Droit de réponse des Ultras Marseille à paraître dans La Provence...
En vertu des dispositions de l’article 13 de la loi du 20 juillet 1881, nous vous prions de vouloir trouver ci joint notre droit de réponse à l’article paru ce jour dans votre édition quotidienne de la Provence.
D’une part, votre article n’évoque que partiellement la phrase exhibée ce dimanche 20 avril au stade vélodrome. Le texte complet était en effet « « Liberté pour les boys. La passion ne se dissout pas ».
D‘autre part, cette banderole n'est pas un soutien aux extrémistes parisiens du Kop de Boulogne (qui se réclament indépendants de toute association) mais au groupe Ultra , les Boulogne Boys, apolitique et fondé en 1985.
Par ce geste, l’association des Ultras Marseille a voulu marquer son inquiétude devant la première dissolution d’une association de supporters en France, dissolution prononcée notamment pour une banderole jugée douteuse par tous.
Aujourd’hui, la question se pose : à qui le tour ?
En effet, nous, Ultras, subissons de plus en plus de répression : pour un fumigène, une phrase, un drapeau trop grand…
Les Ultras, paria du foot français moderne, se retrouvent interdits de stade (donc privé de liberté) et la situation empire de jour en jour.
Ce n'est pas parce que cela ne touche pas (pour l’instant…) Marseille qu'il ne faut pas se sentir concerné.
L'avenir du mouvement ultra se joue en ce moment et si nous voulons que nos enfants puissent à leur tour se regrouper derrière une bâche Ultras, agiter un drapeau et animer une tribune, cette solidarité est nécessaire, quel que soit le groupe sanctionné et quel que soit le club qu’il supporte.
Vous noterez que notre combat pour la liberté n’est pas sans limite et que nous ne cautionnons pas tous les actes commis preuve en est notre silence suite au décès de Julien Q. lors d'incidents contre le club israélien de Tel-Aviv, compte tenu du manque d'informations précises sur les faits.
Nous sommes et serons toujours rivaux du PSG et de ses supporters. Nous voulons justement pouvoir continuer à les taquiner, et leur exhiber des phrases et autres messages à prendre au 25ème degré, sans risquer la dissolution arbitraire de notre association.
Nous sommes et serons pour toujours ouvertement contre toute forme de racisme contre lequel nous luttons au quotidien dans notre association.
Si nous ne nous battons pas tous ensemble, les stades seront bientôt tous assis, sans groupe de supporters et le prix des places empêchera les moins aisés d'assister aux rencontres (notamment en famille).
C'est de ce football-là dont Mr Aulas et compagnie rêvent en vantant haut et fort l’exemple anglais…
Nous sommes ouverts à toute discussion pour exprimer nos différents avis.
Pour conclure, le message sorti contre le LOSC représente l'avis de la plupart des gens qui font vivre au quotidien notre association et qui permettent au plus grand nombre de profiter au stade d'un spectacle loué des médias. Il est sûrement plus facile de critiquer que de proposer.
Liberté pour les Ultras, la passion ne se dissout pas. Pour que l’histoire continue…
Ultras Marseille
Article de La Provence
http://www.laprovence.com/articles/2008/04/22/406316-Region-en-direct-Une-banderole-deplacee.php