Oruma a gardé la foi
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Publié le jeudi 3 janvier 2008 à 05H41
Longtemps écarté le Nigérian a été titulaire avant la trève.
Après avoir longtemps été confiné au rôle de remplaçant, Wilson Oruma a démarré les deux dernières rencontres de championnat.
Après avoir longtemps été confiné au rôle de remplaçant, Wilson Oruma a démarré les deux dernières rencontres de championnat.
© Bruno Souillard
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À changement de système, changement d´hommes. En adoptant un 4-4-2 où trois milieux sont chargés d´occuper toute la largeur derrière Nasri, qui soutient le duo de pointes, Éric Gerets a non seulement relancé Djibril Cissé, avec un certain bonheur, mais aussi Wilson Oruma. Une surprise à Bordeaux pour le Nigérian qui n´avait plus été titulaire depuis le 6 janvier dernier à Cambrai en coupe de France et n´avait plus commencé un match de Ligue 1 depuis le 16 décembre 2006 à Nancy.
De quoi perdre patience, même si, entre-temps, Wilson a été opéré d´un ménisque et a disparu des terrains, de février à juin. "En football, il faut toujours y croire, sourit Wilson (il est rare qu´il ne sourie pas d´ailleurs...). Même si Dieu t´a donné un certain talent, peut-être que parfois tu ne travailles pas assez bien et que le moment vient de faire jouer la concurrence. Là, il faut se montrer patient et bosser pour attendre le bon moment.
"Après ma blessure, Albert (Emon) m´a dit d´être patient, il m´a fait revenir petit à petit. Quand le nouvel entraîneur est arrivé, il m´a fait entrer en jeu à Liverpool et ne m´a jamais écarté du groupe. Même sans me faire jouer, il me disait d´être prêt à saisir ma chance. Ce moment est arrivé et grâce à Dieu, j´ai sauté sur l´occasion."
La croix qu´Oruma porte autour du cou est déjà un signe fort ; mais les références de son discours sont encore moins équivoques. Il est animé par une foi indéfectible. "Merci à Dieu de me donner la passion et la patience. Ça a payé. J´ai rejoué et nous avons fait de bons matches." Impliqué dans la construction du premier but, à Bordeaux comme face au Mans, le Nigérian a dû remplir un rôle où le sens tactique doit être développé.
"Quand l´entraîneur te fait confiance, tu dois la lui rendre en respectant ses consignes. D´autant qu´il me laisse une certaine liberté."Quand on défend, je dois veiller à ce que le milieu demeure compact, à quatre ; et quand on attaque, j´ai tout loisir de créer, d´apporter un plus." Même s´il a eu du mal à aller au-delà d´une heure de jeu, Wilson a tenu son rôle et semble parti pour le garder.
"Physiquement, quand l´équipe travaille ensemble, qu´on reste en bloc, comme une famille, tu souffres moins." Il reste maintenant à espérer le revoir briller comme lors de ses premiers mois marseillais, marquer, faire marquer, redevenir un atout, le vrai Wilson. "Le vrai Wilson, il n´est jamais parti, grâce à Dieu. Et je vais essayer d´apporter plus."