Après le contrôle positif d´Alexandre Vinokourov et l´exclusion du dernier Tour de France, c´est au tour d´un autre coureur kazakh d´Astana - et pas n´importe lequel - de se voir pris dans la tourmente du dopage. Cette équipe a annoncé mercredi qu´Andrey Kashechkin a subi un contrôle sanguin positif le 1er août en Turquie. La pratique dopante serait une transfusion sanguine homologue révélée à la suite d´un contrôle inopiné diligenté par l´UCI. Kashechkin a été immédiatement suspendu par Astana jusqu´à l´analyse de l´échantillon B.
Le quatrième cas de dopage chez Astana en 2007
«Le contrôle positif de Kashechkin entame une nouvelle fois la crédibilité de l´équipe. Ce nouveau coup dur ne fait que renforcer la volonté des dirigeants d´imposer des mesures draconiennes pour un cyclisme propre», a indiqué une porte-parole d´Astana citée par l´AFP. «Cela montre que l´UCI fait bien les controles, a réagi Pierre Bordry, président de l´Agence française de lutte contre le dopage, auprès de l´agence Reuters. Je trouve assez désespérant et excessif que dans certaines équipes, des coureurs utilisent encore ce type de pratique.»
Le principe de la transfusion homologue (transfusion de sang d´un donneur compatible) était déjà en cause dans le contrôle antidopage positif d´Alexandre Vinokourov, révélé alors qu´il venait de remporter deux étapes en trois jours sur le Tour de France. Astana s´était retiré du Tour de France dans la foulée - le 24 juillet - alors qu´Andreï Kashechkin occupait la huitième place.
Si Kashechkin est exclu de sa formation en cas de confirmation avec l´échantillon B, cela portera à quatre le nombre de coureurs licenciés par l´équipe kazakhe depuis le début de l´année 2007. Avant le tour, l´Allemand Matthias Kessler (testostérone, contrôle inopiné à la veille de la Flèche Wallonne) et l´Italien Eddy Mazzoleni (suites de l´enquête «Oil for drugs) avaient aussi été licenciés.
