Diouf : «Se séparer de Pedretti ne serait pas une décision de l’OM» 15/06/2005
Pape Diouf a rendez-vous ce mercredi soir avec Jean-Michel Aulas pour discuter d’un éventuel départ de Benoît Pedretti à Lyon. «Nous allons essayer de trouver une solution dans le sens des intérêts de l’OM», nous a indiqué le président marseillais.
Mais Pape Diouf a également tenu à insister sur un point : «Même si le joueur n’a pas forcément fait une saison à la hauteur aussi bien de sa réputation que de son statut, pour certains de nos supporters ce départ serait interprété comme un manque d’ambition de notre part. Mais ce n’est pas une décision de l’Olympique de Marseille de se séparer de Benoît Pedretti, dont on pouvait attendre un bien meilleur rendement après une première saison d’adaptation. Cependant, il faut savoir peut-être s’incliner devant des engagements qui ont été pris, dans certaines conditions».
Pape Diouf a ainsi resitué le contexte de la signature à Marseille de Pedretti, l’an dernier : «L’accord avait été obtenu à Lyon, à quelques encablures du siège de l’Olympique Lyonnais où il devait aller signer.
L’OM l’avait arraché à la concurrence. Il fallait aussi à ce moment-là se soumettre à certaines conditions que le joueur et ses représentants avaient posées. Il n’y a pas eu d’erreurs, à vrai dire, de la part des dirigeants de l’époque qui avaient réalisé l’affaire. Il s’agissait pour eux d’accepter cette fameuse clause libératoire dont il est aujourd’hui question».
Celle-ci stipulait que si l’OM n’était pas qualifié en Champions League à la fin de la saison 2004-05, l’ancien sochalien pourrait partir pour une somme de six millions d’euros. Et que si le club n’obtempérait pas, il lui reviendrait à payer une «soulte» aujourd’hui évaluée aux environs de 4 millions pour le retenir.
«A partir de là, nous n’étions plus les maîtres du jeu. C’est une décision qui appartient au joueur et qu’il a prise. Mais cela ne nous a pas empêché d’avoir une autre lecture de cette convention. Il y a un point qui est sujet à interprétations. Je n’ai pas manqué de le faire valoir aussi bien au garçon qu’au président de Lyon qui souhaitait le prendre», a-t-il ajouté.
Des discussions vont donc s’engager. «Je pense qu’aujourd’hui ce ne serait pas une mauvaise chose si nous arrivions à équilibrer sur le plan financier en tout cas, les conditions de son départ», a conclu Pape Diouf.