalke 04 a affiché ses limites actuelles face à Wolfsbourg (1-2) vendredi, le Werder Brême a confirmé face à Nuremberg (2-0) son intention de contester jusqu'au bout le sacre annoncé de l'ogre bavarois. Revenu provisoirement à hauteur des joueurs d'Ottmar Hitzfeld, mais toujours devancé à la différence de but, l'ancien club de Johan Micoud s'en est remis à son Suédois, Rosenberg (29e), et à son miraculé, Klasnic (81e, Photo Reuters) pour s'octroyer un neuvième succès à domicile en onze rencontres. Soit le meilleur bilan de la saison. Il lui faudra désormais apprendre à gagner à l'extérieur, ce qui ne lui est plus arrivé depuis la 14e journée (2-0 contre Cottbus), pour pouvoir prétendre à un autre statut que celui d'outsider.
Car si l'écart s'est considérablement réduit entre les deux formations, c'est d'abord parce que le Bayern a marqué le pas ces dernières semaines. En attestent ses quatre nuls en sept rencontres toutes compétitions confondues. Autant dire qu'un sursaut est attendu sur la pelouse d'Hanovre. Pour reprendre la première place, mais aussi pour se rassurer après une dernière sortie inquiétante à Aberdeen (2-2) en Coupe de l'UEFA. L'absence de Ribéry, qui ne devrait pas faire son retour avant fin février, constituera de nouveau un handicap de poids face à une formation qui n'a perdu qu'une fois lors de ses cinq dernières rencontres.
http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080216_180147Dev.html
http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080216_225546Dev.html