BARCELONE CHAMPION, COMME PRÉVU
Auteur d´un match nul à Levante ( 1-1), le FC Barcelone maintient le Real Madrid à 6 points à deux journées de la fin. L´écart, insurmontabble grâce à la différence de buts particulière, vaut au Barça son premier titre de champion depuis 1999. C´est une nouvelle saison sans titre pour le Real Madrid, tenu en échec au FC Séville ( 2-2).
Samedi
Le FC Barcelone a mis un terme à six années de frustration en remportant le dix-septième titre de champion de son histoire. L´équipe de Ronaldinho, Eto´o, Deco et Giuly a obtenu un match nul absolument quelconque à Levante ( 1-1), mais ce point lui suffit pour clore le suspense en Liga. Avec 6 points d´avance sur le Real Madrid, le Barça ne peut plus être rejoint, grâce à sa meilleure différence de buts particulière ( 3-0, 2-4). Frank Rijkaard, pris d´assaut par les journalistes avant la fin du match, a couronné sa propre Dream Team après sa deuxième saison à la tête du club. Elle a les moyens de succéder à celle bâtie par Johan Cruyff au milieu des années 90 dans le coeur des Catalans. Elle a remporté 25 de ses 34 matches cette saison, inscrit 70 buts, et elle a pratiqué, malgré les blessures ( Edmilson, Motta, Larsson), un jeu exceptionnel, auquel il a manqué la consécration européenne ( élimination en huitième de finale de la Ligue des champions contre Chelsea, 2-1, 2-4). Après Dugarry, Blanc, Petit, Déhu et Christanval, c´est aussi la première fois, avec Giuly, qu´un Français réussit son entrée dans ce club si spécial. Le dernier, avant la saison prochaine, à jouer avec un maillot vierge de toute inscription publicitaire.
Comme un symbole de la saison, c´est Samuel Eto´o qui a inscrit le seul but barcelonais de la soirée, à l´heure de jeu, en réponse à l´ouverture du score de Rivera ( 35e). Avec 25 buts, le Camerounais se dirige vers un probable titre de meilleur buteur de la saison. Même si ce titre aurait bien fini par s´offrir aux Catalans, les événements ont été plutôt favorables aux hommes de Rijkaard, au terme d´une première mi-temps très tendue. Seulement averti pour un coup de tête, Ronaldinho s´en est très bien sorti ( 37e).
Avant ce match-clef, le Real Madrid avait fragilisé sa position en ramenant seulement un nul de son déplacement à Séville ( 2-2). Les Madrilènes, qui restaient sur sept victoires, ont eu beaucoup de mal à entrer dans la rencontre. Le FC Séville ouvrait logiquement le score à la 19e minute, sur un coup franc de près de trente mètres. Le Brésilien Renato décalait le ballon pour Sergio Ramos qui envoyait un missile à droite de Casillas. Ronaldo, qui trouvait le poteau gauche de Notario ( 27e), tentait de réveiller son équipe. Mais c´est un joueur sévillan qui allait remettre le Real dans le match. Le capitaine Javi Navarro, de retour sur les terrains après avoir purgé cinq matches de suspension pour son agression sur Juan Arango, marquait contre son camp juste avant la pause ( 42e). Sur un centre de Roberto Carlos, il déviait le ballon de la tête dans son propre but, sous la pression de Michael Owen. En seconde période, les joueurs du Real tentaient de prendre l´avantage et y parvenaient sur un but somptueux de Zidane. Le milieu français récupérait le ballon à environ trente mètres du but et l´expédiait sous la barre transversale d´une frappe aussi puissante que soudaine ( 74e). A une minute de la fin du temps réglementaire, le Brésilien Julio Baptista égalisait de la tête, rendant la tâche du Barça un peu moins compliquée.