Comme ses joueurs, le public de Gerland n´a pas été à la hauteur de l´événement face à la Roma. Malgré une belle réaction après le but de Totti, les supporters de l’OL n´ont jamais transcendé leur équipe.
C´est un grand classique : Lyon a la réputation d´être une ville froide. On espérait donc qu´à l´occasion de cet alléchant OL-AS Rome, la cité du président Aulas saurait se transcender pour porter son équipe vers le grand huit européen. Mais les clichés ont la peau dure et il aura fallu attendre l´ouverture du score des Romains pour que les Lyonnais se décident enfin à jouer leur rôle de douzième homme dans cette rencontre.
Avant cela ? Une ambiance feutrée en tribune latérale et deux virages présents, mais sans plus. En témoigne la présentation des équipes. A l´applaudimètre, seuls Juninho et Cris ont droit à un accueil remarquable. Tout comme Francesco Totti, « accueilli » en star internationale et, sans doute, en danger numéro un par le Kop virage Nord. Mais il en faudrait bien plus pour impressionner le capitaine de la Roma, habitué des ambiances volcaniques de la Série A. Pas sûr non plus que l´orignal mais présomptueux tifo « Veni, Vedi e Perdi » des Bad Gones ait eu un quelconque effet sur l´idole de l´Olimpico. Son coup de tête rageur de la 23eme minute a en tout cas eu le mérite de réveiller Gerland... Pour un temps.
Car l´ahurissant but de Mancini juste avant le repos aura lui l´effet inverse. Sauf bien sûr pour les 2 500 supporters romains (dont 300 sont curieusement positionnés dans le Bloc A, en compagnie d´un public lyonnais familial) qui peuvent alors exploser et exhiber une banderole flanquée du sigle historique de la ville : SPQR. Sa signification contemporaine ? Sono Pazzi Questi Romani. En français dans le texte : ils sont fous ces Romains. Ca ne s´invente pas et les beuglements incessants des journalistes italiens en tribune de presse en sont la preuve. Au retour des vestiaires, la folie est enfin lyonnaise sur le terrain mais hélas, le public ne suit que par intermittence. Dommage, l´OL aurait bien eu besoin du soutien inconditionnel des 39 260 spectateurs présents pour ébranler la Roma.
De l´un de nos envoyés spéciaux à Lyon, David Aiello. Foofball365.fr