Maroc, you CAN do it
Par numero10, numero10
le 17/01/2008
Marouane Chamakh guidera-t-il le Maroc au sommet du foot africain ? (Reuters) "Le Maroc est impressionnant. Je les vois aller très loin". Telle était l'analyse de l'ancien Lion Indomptable, Patrick Mboma, vainqueur de l'épreuve en 2000, avant le début de la compétition. Outre son pays d'origine, Mboma prédisait un bel avenir à la génération des Chamakh, Hadji et consort, génération de surdoués encore dépourvue à l'époque du moindre trophée international. Finaliste malheureux en 2002, le Maroc a enfin rayonné cette année au Ghana en remportant la Coupe d'Afrique des Nations 2008...
Nous sommes le 10 février 2008 au Ghana. Le stade d'Accra retient son souffle, mais les gri-gri et autres sortilèges de marabouts n'ont pas suffit. Le Maroc remporte sa deuxième CAN de son histoire. Et voici comment.
Un départ en fanfare
21 janvier 2008. Le Maroc fait son entrée dans la compétition face à la Namibie. Après le match nul entre le Ghana et la Guinée en match d'ouverture de la compétition (2-2), les Lions de l'Atlas s'emparent de la tête du groupe grâce à Erbate, Hadji et Sektioui (3-0). Les choses sérieuses ne commencent que lors de la deuxième journée face à la Guinée de Pascal Feindouno. La sélection dirigée par Henri Michel s'impose néanmoins en toute fin de match grâce à un nouveau but du milieu de terrain de Porto, Tarik Sektioui (1-0). D'ores et déjà qualifié pour le second tour, le Maroc assure lors de la dernière rencontre face au pays organisateur, le Ghana, qui se qualifie dans la douleur (1-1).
Chamakh surclasse Drogba
La tâche s'annonçait difficile en quart de finale. Les Lions de l'Atlas affrontaient les redoutables Eléphants de Didier Drogba. L'attaquant de Chelsea pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score en tout début de match, mais Marouane Chamakh, jusqu'ici très discret, réalisait un coup du chapeau synonyme de qualification pour le Maroc (3-1). La compétition est loin d'être terminée, la victoire finale loin d'être acquise. En demi-finale, le Maroc affronte sa bête noire, la Tunisie, qui a créé la surprise en quart, en éliminant le Cameroun aux tirs au but.
Lors de cette rencontre, les hommes de Roger Lemerre étaient les premiers à se distinguer par leur agressivité. Mais les Marocains répondaient par leur vitesse et leur technique et ouvraient logiquement le score par Alloudi. La rencontre devenait alors particulièrement musclée et la Tunisie obtenait un penalty transformé par l'étoile montante Yassine Chikhaoui. Un but qui avait le don de relancer la formidable machine marocaine qui reprenait le contrôle définitif de la partie grâce à Hadji et Chamakh. Le Maroc obtenait le droit de participer à la grande finale face au Ghana, tombeur du Mali en quart et du Sénégal en demi.
Et le Maroc gagna...
Une finale de CAN face au pays organisateur, c'est quasiment un match perdu d'avance. En effet, la pression est telle que les arbitres africains ont très souvent brillé par leur maladresse dans cet exercice. En 25 éditions, le pays organisateur s'est en effet déjà imposé à 11 reprises. Mais pour éviter toute suspicion comme ce fut le cas lors des deux dernières CAN en Tunisie et en Egypte, la FIFA a décidé de rappeler l'ancien arbitre international Pierluigi Collina pour cette finale. Et le grand jour arriva. Devant 44 000 spectateurs prêt à célébrer le 5e sacre des Black Stars, le Maroc allait définitivement gâcher la fête. Alloudi, après un slalom de 35 mètres, ouvrait le score avant que le capitaine Youssef Safri n'offre la victoire aux Lions de l'Atlas en toute fin de match (2-0). Tout un symbole ! Le retour d'Henri Michel à la tête de la sélection marocaine, après l'avoir hissé jusqu'en Coupe du Monde en 1998, est synonyme de retour gagnant. Vivement 2010...
M
A
R
O
C 