Argument de poids du dernier mercato estival, Benoît Cheyrou devient, petit à petit, la plaque tournante du jeu phocéen. Au lendemain de la qualification en coupe acquise à Beauvais (2-0), son entraîneur et ses coéquipiers sont unanimes.
Arrivé en juin dernier en provenance de l’AJ Auxerre, Benoît Cheyrou retrouve depuis quelques matches, le volume de jeu qui fut le sien l’année passée. Détenteur d’une solide réputation de ratisseur de ballons et de relayeur entre la défense et l’attaque, l’ancien lillois et capitaine auxerrois a eu des difficultés à lancer sa saison. A l’image de l’équipe, il a manqué d’impact pendant les premiers mois de compétition, ce que confirme son capitaine Lorik Cana : «le début de championnat catastrophique de l’équipe n’a pas permis à Benoît de bien s’exprimer.»
Aujourd’hui, le collectif va mieux, comme en atteste l’invincibilité des Marseillais lors des sept dernières rencontres de Ligue 1. Et le cadet des frères Cheyrou a, de l’avis de tous, recouvré ses sensations. «On revoit le très bon joueur qu’il est, il a repris confiance» lance Lorik Cana, relayé par Laurent Bonnart : «Benoît est sur une pente ascendante, comme le groupe.» Eric Gerets n’est lui pas avare de superlatifs pour son milieu de terrain : «Actuellement, c’est le meilleur de l’équipe. Il devient de plus en plus un leader sur le terrain, il commence à commander. Ce qu’il montre en ce moment, c’est la grande classe. Je ne dis pas que Benoît frappe à la porte de l’équipe de France, car je ne veux jamais faire de la publicité d’un joueur pour que le sélectionneur le prenne.»
Interrogé sur l’influence du système tactique (4-4-2 ou 4-2-3-1), le technicien belge a assuré que le rendement du natif de Suresnes n’a «rien à voir avec cela». «Je lui ai juste demandé d’être plus offensif. Il doit participer à 70% des actions offensives, contre 30% pour Cana et se trouver au moins trois ou quatre fois par match dans la surface de réparation de l’adversaire et marquer entre six et dix buts par saison» a-t-il précisé. Son compère dans l’entrejeu, Lorik Cana, explique sa vision de leur association : «Je récupère le ballon et j’essaie de lui en donner un maximum pour qu’il distille le jeu. Je lui laisse l’organisation offensive. Il a une très bonne vision du jeu et un fantastique pied gauche.» L’international albanais appuie aussi l’avis de son entraîneur sur les capacités d’attaque de Benoît Cheyrou : «Il a maintenant des envies d´inscrire des buts. Le coach lui demande d’aller finir les actions. Il a largement les qualités pour. J’aimerais qu’il soit plus libéré pour qu’il marque encore plus.»
Une mutation du n° 7 marseillais en buteur régulier serait une bonne nouvelle pour l’OM avant le déplacement à Rennes dimanche prochain. Histoire de venir prêter main forte à l’attaque olympienne en l’absence du buteur en série Mamadou Niang.
Cheyrou bientôt en EDF 