Voila un tes bon dossier
fait par Rivaol sur les deux jeux PS3 et XBOX360 entre :
Fifa 08 17/20
PES2008 15/20
Rentrons tout de suite dans le vif du sujet !
Premier point : La Modélisation des joueurs
FIFA 08 : A l´heure actuelle, les équipes de développement d´EA Sports semblent bien embarrassées au moment de modéliser les visages des milliers de joueurs de la base de données. Sans doute la faute à un moteur pas encore maîtrisé, les traits sont ternes, les modèles utilisés souvent très proches les uns des autres. Ce FIFA-là est pourtant déjà le quatrième à voir le jour sur consoles nouvelle génération mais les difficultés persistent. Si l´on met de côté deux ou trois grosses pointures, souvent les parrains du jeu, comme Ronaldinho et Ribéry, les faciès manquent de personnalité et peinent à nous permettre d´identifier n´importe quel bon ou grand joueur en un coup d´oeil. Le constat est similaire au niveau des gabarits même si des efforts apparaissent. Il n´est d´ailleurs que trop conseillé d´adopter la caméra dynamique, plus proche du terrain, pour constater les différences de calibres. En revanche, les tenues des protagonistes avancent les moindres détails, du maillot aux chaussures en passant par le short et les chaussettes, exploitant au mieux la facilité d´EA à obtenir le paquet de licences et donc de sponsors. Mais en plus de cela, les textiles ne sont pas figés et des plis apparaissent çà et là, en fonction de la position du joueur. Un détail qui fait son petit effet.
PES 2008 : Si l´on veut faire simple, PES est à l´opposé total. Dans un style radicalement différent, le jeu de Konami se veut à la fois plus "plastique" mais paradoxalement plus réaliste. Et là, clairement, les développeurs ont mis le paquet sur une brochette de quelques dizaines de grands joueurs pour nous en mettre plein la vue. De près, contrairement à FIFA, les Lahm, Pirlo et autre Kakà sont de véritables clones de leurs homologues humains, de la pilosité aux "défauts" physiques en passant par un regard bluffant de réalisme. Toutefois, cela ne concerne évidemment pas l´ensemble des joueurs, on observe même, en se promenant dans le mode "Modifier" que certains joueurs plus "lambda" sont carrément modélisés à l´identique ou presque, à une coupe de cheveux près. Décevant sur un support pourtant si puissant. Mais l´autre force de PES est de mettre l´accent sur les déséquilibres de gabarits que l´on trouve dans le football, du petit attaquant de poche au défenseur central massif. Le joueur identifie très vite celui qui sera plus apte à remporter des duels aériens ou à se faufiler dans les espaces libres de marquage. Au niveau des tenues et principalement des maillots, la simulation emboîte le pas de FIFA mais possède encore un train de retard, dû en partie au fait que le moteur du jeu reprend les bases de la version PS2. Dans ces cas-là, difficile de donner vie au souffle du vent qui passe sous les maillots, dont une bonne partie affiche des couleurs ternes et des modèles de base, faute de licences.
Avantage PES 2008
Deuxieme point : Modélisation des stades et pelouses
FIFA 08 : La constante recherche de l´authenticité permet à EA d´atteindre des sommets de réalisme. Le Vélodrome, San Siro, le Camp Nou, Anfield, L´Allianz Arena ... Les plus beaux et grands stades d´Europe jouissent d´un travail colossal de modélisation qui va le plus loin possible, aidé par une multitude de petits détails qui font de ces théâtres mythiques des décors extrêmement fouillés. On pense notamment à la présence des micros aux quatre coins de la pelouse, aux stadiers ou encore aux gourdes d´eau qui attendent preneur le long des bancs de touche, en revanche désespérément vides. Qu´importe, le public, bien que grossièrement formé et étrangement statique la majeure partie du temps, représente parfaitement la masse de foule qui vient encourager son onze favori. FIFA fait donc dans le gigantisme, avec des terrains allongés où la progression se fera lentement, sur des pelouses enfin texturées comme il se doit.
PES 2008 : Là encore, le décalage avec FIFA est rude mais cette fois à sens unique. Confiné dans une phase de transition entre les deux dernières générations de machines, PES ne soutient guère la comparaison. L´identité de chaque stade ne saute pas aux yeux, la faute à une architecture approximative ou à un public horriblement pixélisé, à de rares exceptions près. Le paradoxe est même total puisque si FIFA voit peut-être un peu trop grand, PES minimise les dimensions des pelouses, la distance séparant les deux portiers s´avérant finalement moindre. Il faut donc se consoler avec des arbitres de touche bien au rendez-vous ou à la présence sur le banc de touche des remplaçants inscrits sur la feuille de match. Maigre consolation.
Avantage FIFA 08
Troisieme point : Organisation et design des menus
FIFA 08 : Au fil des années, et pas seulement pour le plaisir des fidèles de FIFA, EA s´est fait une spécialité d´allier classe et modernisme dans les menus, ô combien complets, de ses productions. Très "américains" pour caricaturer, ceux-ci demeurent sombres et sobres et profitent du choix de EA Sports de rendre interactifs les écrans de chargements. Ici, ils font office d´entraînement puisque vous pouvez tâter un peu du cuir avant le début de n´importe quelle rencontre, avec le joueur de votre choix.
PES 2008 : Histoire de vous persuader que les deux titres n´ont esthétiquement rien en commun, on qualifiera, là aussi facilement, les menus de "japonais". Si vous accédez à n´importe quel menu depuis le même écran de base dans FIFA, il vous faudra fouiller plus profondément pour dénicher l´option souhaitée dans PES. D´ailleurs, ici, les termes génériques du jargon footballistique que peuvent être "matches amicaux" ou "championnats" sont remplacés par "exhibition" ou "ligues". Un poil plus désordonné et moins intuitif.
Avantage FIFA 08
Quatrieme point : Ambiance dans les stades
FIFA 08 : S´il est un domaine où EA n´a à apprendre de personne, c´est bien au niveau sonore. Cette année encore, les développeurs ont tenu à ce que les matches vivent par le biais des manifestations du public, toujours aussi présent et qui gagne progressivement en crédibilité. C´est sans doute les effets de l´enregistrement des chants officiels des supporters des plus grands clubs européens qui vous rappellent que chaque rencontre est unique et qu´il ne suffit pas de glisser deux ou trois sons .wave pour justifier la présence de milliers de modèles supplémentaires. Comptez donc par exemple sur les "Et un, et deux, et trois zéro", "Qui ne saute pas n´est pas lyonnais" ou le "You´ll Never Walk Alone" pour ne citer qu´eux. De quoi booster le sentiment de véracité ressenti en jouant à FIFA 08. Ce public-là est donc omniprésent et attentif mais en chipotant un peu, on constate d´éternels petits soucis de cohésion entre l´action et les manifestations de la foule. Par exemple, un décalage mineur entre l´action sur le terrain et la réaction du public, comme lors d´un but où la foule n´anticipe pas forcément le dénouement de l´action. Des ajustements qui seront sans doute effectués au fil des opus.
PES 2008 : Clairement, vous n´aurez pas les mêmes sensations en jouant à PES. L´immersion est moindre et en dépit d´une progression quasi constante de la série, le jeu peine à se hisser au niveau de FIFA. Si les dizaines de milliers de supporters font petit à petit leur place entre deux commentaires douteux, leur comportement se veut très similaire d´un match à l´autre. D´un titre à l´autre même, on retrouve des chants non officiels attribués de base à des sélections et des stades. Tout compte fait, la bande-son est identifiable comme arcade et ce, jusqu´aux bruitages qui percent çà et là, en particulier lors de contacts rugueux où de banals cris de douleur viennent dominer les bruits de foule. On attend donc de Konami un peu plus de variété, un travail qui passe par des modifications apparemment futiles mais pourtant appréciables comme la différenciation du son général émis par un public français avec celui d´un public britannique, radicalement opposé dans la réalité.
Avantage FIFA 08
Cinquieme point : Pertinence des commentaires
FIFA 08 : Les studios de développement d´EA Sports ont une approche on ne peut plus professionnelle de l´enregistrement de commentaires sportifs. Leur objectif a toujours été de se calquer sur une retransmission audio telle qu´on l´entend à la télévision, les soirs de matches. Le moins que l´on puisse dire, c´est que la mission est un succès puisque EA s´est imposé au fil des années comme une référence, tant en termes de localisation que de ton employé pour coller au maximum à l´action. Ainsi, le duo Hervé Mathoux/Franck Sauzée assure son rôle avec brio. Le journaliste et le consultant, ancien milieu de terrain de renom, profitent de la liberté qui leur est donnée pour employer un ton très proche du leur sur Canal+ et intervenir le plus pertinemment possible. Si quelques décalages et répétitions quasi inévitables perdurent, leur capacité à rendre naturelles leurs interventions permet aux deux commentateurs de se fondre parfaitement dans le moule. Ceux-ci n´hésitent d´ailleurs pas à faire quelques rappels historiques sur un club, une confrontation ou un stade, lorsqu´un temps mort le leur permet. Côté immersion, les effets sont là et c´est le principal.
PES 2008 : Difficile d´être aussi dithyrambique avec Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli. Ou plutôt avec la façon et les conditions, semble-t-il imposées, dans lesquelles ils ont enregistré les commentaires de PES 2008 et pour le premier, ceux des quatre derniers opus. Erreurs de prononciation (par exemple "Marine" pour Nicolas Marin ou "Méniése" pour Jérémy Ménez), termes employés à mauvais escient ("Une longue transversale vers l´avant"), incohérences chroniques, ton robotisé du duo... Un constat sans cesse identique qui nous amène chaque année à se poser les mêmes questions. En dépit des remarques constantes des joueurs sur le manque de cohérence, de réalisme et de naturel des commentaires, Konami ne semble pas vouloir rectifier le tir et ne consacre pas suffisamment de son temps pour remédier à ce qui est une véritable tare pour sa simulation. Pas très enthousiastes, les deux journalistes ne vont pas vous captiver par la pertinence de leurs interventions et vous pousseront même à les désactiver pour ne pas avoir à noter leurs innombrables erreurs.
Avantage FIFA 08
La suite a venir...