L’attaque fonctionne très bien en ce moment, avec Cissé et Valbuena, ainsi que Nasri et Grandin derrière… La concurrence est devenue beaucoup plus forte. Comment vous l'appréhendez ?
M. N. : "Moi je suis le premier content de voir que ça marche bien. Djibril quand ça n’allait pas j’étais son premier supporter. On est tous content de voir ça va mieux pour lui maintenant. C’est bien pour lui qu’il se rende compte qu’il fallait qu’il élargisse son jeu. Après moi je suis prêt à jouer avec tout le monde, que ce soit avec Djibril ou Mathieu. Et c’est mieux pour l’OM que tous les joueurs soient en forme. La concurrence est là pour pousser tout le monde vers l’avant."
Même si ça vous pousse sur la touche ? Est-ce vous vous attendez à être sur le banc ?
M. N. : "Vous savez j’ai toujours eu du respect pour les entraîneurs que j’ai eu ici, pour les choix qu’ils pouvaient faire. C’est pareil avec le coach aujourd’hui. Il faut avoir confiance en ses choix et les respecter. Si le coach décide de me mettre sur le banc pour tel ou tel match je serai sur la touche pour encourager mes coéquipiers. Je respecterai son choix. Il n’y a pas de problème."
Vous le prendriez comme un désaveu ?
M. N. : "Non pourquoi un désaveu ? Écoutez, si les choix que fait le coach lui donnent raison, que l’OM gagne, tant mieux ! Après nous on est là la semaine à l’entraînement pour gagner notre place."
Gerets a récemment déclaré qu’avec votre retour, il aura trois attaquants pour deux places. Quelle est ta réaction ?
M. N. : "Je ne sais pas. Je n’ai pas de réaction particulière…"
Mais vous êtes prêt à affronter une nouvelle concurrence ?
M. N. : "J’ai toujours été prêt pour la concurrence. En début de saison on disait que j’allais moins jouer, etc. Au final j’ai fait tous les matchs de la première partie de saison. Moi je suis prêt à aller au combat."
Est-ce que vous avez eu une discussion avec Gerets, notamment sur cette nouvelle disposition en attaque ?
M. N. : "Non. Mais on avait déjà joué comme de cette manière, ça a mis du temps à bien marcher mais là ça fonctionne. A Beauvais en coupe on avait déjà évolué dans ce système avec Djibril."
Avez vous l’impression que la CAN vous déstabilise ? Il y a deux ans vous aviez perdu la forme, là vous pouvez perdre votre place…
M. N. : "Non. Ma place de titulaire elle ne m’appartient pas. L’équipe n’appartient à personne. Ce sont les meilleurs qui jouent selon l’avis du coach. Les autres sont là pour aider. Sinon j’ai toujours dit que la CAN est une compétition très mal placée. Tout le monde s’en rend compte mais personne ne fait rien pour changer les choses. C’est très gênant non seulement pour les clubs mais aussi surtout pour les joueurs qui ont envie de représenter leur pays mais qui y vont parfois à contrecœur parce que ça intervient en pleine saison. Ce n’est pas facile de changer de contexte, de climat puis revenir. C’est une compétition très difficile à jouer."