Le final rêvé
Pari réussi pour Arsenal. Pour leur dernière à Highbury, les Gunners ont battu Wigan (4-2) avec un triplé de Thierry Henry et joueront le tour préliminaire de la Ligue des Champions la saison prochaine. Large vainqueur de Charlton (4-0), Manchester termine deuxième de Premiership.
PREMIERSHIP - 38e JOURNEE
ARSENAL - WIGAN : 4-2
Buts : Pires (8e), Henry (35e, 56e, 75e sp) pour Arsenal - Scharner (10e), Thompson (32e) pour Wigan
Après avoir vécu une telle journée, un tel monument d´émotions, Thierry Henry ne peut quitter Arsenal. Dernier héros de l´histoire d´Highbury avec un triplé réussi dimanche après-midi face à Wigan (4-2), le Français a donné aux Gunners le dernier billet pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions et certainement goûté à l´un des moments forts de sa riche carrière. L´émotion étant communicative, "Titi" a également offert aux 38 500 supporters massés dans les tribunes d´Highbury une après-midi inoubliable. Il faut dire que la 1195e et dernière victoire des Gunners dans leur écrin d´Avenell Road a été magnifique. Non pas que le match ait atteint des sommets techniques, mais l´intensité et la force dramatique de cette joute footballistique resteront dans les mémoires.
Tout a commencé par une ouverture du score déjà française, signée Robert Pires (8e). L´ancien Messin lançait parfaitement la journée pour Arsenal. Mais, nullement venus à Londres pour regarder les Gunners dérouler et faire la fête, les Latics ont pris un malin plaisir à faire taire Highbury : Scharner (10e) et Thompson (32e) battant Jens Lehmann à deux reprises. Menés, les Gunners s´en sont remis à Thierry Henry. Le Superman au numéro 14 a fait ce que l´on attendait de lui et, auteur d´un hat-trick qui restera dans les annales, a donné la victoire aux siens (4-2).
Sur son dernier but de la saison (le 27e), Henry, meilleur buteur de Premiership pour la quatrième fois de sa carrière, a embrassé la pelouse. Sa pelouse. L´image restera. Thierry Henry aussi, espèrent les fans d´Arsenal qui ont chanté à la gloire du Français, de ses partenaires, des anciennes gloires du club et évidemment d´Highbury. Et puis ils sont partis. Le coeur gros mais avec de l´espoir de revivre de telles émotions à dix minutes de là dans le flambant Emirates Stadium. Et peut-être même avant, du côté du Stade de France...
I love Arsenal, à nous la Ldc 