LIGUE 1
Reprise du Championnat samedi
2007-2008
CES EX QUI ESPERENT REVENIR DANS LE CIRCUIT
Par Cédric ROUQUETTE
Après avoir laissé Lyon installer un règne sans précédent sur le football français, les anciennes locomotives de la L1 espèrent pousser le sextuple champion à rendre les armes. Marseille, Bordeaux, Paris et Monaco, qui se partageaient la L1 avant 2002*, seront-ils enfin en mesure de répondre aux attentes qu´ils suscitent ? Eléments de réponse.
Le Paris-SG espère rester sur sa lancée de la fin de saison 2006-2007. S´il y parvient...
Pourquoi y croire : Parce que le Paris-SG était, derrière Marseille, la meilleure équipe du printemps (20 points pris en 9 journées), et que le club de la capitale mise tout sur cet élan retrouvé, dans un 4-4-2 bien identifié, avec un calendrier allégé par l´absence de Coupe d´Europe. Son potentiel offensif se rapproche sur le papier de ceux de Lyon et Marseille : Pauleta, Luyindula, Rothen, Frau, Gallardo, Diané et Rodriguez se battront pour quatre places. Le recrutement a été pensé en fonction des fragilités défensives de la saison dernière (Z. Camara, Bourillon, Digard), dans un secteur où l´apport de Jérémy Clément pourrait enfin prendre sa pleine mesure. La présence rassurante de Le Guen dans ce club si chaotique cristallise beaucoup d´espoirs. L´ancien Lyonnais semble les assumer. Il veut «tirer le meilleur de l´effectif». S´il y parvient, il ira loin. Il sent déjà un groupe plus solide dans sa tête qu´en janvier, lors de sa prise de fonction. D´ailleurs, Bergeroo (2e en 2000) et Halilhodzic (2e en 2004) avaient réussi très rapidement à recoller les morceaux après une saison à oublier, dans un passé récent. Pourquoi pas Le Guen ?
Pourquoi en douter : Parce que personne encore n´annonce ouvertement vouloir perturber Lyon dans ses conquêtes. Quinzièmes la saison passée, les Parisiens savent qu´ils évoluent dans un club où même les meilleurs perdent leurs moyens. Le Parc, enceinte unique en France quand tout va bien, en a tétanisé plus d´un à cause d´un grain de sable. Aucun joueur n´a oublié la saison passée 2006-2007 et il faudra que «le compteur tourne vite» (Rothen) pour que son souvenir n´exerce plus de funeste influence. La gestion très prudente du marché des transferts, résultat direct de la volonté des actionnaires, dessinent en outre un PSG rentré dans le rang de la Ligue 1. Paul Le Guen refuse même de se dire «outsider», comme l´a lâché Landreau, «car cela voudrait dire qu´on peut gagner.» Une simple place européenne donnerait de l´oxygène à tout le monde. Tous les soucis extra-sportifs ne sont en outre pas réglés. Le PSG, c´est un peu comme le Tour de France : on n´ose plus parler de «renouveau», ça pourrait porter malheur.
Allez Paris ! 