[Booba]
Je suis content quand j´ai du bon shit ou de la bon zèbe, avec les shnecks, j´aime être défoncé quand je baise, et quand mes frères sortent de taule. Nique les tragédies pour 10g, en cage du vendredi au jeudi, textes au zetla. J´aime voir des CRS morts, dégoûté quand mes ennemis restent là. J´aime les pin-pon, suivis d´explosions et des pompiers, et les histoires de fusils à pompes. Y a de la joie, y a de la hilla, des tonnes de billets, de la sape. T’as le mia, je rappe pour les miens. A chaque mot ça pue la censure, nos raps c´est pour tous ceux qui habitent au 15ème sans ascenseur. J´aime voir du sang sur le FN, et quand ma famille va bien, j´aime voir des billes comme Fabien. J´aime un keuf quand son slip jaunit, qui dit : "Oh non". Lunatic au microphone c´est l´Amazonie. Je kiffe le succès, les procès sans proc’ et les gros seins, et les balances quand elles se font crosser, ceux qui la ferment quand y´a du sautage, des prises d´otages. Quand c´est de la bombe pas de boycottage.
Refrain
T´aime ou t´aime pas, dis-moi, toi qui sais tout. Si tu kiffes pas, renoi, t´écoutes pas et puis c´est tout. J´aime pas les dictons, ma tronche sur les biftons, j´aimerais bien être le parrain et t´appeler fiston. Bien ou quoi ? dis-moi, toi qui sais tout. Si tu kiffes pas, t´écoutes pas et puis c´est tout. Kho, j´aime les défis, la course, un rallye. Faut qu´on s´allie parce qu´on a trop salit Booba, Ali.
[Ali]
Prône la paix pour les nôtres, la France n’est pas territoire neutre. De ceux que les patrouilles aiment fouiller de la mâchoire aux couilles, et faire asseoir avant les coups. Tout paraît calme devant les dépôts du 92. J’aime la foi, celle qui nous maintient debout et qu’on garde à ses côtés pendant le sommeil comme une épouse. Mental Muay Thaï, kick jusqu’à épuisement, c’est Haïti, Éric, Tidiani, Songhaï et puis les esprits. Tragique comme une vie sans espoir, j’aime laisser croire que Lunatic c’est mort et voir qui en sourit. "Si tu kiffes pas, renoi, t´écoutes pas et puis c´est tout."
[Booba]
J’aime les Houris, au parpin je nourris les mecs pourris. Soirée de banlieue : un joint, une crêpe, un tapin. La vérité ? Que me revienne ce que je mérite et irriter l’État. J’aime lutter, l’été au bled et le thé, l’africaine mafia et faire crier ma fouf, le maffé, l’yassa, 92 et les partouzes. J’aimes les tasses mais je veux pas dire à mes gosses qu’elles aiment les grosses voitures et les grosses queues. Le ring et les strings, j’aime qu’on soit soudés. Chez nous, même les culs-de-jatte donnent des coups de genoux.
Refrain
[Ali]
J’aime la Lumière, de moi-même donner le meilleur quand la nuit atteint son dernier tiers, que mes négros soient fiers de nous et quand pour eux la roue tourne. Je kiffe la vie, chaque minute même dans la routine, parler de retourner sur la terre de nos pères motive, apprendre que des ogives tombent là où sont permises les orgies, quand les prisons passent sous le contrôle d’insurgés. J’aime me préparer pour le jour J, celui du jugement. Le passé chargé de péchés n’empêche pas de prêcher la vertu. Averti, l’existence n’est pas qu’amusement, si tu kiffes pas, reunoi, garde tes distances. Mes pensées, celles d’un Lunatic, rien n’a changé. Au microphone Booba - Ali, c’est toujours danger. Laisser la rivalité déçue, stupide, mon hip-hop n’est pas fait pour stopper. J’aime mes gens du Pont de Sèvres et d’Issy, profite de leur présence car trop vite arrive un décès. Soumis à la vérité, la plus haute autorité, grâce à qui mon cœur bat, me permet d’aimer.
Refrain
L.U.N.A.T.I.C. 