Rien de comparable néanmoins avec l'embrouillamini de ce qu'il convient dorénavant d'appeler l'affaire Ben Arfa. Officiellement considéré Marseillais par l'OM en début de semaine, le milieu offensif international demeure pourtant Gone à ce jour selon les Lyonnais. Faute de "formalisation de tous les documents officiels exigés par les réglements", rapportait samedi soir un communiqué de l'OL. Faux, rétorquait alors dans la foulée un Pape Diouf à l'évidence courroucé: "Quand il parle de garanties financières que nous n'aurions pas données, dans des formes désobligeantes pour l'OM, il suffit de s'adresser au président de la LFP, Frédéric Thiriez, pour savoir où se situe la vérité."
Joint par téléphone par la rédaction de La Provence sitôt l'affront rhodanien rendu public, le patron de l'OM n'a alors pas mâché ses mots à l'égard de son homologue lyonnais: "Les arguments utilisés pour revenir sur un engagement dûment pris avec l'OM sont misérables. Ils illustrent la manière dont la morale est interprétée par le président de Lyon." Là encore, tout ce tintamarre serait lié à une histoire de gros sous. Un litige financier entre Hatem Ben Arfa et l'OL qui ne concernerait absolument pas le club phocéen puisque résultant d'une clause du contrat lyonnais de l'ancien Espoir.
Le blues de Juninho
Pour Pape Diouf, "Jean-Michel Aulas est victime d'une incompétence interne ayant accepté le transfert de Ben Arfa et a le sentiment d'être floué." Ne pouvant se satisfaire d'un accord initial entre les deux clubs évalué à 12 millions, le président de l'OL chercherait ainsi à escamoter la prime de 1,5 millions d'euros qui devait accompagner le jeune prodige vers sa future destination. "Il s'agit d'un manquement flagrant des services administratifs de Jean-Michel Aulas qui ne se sont certainement pas rendus compte du contenu réel du contrat de Ben Arfa", poursuit Diouf, tout en s'en remettant désormais à la LFP et à sa Commission juridique pour faire respecter le bon droit de l'OM.