Un contentieux qui s'alourdit
L'image aura été impressionnante. De longues minutes après le coup de sifflet final, Anthony Vosahlo est resté sur la pelouse, les poings sur ses yeux inondés de larmes, agité de tremblements et maîtrisé par ses partenaires pour ne pas tomber. Habituellement placide, l'expérimenté défenseur dijonnais n'était pas dans une démarche agressive vis-à-vis de l'arbitre, mais il avait besoin d'évacuer toute son exaspération, toute la frustration des deux points envolés sur une décision qu'il sentait venir.
Une demi-heure plus tard, au pied du bus, Anthony l'avouaitÊ: «Je n'avais jamais eu de crise de nerfs de ma vie.» Pour le faire sortir de ses gonds, il en fallait donc beaucoup. Et ce beaucoup a pour nom Bruno Coué. Ce n'est pas la première fois que cet arbitre est au centre de polémiques, particulièrement avec Dijon qu'il semble vraiment avoir dans le collimateur.
A Montpellier, lors de la 2e journée, il avait expulsé très sévèrement Mangione et Loties. Romain Poyet avait aussi assuré qu'il l'avait traité de «demi-titulaire». Cette attitude hautaine, pleine de propos qui n'ont rien à faire dans la bouche d'un arbitre, s'est confirmée vendredi à Amiens. «Il nous a insultés et a critiqué notre façon de jouer», assure Alexis Zywiecki. «Il a voulu être la star du match», confirme Anthony Vosahlo. «Nous le savions avant. Non seulement il est arrogant, mais il a beaucoup sifflé contre nous.»
Des cartons facilement sortis contre Dijon, un rouge qui fait penser qu'il y a deux poids deux mesures, des 6 m qui se transforment en corners, la liste est longue, mais le penalty accordé aux Picards dans le temps additionnel a été la cerise empoisonnée sur ce gâteau indigeste.
Mais c'est quoi cette saleté d'arbitres 