Vous ne pouvez pas savoir combien ça me fait du bien de vous dire tout ça. Je vous jure que ça me fait plaisir, même si ça ne me redonnera pas les huit mois que j´ai passés en prison." Hier, 10h45. Joint au téléphone, Bernard Tapie s´exprime tantôt calmement, tantôt vigoureusement, mais toujours très correctement.
L´ancien président de l´OM aurait très bien pu repousser d´un "je n´ai rien à dire" cette énième sollicitation médiatique conduisant inévitablement vers Valenciennes et l´affaire VA-OM. Pas cette fois. "BT" accepte de refaire un tour dans le passé. "J´y pense toujours, commence-t-il à confier. Pour moi, cette affaire sera terminée le jour où Jean-Pierre Bernès voudra bien dire ce qui s´est vraiment passé en mai 1993. Aujourd´hui, je ne lui en veux pas plus que ça, alors que nous étions tellement proches à l´époque. C´est la vie. D´ailleurs, j´ai un de mes meilleurs amis, que je soutiens politiquement (Jean-Louis Borloo, ndlr), qui sait parfaitement lui aussi ce qui s´est réellement passé, mais il n´a jamais eu l´envie de le dire. Je ne lui ai de toute façon jamais demandé. J´espère simplement qu´il le fera, un jour. Si l´une de ces deux personnes parlait, je considérerais que le dossier VA-OM est bouclé pour moi."
Parler. Bernès l´a fait, entre 1993 et le procès deux ans plus tard. Avec l´affaire, les ponts se sont naturellement rompus. Tapie dit aujourd´hui ne plus avoir aucun rapport avec son ancien directeur général à l´OM. Mais il aime à préciser: "Jean-Pierre a eu une attitude qui m´a touché lors du procès avec Eydelie (procès en diffamation en février dernier, ndlr).
L´avocat du joueur lui avait demandé de témoigner afin de m´enfoncer. Eh bien, Jean-Pierre a préféré envoyer une lettre dans laquelle il assurait que tout ce qu´avait pu dire Eydelie était faux et que si l´OM avait remporté la Ligue des champions en 1993, c´est parce qu´il était tout simplement le plus fort. Son comportement est à souligner. Je suis certain qu´au moment de l´affaire, la pression était trop forte sur lui."
L´affaire. Tapie en parle, mais sans vouloir s´y appesantir non plus. "Je ne veux absolument pas mettre de l´huile sur le feu, insiste-t-il. Il y a eu un procès, j´ai été jugé et condamné. Pas la peine d´y revenir même si tout le monde sait pertinemment que cela ne fut pas aussi simple que ce que l´on a bien voulu dire." "Car, franchement, relève-t-il, avec le recul, est-ce que l´intelligence ne suffit pas pour se faire une idée définitive ? Qui peut croire qu´un mec comme Robert (joueur de VA) reçoit de l´argent comme ça et qu´il ne trouve rien d´autre à faire que de l´enterrer dans le jardin de sa tante? Qui peut croire aussi qu´on ait eu besoin d´acheter Glassmann pour empêcher des gars comme Boksic et Völler de marquer? Mais c´est à mourir de rire! Tout ça ne tient pas debout!"
L´implication directe de Bernard Tapie également à en croire l´intéressé. "L´entreprise de la justice était simple: il fallait flinguer Tapie, voilà tout. Ce qui est fort, c´est que l´on a recommencé la même opération quinze ans plus tard avec le procès Tuzzio. Là, c´est pareil, alors que je n´étais à Marseille qu´un jour par semaine au moment des faits (en 2001), c´est moi qui avais tout manigancé. C´est comme ça. Quand on remet une enveloppe à un joueur adverse, quand un mec a une piqûre dans le cul à Roubaix, quand on signe un contrat bidon, c´est forcément moi! Je suis toujours le vilain petit canard en fait."
"Lors du procès Tuzzio, développe-t-il encore, Me Dupont-Moretti, avocat de Pierre Dubiton, a tenté le même coup: "Nous n´y sommes pour rien, c´est Tapie!". Or,ce qui avait marché en 1995 ne fonctionne plus aujourd´hui. Avant, il suffisait d´appliquer le principe "Accusez Tapie, vous n´aurez rien" pour que ça passe. Mais à cette époque, la justice était trop peureuse pour aller au-delà de ça. Ils´agissait, en fait, d´éliminer un Tapie symbole de réussite financière, sportive et politique (il fut ministre de la Ville). Or, désormais, cela n´intéresse personne d´avoir la peau d´un commissaire qui passe à la télé."
vs lavez lu ou pas ?
nempeche il a raison,c bizarre kon ait payé 2 joueur pr empecher des joueur tel ke boskic ou voller de marké ou la meilleure ekip deurope prendre 1 point chez une ekip pitoyable