Et oui le courant en passe plus entre lui et Ricardo, sa venue est annoncée par Sud radio
Dévasté par ses dernières mises à l’écart, David Jemmali ne mâche plus ses mots envers Ricardo. Et le défenseur bordelais annonce d’ores et déjà qu’il va quitter le club après dix ans de présence.
David Jemmali, l’épisode de la finale vous est-il resté en travers de la gorge ?
Non, non, c’est passé…
Avez-vous quand même participé aux festivités d’après match ?
Non. Qu’on gagne ou qu’on perde, j’avais prévu de rentrer après la finale. J’ai pris l’avion avec les salariés du club. En revanche, j’ai été à la mairie. Cela a été un moment sympa. Les supporters m’ont applaudi. C’était gentil de leur part.
Craignez-vous que vos déclarations à « Sud-Ouest » vous aient desservi cette semaine ?
Je n’ai offensé personne. J’ai simplement dit ce que j’avais sur le cœur. J’avais besoin de parler à quelqu’un. Comme ce n’était pas possible avec Ricardo, je l’ai fait avec la presse. J’ai d’ailleurs été surpris que mes déclarations fassent le tour des journaux mais après tout, l’autre (ndlr : Ricardo) sait ce que je pense maintenant.
Auriez-vous souhaité un peu plus de psychologie de sa part ?
J’estime que ce n’est pas à moi de faire le premier pas. Ce n’est pas mon boulot, c’est celui de l’entraîneur. Coacher une équipe, ce n’est pas simplement s’asseoir sur un banc. C’est aussi gérer un groupe de 25 joueurs dans les bons comme dans les mauvais moments. En dix ans de carrière, je n’ai jamais connu cette situation. Et depuis deux ans avec Ricardo, c’est la première fois que ça m’arrive. Peut-être que je me suis trompé à son sujet. Je découvre une autre facette et pas la plus belle.
« C’est vraiment une excuse de merde »
Surtout que Ricardo a été joueur…
Mais oui, c’est ça le pire ! Il me sort que je suis fatigué parce que j’ai joué aux Seychelles avec ma sélection. C’est vraiment une excuse de merde. Quand il jouait pour le Brésil, vous n’allez pas me faire croire qu’il restait sur le banc la semaine suivante.
Pensez-vous avoir été sanctionné à Auxerre ?
Dès mercredi, à l’entraînement, je savais que je ne serais pas titulaire. Naturellement, je n’ai pas été surpris de ne pas jouer à Auxerre. Déjà, je ne pensais même pas faire partie du groupe. Vous voyez à quel point j’en suis.
Des joueurs vous ont-ils soutenu ?
Ouais, mes potes. Jo (ndlr : Micoud) a été là. Franck « Juriette » m’a aussi dit un petit mot. Cela m’a fait chaud au cœur.
« Je pensais mériter un peu plus de respect »
Au fond, qu’est-ce qui vous dérange le plus dans cette histoire ?
C’est de rester dans le flou. On gagne contre Sochaux, on fait un nul à Sedan, je pars en sélection… Et c’est le début de la fin. Je ne sais pas ce qui s’est produit entre temps. Franchement, après tant d’années passées aux Girondins, je pensais mériter un peu plus de respect. Mais bon, je ne suis pas dans sa tête. Contrairement à lui, qui était persuadé que j’étais fatigué en revenant des Seychelles ! Et encore, heureusement que je ne pense pas comme lui. L’an passé, on avait une super défense. Cette année, il a mis des joueurs à droite, à gauche, au centre. Des fois, faut pas chercher à comprendre.
Les rapports ont-ils une chance d’évoluer d’ici un mois ?
Franchement ? Non. C’est dur à dire mais je sens que je vais partir. Je ne vois pas d’autre solution.
Vos dirigeants vous ont-ils approché dernièrement pour prolonger ?
Cela fait un an que je les attends.
Votre avenir passe-t-il obligatoirement vers l’étranger ?
Les touches les plus sérieuses sont en France. Il y a quelques bons clubs qui m’ont contacté (ndlr : Toulouse ?) . Ce sera dur de quitter Bordeaux mais, apparemment, ce n’est plus possible de rester.
Une bonne recrue pour 0€ 