Cana, capitaine courage de l’OM
Insatiable Lorik Cana. Qu’il pleuve ou qu’il vente, l’idole du Vélodrome est toujours là, gouvernail à la main, attendant patiemment que la tempête s’estompe. Face à Metz une nouvelle fois, il a pleinement rempli son rôle de capitaine courage. Au four et au moulin, Cana a honoré, comme à son habitude, son rôle de leader. En perpétuel mouvement et d’une implication totale, le Marseillais représente l’une des trop rares satisfactions d’une équipe aux abois.
Le bras tendu, le capitaine olympien ne cesse d’exhorter ses coéquipiers à sortir de la crise. Omniprésent à la récupération, le guerrier n’a rien lâché. Précieux à la relance, ses longs ballons en profondeur ont systématiquement fait mouche. Les seules réelles percées olympiennes, notamment en première mi-temps, sont d’ailleurs dues au travail de sape du milieu albanais (voir Lorik Cana, le guerrier que l’OM attendait - 12/08/2007). Si le milieu récupérateur de l’OM n’a pas encore la technique d’un Pirlo ou la puissance d’un Vieira, il compense par un état d’esprit exemplaire et une motivation à toute épreuve. Il n’en fallait pas plus à Marseille pour en faire son chouchou.
« Retrouver la cohésion »
Dans le jeu, Lorik le guerrier, prend souvent le dessus sur l’adversaire par son incroyable détermination et un abattage de tous les instants. Ce garçon ne lâche jamais rien. Véritable rempart de la cité phocéenne, il surclasse la concurrence. Et, mardi soir à nouveau, il a semblé bien seul à jouer face au but, simplement, à poser le jeu intelligemment, à communiquer aussi dans une équipe trop souvent passive.
Depuis qu’il a accepté le brassard de capitaine, le milieu de terrain ne s’est jamais caché derrière ses responsabilités. Bien au contraire, il les a toujours défiées. Et, quand il s’agit d’analyser, de prendre du recul et de tenter d’apporter des réponses, le Marseillais n’est jamais le dernier. Il a d’ailleurs son opinion sur les raisons du mal qui ronge les Olympiens. Le collectif, ou plutôt l’absence de collectif, serait une première clé : « il faut que l’on retrouve une cohésion entre nous. Il n’y a que comme cela que nous parviendrons à faire des résultats. Il y a encore beaucoup d’imperfections à gommer car les performances de l’équipe laissent vraiment à désirer. Mais on sait qu’il nous faut beaucoup travailler aux entraînements comme en match pour élever notre niveau intellectuel et collectif. »
Intellectuel, le mot est lâché. C’est vrai qu’à voir jouer cette équipe, on sent qu’elle manque cruellement d’inspiration et d’abnégation. Deux critères qui qualifient à merveille le guerrier de l’OM. Et si le prochain adversaire, Lorient, est habitué à naviguer dans les eaux troubles de l’océan, l’équipage marseillais pourra compter sur son capitaine pour donner de la voix et du coffre.
